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13 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Historique...,
Ce commentaire fait référence à cette édition : And The Circus Leaves Town (CD)
Historique, tel est le mot... Après deux premiers albums, Kyuss, combo mythique ayant essuyé les paltes des demi-échecs commerciaux livrait avec cet album la quintessence de ce qui allait devenir le rock stoner pour les critiques avides d'étiquette ? Kesaco, rock stoner. Mélangez : un peu de Black Sabbath, pour la rythmique lourde et quasi hypnotique, un peu de 70s psychédélique et jamais à l'abri d'une expérimentation sonore, la puissance sourde d'un hard rock préhistorique et le sens de la mélodie de Josh Homme, leader de Kyuss avant de prendre en main les Queens of the Stone Age et de gérer les Desert Sessions. Ajoutez y un grain de folie propre au désert californien, à l'ombre de Palm Springs et vous obtiendrez un son inoui, stoner parce que défoncé mais incroyablement musical. Bref, un des albums les plus importants des 10 dernières années, pour la simple et bonne raison qu'il a influencé une grande partie de la scène rock et indé (à commencer par le In Utero de Nirvana, écris sous haute influence des hommes du désert). Kyuss fait partie de ces groupes mythiques, mal connus mais qui, dans l'ombre, ont laissé leur marque sur le rock (voir aussi Nine Inch Nails dans un autre genre). Faites vous plaisir, allez à la source trouver l'origine du Son !!
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
...And The Circus Leaves Town,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : And The Circus Leaves Town (CD)
Une tornade de riffs répétés à l'infini. Voilà ce qu'assène ici Kyuss pour leur dernier, hélas, vrai album. On est loin des longues dérives tectoniques des deux précédents. Tout est plus court, plus concis dans la forme. Plus hypnotique aussi. Mais toujours aussi lourd, gras et sublimement écrasant. En témoigne l'ouverture « Hurricane », l'irrépressible « Gloria Lewis » et son martèlement rythmique, et puis l'énorme charge d'« El Rodeo ». A côtés d'instrumentaux relativement apaisés, pour du Kyuss bien sûr, tel « Phototropic » ou « Jumbo Blip Jumbo », le groupe balance des morceaux rapide, plus métal, où ça grooverait presque sous la chape grâce à la voix, toujours aussi belle, de John Garcia, qui alterne sans effort le rauque et le caressant. Sur « Tangy Sizzle », il semble s'élever, tant bien que mal, au dessus du rouleau compresseur sonore emmené par le nouveau batteur Alfredo Hernandez. Tout cela serait déjà très bien si il n'y a avait pas deux monuments de stoner rock. « One Inch Man », dont l'intensité augmente par couches successives. Et le splendide « Starship Landing », qui porte bien son nom, même si au final tout ça ressemble plus à un décollage. Une collection de riffs monstrueux, en trois parties, chacune reprenant de zéro mais tendant vers le même final, où des soli hallucinés se battent entre eux, soutenus par la fameuse rythmique tellurique, marque de fabrique du groupe et de leur producteur Chris Goss. Un morceau caché, une douce ballade mélancolique met fin au voyage. Moins chaud que ses prédécesseurs, plus sombre aussi peut-être, mais un sommet en tout cas.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
un disque pour les profondeurs eternelles de l'ame métalique,
Par Cyrille Dautel "Weller" (Grenoble, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : And The Circus Leaves Town (CD)
Perdu dans les méandres du mojave, la gorge sèche et les yeux brulés par le soleil et l'air aride, je marche inéxorablement pour éviter de sombrer....Le son de Kyuss (prononcer Kayeusse) prend de l'ampleur sur ce quatrième effort John Garcia, Josh Homme, Nick Olivieiri et Brant Bjork, s'affirment un peu comme des pionniers. Les quatres sont traumatisés par la lourdeur d'un Black Sabbath et gracieusement conquis par les mélopées psychédéliques des Blues Oyster Cult et autres Blue Cheer, puis enfin béni par la subtilité de ne pas gueuler comme des veaux dans leur micro... yeah ces mecs ont la classe! Ils ont su très justement apporté à leur manière un zeste de fraicheur, de nuance et de subtilitée , dans un métal qui en avait bien besoin, de 1990 à 1996 et avec à l'appui quatres gallettes ils s'affirment comme les fers de lance de cette nouvelle scene étiquettée de Stoner métal. Portée à nue par la critique de l'époque leur carrière se ferme sur ce « et le cirque quitte la ville » nom predisposé?! Peut être mais pour moi il reste le meilleur, édité sur la major elektra en l'an de grace1995, il presente une pochette qui échape de visu aux sempiternelles cranes et autre images morbides et grotesque que l'on associe à ce courant musicale... C'est une belle photo, mais pas drole du tout qui presente un village noyé par les eaux... La production lourde et étouffante confère à cette gallette une atmosphère passionante, captivante et claustrophobique presque paranoiaque comme les écrits d'un Kafka, 11 titres qui ne font pas dans la dentelle, fondu dans l'acier et exposé à l'érosion des vents desertiques chargé en sable. Les guitares biscornus et chargées en fuzz serpentent le mur imperméable formé par une section rythmique sans faille, la batterie métronomique calle des breaks toujours dans le ton et la basse hum fait le reste meublant le vide en formant un ecran vaporeux et compact! Le son s'assouplie sur un track qui reste pour moi le chef d'oeuvre de leur carrière, Catamaran hésitant dans sa démarche, frappé par l'ambivalence, lunatique à souhait...Ils nous servent une mélodie evanescente et désolé ponctué par des attaques agressives... Presque du rock, cette pépite ne dure que deux minutes, le temps de nous montrer que le métal peut être chose qu'une expression de rage et de violence, devenir artistique en se montrant sensible et plein de surprise Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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