Fellini aborde les souvenirs d'enfance. On retrouve dans ce film les thèmes chers au maestro.
Les femmes, la famille, l'église.
Les ombres de Rimini et des « Vitelloni » ne sont pas très éloignées. Mais le rire et l'humour sont beaucoup plus présents.
Le mode narratif du film est aussi très original. Un personnage choisi -professeur d'histoire au lycée - cité en devisant avec le spectateur : il nous présente les hauts lieux de la ville et une galerie de personnages, devenus mythiques : Gradisca, Bichin, la marchande de tabac...
La maturité pousse Fellini à s'interroger sur la vieillesse et la mort. Ces questionnements se font avec beaucoup de poésie, au travers de l'aïeul.
Le film se déroule sous l'ère fasciste qui est traitée avec une emphase dérisoire et drôle.
Les plaisanteries de potaches et les scènes avec l'oncle dément, demeurent des scènes d'anthologie.
Un « Fellini » émouvant, en demi-teinte, loin des fresques lyriques de « Roma » ou du « Satyricon », un aparté dans la filmographie du maestro.