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C'était il y a déjà plus d'une dizaine d'années. La grande période de Label Bleu. Le jazz français, toujours bien vivant, trouvait un de ses havres discographiques chez cet éditeur né dans la Maison de la culture d'Amiens. Le jazz se porte aujourd'hui sans doute aussi bien qu'hier en France, et il existe une myriade de petites et moyennes maisons qui font de l'excellent travail, mais l'on ne peut que regretter le signe de qualité que représentait globalement un éditeur tel que Label Bleu.

Au sein de cette maison, ont trouvé à s'épanouir vieux briscards et jeunes mousses, dans un brassage de nationalités réjouissant. Parmi les vieux loups de mer, un de nos jazzmen rusé et avisé comme un Breton mâtiné de Sioux: le contrebassiste Henri Texier. Déjà fort de multiples expériences françaises, transatlantiques et africaines, cet Indien du monde entier a su s'entourer de musiciens de terroirs différents pour créer une musique métissée, mosaïque.

La force de la musique que Texier créait alors avec l'Azur Quartet, dans An Indian's week (1993), devenu Azur Quintet avec Mosaic Man (1998), c'est qu'elle émanait d'un groupe de musiciens qui apportait chacun un terroir tout en étant de partout - donc de la musique, du jazz: ouverts à tous les vents et les yeux fixés sur l'horizon plutôt que sur un quelconque enclos. Rappelons qu'au quartet initial, composé outre Texier de Bojan Zulfikarpasic au piano, Glenn Ferris au trombone, Tony Rabeson à la batterie, viendra se greffer le fiston Sébastien Texier au sax alto et à la clarinette. "Mosaic music played by mosaic players", tel pourrait être le titre ou le slogan de ces albums, qui ne pourraient pas une seule seconde être épinglés avec le terme atroce de "crossover". Dieu merci, la musique qu'ils jouaient se nourrissait des terroirs autant que des voyages de ces messieurs, des paysages traversés et des humains rencontrés, d'où qu'ils soient.

Bien sûr, il y a des tropismes, des souvenirs musicaux - les Balkans dans le piano de Bojan Z, l'Afrique pour tous ceux qui la connaissent ou l'évoquent - des rêves d'ailleurs. Titres magnifiques, de "Laguna Veneta" ou "Amazone Blues" dans An Indian's Week, à "Cap Espérance" dans Mosaic Man. La musique, loin du pot-pourri d'influences musicales, est une merveille de jazz mélodique qui ne ne se refuse aucune référence, aucune ambiance, de la plus raffinée - l'introduction de "Laguna Laïta", moment en apesanteur - à la plus expressive - les barrissements de Ferris dans "Don't Buy Ivory, Anymore". Pas vraiment de débordements ici, mais un jeu de haute volée qui n'a pour règle que l'instant partagé.

Pour les avoir entendus plusieurs fois en club, où c'est encore plus évident que dans les disques, aussi réussis soient-ils, je peux assurer que cette rythmique avait une entente absolument exceptionnelle, Bojan Z faisant partie de ces pivots à l'écoute aussi infaillible que sa personnalité est grande dans ses chorus. Glenn Ferris était, à l'époque en tout cas - je ne l'ai pas entendu depuis longtemps - un showman aussi délectable que sa puissance et sa précision étaient redoutables. Quant à Sébastien Texier, d'aucuns le trouvaient un peu vert, et même si l'on sentait démesurément ses influences, c'était un bonheur de le voir mûrir au soleil de ses compagnons.

An Indian's Week, album qui pourrait être hétéroclite, est d'une telle unité qu'il reste généralement le préféré de ceux qui aiment Henri Texier. C'est également mon cas, mais je dois ajouter que Mosaic Man me plaît presque autant. Précision peut-être sans importance, mais je le dis tout de même: il fait partie de mes disques remonte-moral, et fait son office à tous les coups. Dans les deux disques, les compositions des protagonistes sont d'un très haut niveau, et les mélodies font partie de celles qui restent en tête (pour le meilleur...). Quant à l'unique emprunt, il me ravit: "Togo" est un merveilleux thème d'Ed Blackwell, qui clôt l'album avec panache.

Aucune hésitation: ne surtout pas choisir et se régaler des deux. Le disque suivant, String's Spirit, me semble nettement plus dispensable - encore un disque partiellement gâché par l'adjonction de cordes, malheureusement. Texier est depuis parti vers d'autres aventures, a formé d'autres groupes. On garde une forte nostalgie pour celui-là, sans doute pour les moments magiques qu'il nous a fait vivre à plusieurs reprises. Il ne nous reste plus que les disques, mais ce sont des réussites et c'est toujours ça de pris.

Pour le reste... Cap espérance!
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6 sur 6 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 3 juin 2002
Une fresque musicale qui va vous faire rêver. Vous allez en prendre plein les oreilles avec des thèmes musicaux de toute beauté. Texier et sa bande(Sclavis, Portal et Zulfikarpasic) signent ici un petit bijou du jazz francais. Bref, de la poésie, de la tendresse, beaucoup d'originalité... du génie.
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2 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 9 juillet 2011
C'est pour moi le meilleur disque d'Henri Texier, et probablement le disque par lequel commencer pour découvrir son univers. Un jazz marqué de nombreuses influences (africaines, jazz cool, pays de l'est...) et en même temps parfaitement homogène. Génial!
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3 sur 4 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 24 avril 2002
à ranger dans les albums (ou concept-albums)inépuisables comme kind of blue ou what's going on : une semaine dans la vie caractérisée par le contraste - du jeu qui oscille entre détachés cristallins et errances free, des sentiments, entre colère et apaisement, des personnalités, toujours sensibles et pourtant mélées - et finalement par l'équilibre.
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le 27 janvier 2007
Oui, c'est du jazz, mais c'est aussi simplement de la très belle musique. Idéal pour initier les réfractaires au genre.
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le 10 juillet 2014
Cet album est à ce jour mon préféré de H Texier, mélodieux et rythmé, des sons profonds qui vous parlent
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