1989. Le mouvement Death Metal explose aux Etats-Unis grâce notamment au groupe Death (le père fondateur), à Obituary et Morbid Angel. Morbid Angel qui sort ici son premier album. Et quel album! Tous les grands "classiques" du groupe s'y trouvent ("maze of torment", "blasphemy", "suffocation", "chapel of ghouls"...) En fait, on pourrait citer tous les titres.
L'album est baptisé "Altars of Madness" (qui commence par un A) car chaque album du groupe, chronologiquement, commence par la lettre suivante de l'alphabet: B pour "blessed are the sick", C pour "covenant", etc... On en est à H ("heretic").
Le groupe est composé d'une véritable équipe de "tueurs" : Trey Azagthoth à la guitare est un sacré technicien (bonjour les soli ultra-speed!), l'autre guitariste (Richard Brunelle) n'est pas en reste, Pete Sandoval est sans doute l'un des meilleurs batteurs du style et David Vincent, le bassiste/chanteur, est impressionnant.
Contrairement à Obituary qui joue sur la lourdeur des atmosphères, Morbid Angel joue sur la rapidité des morceaux. Et contrairement à Death et Obituary qui ont des textes d'inspiration "gore", Morbid Angel puise son inspiration dans le satanisme.
C'est, pour moi, le meilleur album du groupe avec le suivant "blessed are the sick" et l'un des tout meilleurs albums de Death Metal. Un album que l'on peut qualifier de culte et qui a inspiré plus d'un groupe.