L'un des meilleurs livres antimilitariste qui est été publié. L'histoire de ce garçon de quatorze ans placé contre son gré dans une instititution dont il rejette tous les préceptes est pathétique est impécablement dénonciatrice. Lui qui déteste les armes et l'uniforme, condamne toutes les guerres, va devoir subir les brimades et les violences de personnes voulant anéantir ce qui est en lui. Et son père, connard invétéré (Il frappera d'ailleur son fils quand ce dernier lui demandera de quitter l'armée), ne jurant que part le patriotisme, s'immobilisant à chaques retentissement de "la marseillaise", chant raciste et sanguinaire. Sa connerie cimenté jusqu'au pied le poursuivra hélas jusqu'au bout ou sur le cerceuil de son rejeton mort sous les bombes, il n'exprimera que le regret de la carrière de soldat qu'il aurait pu avoir. Le livre relate aussi d'une manière objective et explicite certaines dérives de l'armée et des réactions qui ne sont pas du tout à énoblir. Par exemple, le passage ou un des enfants de troupe est obligé par un instructeur de faire l'équilibriste sur une poutre alors qu'il a le vertige. Il va se tuer, avant que le fautif ne soit protégé et couvert par ses suppérieurs qui vont masquer le très grave incident provoqué en simple accident. Celui aussi ou un officier prend un plaisir jouissif à visionner des scènes de guerres abjectes et meurtrières, d'un film pas digne d'être nommé. Un autre ou le garçon est frappé par un autre officier pour avoir (superbement) proféré une théorie pacifiste. Celui pour finir ou ce même garçon va être pousser à se défénestrer ne supportant plus d'être constamment rabaisser. La encore le drame va être déguiser. En tous cas, l'auteur nous délivre la un témoignage lucide et intelligent, mais en gommant remarquablement tous les poncifs de l'antimilitarisme bête et primaire. Par exemple, le chapitre ou l'un des supérieurs comprend le refus du jeune forcé à tuer autrui, mais qui lui demande comment il réagira s'il est mis en joue par un autre soldat. Ce même officier essayera d'ailleur de convaicre ses collègues que ce garçon n'est absolument pas fait pour ce genre de métier. Le bouquin devrait être mis entre toutes les mains. Notamment dans celle d'un certain Marcel Bigeard (Maintenant, il est trop tard !) Avec son coté militaire "jusqu'au slip", lui qui portait fièrement les armes (moi, j'en aurais eu honte!) et qui condamnait la fin du service militaire obligatoire (ou l'on apprenait entre autre "l'art" de tuer les gens !), aurait il enfin compris que l'armée peut fortement éprouvé et même traumatiser certaines ames éprouvants un dégoût absolu pour tout ce qui a trais aux armes ? De toutes façon, à part les ultras nationalistes et les tous aussi ultras patriotiques (Toutes ces convictions pour moi c'est de la saloperie !), ces écris ne manquerons pas de susciter, je serais près à le parier de saines réactions d'un maximum de monde. Et ce n'est pas pour rien que son adaptation cinématographique par l'excellent Yves Boisset a été interdite de diffusion dans les casernes au momment de sa sortie. On tien donc la un objet hautement recommandé !