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Amuleto Broché – 29 mai 2008


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Extrait

ÇA VA ÊTRE une histoire de terreur. Ça va être une histoire policière, un récit de série noire, et d'effroi. Mais ça n'en aura pas l'air. Ça n'en aura pas l'air parce que c'est moi qui raconterai. C'est moi qui parlerai et, à cause de cela, ça n'en aura pas l'air. Mais au fond, c'est l'histoire d'un crime atroce.
Je suis l'amie de tous les Mexicains. Je pourrais déclarer : je suis la mère de la poésie mexicaine, mais c'est mieux que je ne le dise pas. Je connais tous les poètes et tous les poètes me connaissent. Je pourrais donc le dire. Je pourrais affirmer : je suis la mère et il y a un foutu zéphyr qui court depuis des siècles, mais c'est mieux que je ne le dise pas. Je pourrais dire, par exemple : j'ai connu Arturito Belano quand il avait dix-sept ans et c'était un enfant timide qui écrivait du théâtre et de la poésie et qui ne savait pas boire, mais ce serait d'une certaine manière une redondance et on m'a enseigné (on m'a appris avec un fouet, avec une baguette en fer) que les redondances sont de trop et qu'il faut s'en tenir à l'argument.
Ce que je peux dire, c'est mon nom.
Je m'appelle Auxilio Lacouture et je suis uruguayenne de Montevideo, même si, quand les crus me montent à la tête, les crus de l'étrangeté, je dis que je suis charrúa, ce qui revient au même, quoique ce ne soit pas la même chose, et que cela confonde les Mexicains, donc tous les Latino-Américains.
Mais ce qui importe, c'est qu'un jour je suis arrivée à Mexico sans savoir vraiment pourquoi, ni dans quel but, ni comment, ni quand.
Je suis arrivée à Mexico Distrito Federal en 1967, ou peut-être en 1965 ou 1962. Je ne me souviens déjà plus ni des dates ni de mes pérégrinations, tout ce que je sais, c'est que je suis arrivée au Mexique et que je n'en suis jamais repartie. Voyons voir, que j'essaie de me rappeler. Étirons le temps comme on étire la peau d'une femme inconsciente dans une salle d'opération de chirurgie esthétique. Voyons. Je suis arrivée au Mexique alors que Léon Felipe vivait encore, quel colosse, quelle force de la nature, et Léon Felipe est mort en 1968. Je suis arrivée à Mexico quand Pedro Garfias vivait encore, un si grand homme, si mélancolique, et don Pedro a disparu en 1967, ce qui veut dire qu'il faut que j'y aie été avant 1967. Disons donc que je suis arrivée au Mexique en 1965.

Présentation de l'éditeur

En septembre 1968, pour échapper à la police qui envahit l'université de Mexico, Auxilio Lacouture, Uruguayenne amie des poètes et de la poésie, se cache au qua­trième étage de la faculté de philosophie et lettres et passe treize jours et treize nuits dans les toilettes des femmes. «J'étais à la faculté ce fameux 18 septembre quand l'armée viola l'autonomie de l'université et entra sur le campus pour arrêter ou tuer tout le monde.»
Dans cet isolement, elle raconte son his­toire, dans un vaste récit qui mêle passé et futur, évoquant les jeunes gens qu'elle a connus à l'université - génération bientôt sacrifiée, et les événements de ces années troubles qu'elle a traversées comme une ombre.

Roberto Bolano, poète et romancier chilien (1953-2003) est un des écrivains latino-américains les plus admirés de sa génération. Né à Santiago du Chili, il a fuit son pays en 1974. Il a ensuite beaucoup erré : au Mexique, en France, en Belgique, en Italie, au Portugal, en Suède... avant de s'installer près de Barcelone, avec son épouse catalane et ses enfants. Il a reçu en 1997 le prix le plus important de son pays, le Prix Herralde en 1998 et le Prix Romulo Gallegos, le plus prestigieux d'Amérique latine, en 1999. La plupart de ses ouvrages sont traduits aux Editions Christian Bourgois.

Traduit de l'espagnol (Chili) par Emile et Nicole Martel



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