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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Un enregistrement pionnier,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Amadigi Di Gaula (CD)
Amadigi est l'un des premiers grands succès du jeune Haendel à l'opéra : la musique est riche et les affetti du drame sont variés. Dans le rôle-titre, Nathalie Stützmann faisait ses débuts remarqués de vraie contralto, avec un rien de virilité dans le timbre très adéquat. A ses côtés, la soprano expérimentée Jennifer Smith avait encore la voix jeune qui convient à Orianna, même si on n'est pas obligé d'être séduit par son timbre assez particulier. En Dardano, on aime retrouver la voix suave de la contralto Bernarda Fink, mais on est un peu déçu par son manque d'engagement et on se demande si ce rôle de "méchant" lui convenait vraiment. Le point faible de la distribution est le rôle essentiel de la magicienne Mélissa, confiée à la voix de soprano très fatiguée d'Eiddwen Harrhy, qui semble se dégrader de plus en plus au fil des trois actes, bien que l'enregistrement soit en studio : dans le fameux "Ah! Spietato !", on fera mieux d'écouter Sandrine Piau, dirigée en 2004 par Christophe Rousset... La direction de Minkowski est, comme toujours, nerveuse et volontiers rapide, mais pourtant curieusement froide et extérieure par moments. Dans le merveilleux "Pena Tiranna", il déséquilibre les instruments solistes au profit de son cher basson, ce qui est dommage pour le hautbois : on lui préférera Rinaldo Alessandrini en 2008 avec Sara Mingardo, autrement émouvante que Barbara Fink en l'occurrence.Au total un bon enregistrement, qui a fait date en 1989, et qui n'a toujours pas de rival. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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