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Allers-retours : Paris-New York, un itinéraire politique Broché – 5 avril 2007


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Extrait

Extrait de la préface :

C'est à la fin de mon séjour d'un an à Paris, en 2003, que l'idée de ce livre m'est venue. J'avais déjà écrit en 2000 une sorte d'autobiographie professionnelle, L'Édition sans éditeurs, qui évoquait mon rôle d'éditeur et les changements que celui-ci avait subis, tout comme l'édition dans son ensemble. Mais cette année à Paris m'a fait comprendre qu'il y avait davantage à en dire. En effet, j'avais évité jusque-là d'aborder certains sujets, parce que je ne voulais rien écrire de trop personnel, mais aussi parce que j'avais occulté beaucoup d'aspects de mon histoire mouvementée, et enfin parce que j'avais atteint l'âge où, souvent, nous regardons en arrière pour nous rendre compte de tout ce que nous avons laissé dans le flou. J'ai ainsi découvert que j'en savais beaucoup trop peu sur mes parents, que je ne leur avais pas posé les questions essentielles étant jeune, et qu'il était désormais trop tard pour le faire.
Je l'ai compris petit à petit et de manière indirecte d'abord. Tout a commencé quand j'ai travaillé à la préparation d'une édition de la correspondance entre mon père Jacques Schiffrin et son grand ami André Gide, laquelle s'étend sur des décennies. Ils s'étaient connus en France dans les années vingt - très tôt dans la carrière d'éditeur de mon père - et avaient travaillé ensemble jusqu'à la mort de celui-ci, en 1950. Je savais combien cette amitié avait compté pour mon père, mais c'était la première fois que j'avais la totalité de leur abondante correspondance sous les yeux. Je connaissais beaucoup de lettres de Gide. Mon père les conservait soigneusement, mais je n'avais jamais lu ses réponses et j'ignorais qu'elles se trouvaient dans des archives à Paris, jusqu'à ce qu'Alban Cerisier, archiviste des éditions Gallimard où mon père avait travaillé, me propose de publier la correspondance complète.
Les nombreuses lettres de mon père ont été pour moi un choc brutal. Je savais qu'il avait été très malheureux de quitter la France en 1941, mais il m'avait caché à quel point il l'était aussi à New York. Je me souvenais de lui comme d'un père affectueux et protecteur, absorbé par son travail malgré sa grave maladie. (Il souffrait d'emphysème. En Amérique, il était de plus en plus essoufflé et à bout de forces.) Il était parvenu à me cacher ses soucis financiers et sa peine de ne pas pouvoir rentrer en France. Cependant, il en avait abondamment parlé dans ses lettres à Gide. J'ai été étonné non seulement de la profondeur de son chagrin, mais aussi de ne l'avoir jamais soupçonné. Mon innocence d'enfant avait été infiniment plus grande que je ne l'aurais jamais cru possible.

Revue de presse

Les mémoires d'un éditeur ressemblent aux explications d'un metteur en scène quand, rideau tombé, celui-ci apparaît pour expliquer l'envers du spectacle. C'est passionnant sa vie est une aventure pleine d'action, de rebonds et de discrétion et décevant l'éditeur, si grand soit-il, dépose son originalité dans ses écrivains, si petits soient-ils. Les mémoires du Franco-Américain André Schiffrin, pont éditorial entre l'Europe et les Etats-Unis, sont ainsi : l'énergie et l'originalité sont partout ; l'autosatisfaction les suit...
La description de l'Amérique d'après-guerre est, avec celle des parents et de la fuite, la meilleure partie du livre : tout vibre dans la sensibilité d'un oeil jeune...
Un autre bonheur du livre est la description des études à Cambridge dans les années 50...
A Cambridge, ce qui comptait était justement ce que nous avions pour rien.» Ce pourrait être la morale du livre : le travail, c'est la santé si c'est la liberté produite, vécue et entretenue. Sinon, ça ne vaut rien. (Philippe Lançon - Libération du 12 avril 2007 )

De son enfance lettrée à ses combats d'aujourd'hui, le plus français des éditeurs américains se raconte. Passionnant...
Pour en avoir été la victime, André Schiffrin revient ici sur l'évolution mondiale d'un métier dont il a diagnostiqué le mal irréversible, en 1999, dans «l'Edition sans éditeurs». Il décrit l'application de l'impérative loi de la rentabilité, la formation de conglomérats alliés à des groupes de presse, l'entrée officielle de l'édition dans l'industrie du divertissement, la fin de l'époque où «l'on pouvait éditer des ouvrages auxquels on croyait, mais dont les ventes étaient loin d'être assurées» et la mort du principe en vertu duquel les best-sellers permettent de financer les oeuvres pour lesquelles seul le temps travaille. De son père il avait reçu en héritage la conviction que l'argent sert à fabriquer de beaux livres et à propager de grandes idées, il découvrait soudain que, dans la City globale où nous vivons, l'argent sert désormais à produire de l'argent et, accessoirement, à écraser les faibles. (Jérôme Garcin - Le Nouvel Observateur du 26 avril 2007 )

Clarté dans l'enchaînement du récit, très belle qualité des évocations et des portraits (le père notamment, magnifique figure d'intellectuel européen non conformiste de l'entre-deux-guerres), mélancolie discrète et très émouvante : la dimension littéraire de ce pudique bildungsroman est évidente et bien plus qu'attachante. Le livre est passionnant aussi en ce qu'il s'attache à retracer, via les engagements de Schiffrin, la vie politique américaine des années 50 et 60 de l'immédiat après-guerre jusqu'au succès du mouvement pour les droits civiques - un temps de nous méconnu, où le paysage ne se limitait pas au seul face-à-face entre républicains et démocrates, où le débat idéologique s'offrait bien d'autres pistes de réflexion que le seul et triomphant libéralisme. Cela avant que le maccarthysme ne vienne y imposer durablement sa chape de plomb. (Nathalie Crom - Télérama du 2 mai 2007 )

Quel serait l'équivalent français ? Les Américains, eux, appellent cela "memoir" ("literary and political memoir"), c'est-à-dire, en somme, le récit sensible d'une trajectoire à la fois personnelle et publique où s'entrelacent la vie des idées et la politique. Avant sa mort début avril, l'écrivain Kurt Vonnegut avait résolu la question : pour lui, ce livre d'un Américain à Paris ou d'un Parisien à New York était, disait-il, "une mise à jour mélancolique de La Démocratie en Amérique". C'est en tout cas une lecture fascinante d'un demi-siècle d'histoire aux Etats-Unis...
Au moment où l'amitié franco-américaine revient à la mode comme synonyme de connivence des droites et du marché concurrentiel, il est stimulant de trouver ici d'autres résonances entre les deux pays, des correspondances intellectuelles, culturelles ou sociales, échos d'une certaine "subversivité" au service d'un idéal. (Florence Noiville - Le Monde du 11 mai 2007 )


Détails sur le produit

  • Broché: 284 pages
  • Editeur : Liana Levi (5 avril 2007)
  • Collection : ESSAIS
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2867464471
  • ISBN-13: 978-2867464478
  • Dimensions du produit: 21 x 2 x 14 cm
  • Moyenne des commentaires client : 5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (1 commentaire client)
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile  Par Mr. Michel Volle le 28 mai 2007
Format: Broché
Si vous vous intéressez aux relations entre la France et les Etats-Unis, à l'opposition entre socialisme et libéralisme, aux effets du McCarthysme, au rôle de la presse et de l'édition dans le débat d'idées, à la façon dont on peut organiser une université, au conflit entre les entrepreneurs et des prédateurs déguisés en financiers, au destin des familles juives que le nazisme a chassées d'Europe, vous trouverez votre miel dans ce livre finement pensé et rédigé avec une louable simplicité.

Modeste et généreux, Schiffrin offre un témoignage précieux à ceux qui sauront le lire attentivement.
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