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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un régal,
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Amor : airs d'opéra et Lieder de Richard Strauss (CD)
Strauss est un immense compositeur, Nathalie Dessay une immense cantatrice et Pappano un immense chef.Le résultat est un vrai régal. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un album attachant,
Par Savinien (Liège, Belgique) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (TOP 10 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Amor : airs d'opéra et Lieder de Richard Strauss (CD)
Natalie Dessay s'est déjà fait connaître sur les grandes scènes lyriques dans les rôles straussiens, asseyant son statut de star entre New-York, Paris, Vienne et Salzbourg. C'est donc artistiquement (et commercialement) une continuité que de nous proposer un disque consacré au grand compositeur munichois, à travers un panel des emplois straussiens évoqués par le lied autant que l'opéra.On la retrouve ici en Zerbinetta, qui nous rappelle toutes les qualités de la française dans ce rôle vocalement sidérant : voix légère, souple et agile, à la virtuosité remarquable, aux aigus lumineux et aux suraigus rares. Bref, la Zerbinetta (quasi) parfaite, ce que finalement bien peu de cantatrice peuvent revendiquer. Avec l'extrait du Prologue, Dessay nous propose aussi l'autre façette du rôle, plus sensible, plus tendre. Elle s'associe pour l'occasion avec une Sophie Koch alliant puissance et engagement dans un timbre de velours, un Komponist jeune mais superbe qui s'inscrit dans les meilleures disponibles de nos jours. Felicity Lott complète pour quelques répliques le tableau en Primadonna exemplaire. C'est en rôle titre que l'on retrouve Felicity Lott dans le duo du premier acte d'Arabella, où elle vole la vedette à la Zdenka sensible de Natalie Dessay, par sa tenue vocale remarquable tant que par son timbre idéalement velouté, et par sa réelle appropriation du rôle. Un trop court (mais magnifique) extrait qui nous fait regretter que la soprano anglaise n'ait pas représenté le rôle au disque ou à la scène. Dans Le Chevalier à la Rose, Lott retrouve en la Maréchale un de ses grands emplois, incarnant à merveille le profil du rôle tel que résumé par André Tubeuf : « le moindre son doit procéder à la fois d'une qualité de chair et d'une qualité d'âme »; dont acte. Avec la Sophie tout en charme et en sincérité de Dessay, le trio féminin est complété par Angelika Kirchschlager, la mezzo-soprano autrichienne reconnue aujourd'hui comme l'interprète idéale de cet Oktavian un peu gauche mais tellement empreint d'humanité. L'album nous propose également les Brantano-Lieder op.68, ou plus exactement 4 des 6 lieders du cycle. Natalie Dessay y insuffle une bonne dose de mélancolie, s'y montrant parfaitement lyrique, pleine d'aplomb et de délicatesse, et toujours avec cette grande intelligence du texte. Même si l'on peut déplorer parfois quelques excès d'intention, ces Brantano sont superbes, et font en fait surtout regretter que le cycle ne soit pas complet ! A la tête de l'Orchestre du Royal Opera House de Covent Garden, Antonio Pappano joue à fond la carte de la pâte sonore plus que de la profondeur stylistique, distillant le magnifique en oblitérant le magique. Evidemment, avec cet amphitryon des couleurs orchestrales que fut le grand Richard, il a sous la baguette une matière faite d'or et d'argent qui ne peut que briller de mille feux. Avec ces rôles straussiens, Natalie Dessay affiche de grandes qualités textuelles alliées à une féminité vocale irradiante (que l'on retrouve ici aussi chez Lott), une palette de couleurs somptueuse, une grâce indéniable, une tenue de chant et une qualité de son remarquables. On notera toutefois quelques duretés dans la voix, ou encore un certain manque de retenue par moment (certains forte trop ostensiblement appuyés). On regrettera aussi le manque de cette si difficile désincarnation du chant qui fait les grandes références de Strauss. Si c'est être évidemment très exigent que de réclamer cette qualité si rare, c'est peut-être parce qu'avec toutes les qualités regroupées dans cet album on se trouve quelque peu frustré qu'il manque si peu - et pourtant tellement - pour en faire un vrai grand disque straussien de référence. Quoiqu'il en soit, nonobstant une certaine dimension mercantile (lisez en cela la notice ouvertement partisane qui l'accompagne), voici un album attachant, dans lequel transparaît le plaisir du chant de ses interprètes, certes parsemé de certains défauts mais nous proposant aussi des moments superbes, avec une opulente Natalie Dessay et la participation de quelques-unes des meilleures straussiennes du moment. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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