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Comme Nirvana, Offspring fait partie de ces groupes à l'éthique irréprochable qui ont connu une fulgurante ascension au box office. À l'origine, Offspring est un groupe issu de la banlieue de Los Angeles influencé par le punk (ils ont d'ailleurs travaillé avec le producteur des Dead Kennedys, le groupe mythique de Jello Biaffra) qui a signé un contrat avec un des labels clés de la scène indépendante américaine, Epitaph. Pour cette écurie, ils ne gravent que deux disques au début des années 90 (
Ignition et
Smash) qui se vendent si bien qu'ils participent à la B.O. de "Batman Forever" avant d'être repérés par Sony.
Ixnay On The Hombre et
Americana sortent à la fin des 90's, ce dernier réussissant bon an mal an à rester fidèle à l'essence des racines du groupe : ce mélange d'esprit punk aux envolées harcdores sensibles à l'influence du rap. Un cocktail plein de dynamite ayant encore de quoi surprendre.
--Hervé Comte
Critique
Avec
Americana, Offspring atteint le sommet de sa popularité auprès du grand public américain.
Le groupe fait ici preuve de variété dans les mélodies et les orchestrations, affinant son métissage de pop, punk et metal. Une nouvelle fois, Dexter Holland s’y montre un auteur doué, sautant avec aisance d’une satire pleine d’allant (le tube
« Pretty Fly (For a White Guy) », moquant certains fans de hip-hop) ou de cynisme (le deuxième extrait
« Why Don’t You Get a Job? », soit « Pourquoi ne te trouves-tu pas un boulot ? ») à une chronique plus dramatique ou désabusée (le troisième single
« The Kids Aren’t Alright », évoquant les vies brisées de camarades d’enfance ayant mal tourné).
Mention spéciale à la drolatique reprise « mariachi » de
« Pretty Fly » en conclusion du disque. Plus gros succès commercial du groupe après
Smash,
Americana est certainement plus « pop » et donc accessible ; il n'en est pas moins un album solide et plaisant.
Mikaël Faujour - Copyright 2012 Music Story