Présentation de l'éditeur
Avec les trois longues nouvelles qui composent ce recueil, Stefan Zweig nous plonge dans l'enfer de la passion, " l'enfer au fond duquel se tord, brûlé, mais éclairé par les flammes de l'abîme, l'être essentiel, la vie cachée ", écrivait Romain Rolland dans sa préface enthousiaste à la première édition française.
Dans " Amok ", peut-être la plus célèbre des trois, un jeune médecin raconte comment, dans la jungle malaise, sa vie a basculé en quelques instants, comment une jeune femme jusque-là inconnue a déchaîné en lui l'amour et la folie.
" Lettre d'une inconnue ", un des textes les plus déchirants qui soient, souvent adapté au théâtre, est la confession, à la veille de sa mort, d'une femme à un homme qu'elle a aimé toute sa vie et qui ne l'a jamais vraiment " vue ", jamais vraiment regardée.
" La ruelle au clair de lune " nous entraîne jusqu'au plus profond de l'humiliation où la passion - toujours elle - peut parfois faire tomber l'être humain.
Description
Anaïs Nin ne pensait pas devoir jamais sa célébrité à son extraordinaire Journal : celui©ci devait simplement l'aider, selon elle, à prendre conscience de ce qu'elle voulait être, de ce qu'elle était et de ce qu'elle souhaitait devenir : un écrivain reconnu avec une oeuvre véritable, entre autres, une série de romans dont le titre serait Les Cités intérieures, celles qui se situent au©delà des apparences, de l'autre côté du miroir. C'est le premier de ces cinq romans publiés entre 1946 et 1961, que nous offrons ici à la curiosité du lecteur. On y découvre Lillian, Djuna et Sabina, trois amies inséparables, reflets de l'auteur, et que l'on retrouvera dans les récits suivants. Anaïs tente, dit©elle, de traiter à travers ses héroïnes, des négations, du dédale et de la complexité de la nature féminine. Elle rejette déjà le mariage et la maternité et s'aventure dans les méandres du désir, de la passion amoureuse, et de la tendresse aussi, sans pour autant être jamais satisfaite... " Ses livres sont irisés et d'un fil tissé très fin " disait Laurence Durrell qui ajoutait à propos de l'oeuvre de son amie Anaïs : " il faudrait pouvoir la lire comme on lit Sylvie de Gérard de Nerval... "
--Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.