J'avais adoré "Abraxas" en 1970, "Caravanserai" en 1972, "Borboletta" en 1974, puis je l'avais un peu perdu de vue jusqu'à "Supernatural" qui, bien qu'ayant eu un succès monstre de par le monde avec 9 Grammy Awards, m'avait un peu déçu.
Récemment, une bonne âme me dit "toi qui aime Santana, je te donne ce CD", c'était "All that I am". Sympa, non ?
Ben elle aurait pas dû... je serais resté sur de beaux souvenirs !
D'accord, on retrouve le jeu de guitare particulier de Carlos, sa gamme mineure pentatonique, ses soli blues latinos, quelques belles envolées, mais c'est tout ! Parti le génie, pfuiiitt... sacrifié sur l'autel du soul ? Au profit de quoi ? On se le demande...
"All that I am" est un patchwork de pop, de rap, de variétés latinas quelquefois à peine dignes de devenir le tube de l'été d'une grande chaîne de télé, le tout entremêlé au hasard des compositions. Quelques titres sortent du lot, "Hermes" qui ouvre le bal suivi un ton en dessous de "El fuego", puis faut attendre le 9ième titre, "Trinity" pour retrouver un peu du Santana illuminé d'antan. Soient deux titres et demi au-dessus, le reste à vau l'eau... Shades of Time...! Snif!