Andreas Scholl est né à Eltville (Allemagne), sur les bords du Rhin, le 10 novembre 1967.
Issu d'une famille de chanteurs, il rejoint la chorale de Kiedrich à l'âge de sept ans. Remarqué dans La Flûte Enchantée de Mozart, il est choisi pour chanter le solo d'une messe devant le pape Jean-Paul II le 4 janvier 1981 et joue dans Le ... Plus de détails sur la Page Artiste Andreas Scholl
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C'est dans les opéras de Haendel Rodalinda et Jules César que le contre-ténor Andreas Scholl a sans doute obtenu ses meilleurs rôles sur scène, au festival de Glyndebourne ou au Metropolitan Opera de New York.
Ces opéras étant créés pour le contralto et castrat Francesco Bernardi dit Senesino (1685-1759), il était logique que le contre-ténor allemand consacre un opus entier aux principales oeuvres interprétées par son ancien homologue italien.
Accompagné par l'Ensemble Accademia Bizantina placé sous la direction d'Ottavio Dantone, Andreas Scholl déploie tout son art dans les airs de Rodelinda, Jules César ou autres Flavio et Rinaldo de Haendel, mais également dans ceux d'autres compositeurs : Astarto et Elgelberta de Tomaso Albinoni, Antonio Lotti, Alessandro Scarlatti et Nicola Porpora, moins connus mais tout aussi réjouissants.
Les disques portraits consacrés à un compositeur ou à un chanteur se multiplient. Après nous avoir livré en 1999 le sublime "Ombra mai fu" consacré à Haendel, le contre-ténor allemand Andreas Scholl nous livre un superbe portrait du castrat Senesino. Haendel est à l'honneur dans la mesure où Senesino fut son chanteur vedette mais le programme nous prmet d'entendre d'autres compositeurs négligés par la discographie (Albinoni, Lotti, Porpora et Hasse). 1. Andreas Scholl ne possède plus à 38 ans les moyens vocaux qui étaient les siens à l'apogée de sa carrière, entre 1995 et 2002. L'aigu a perdu de sa puissance et le grave s'est accentué. Il s'en tire plutôt bien dans les airs de tendresse grâce à sa technique sans failles et parvient à adapter sa voix à son âge (très belles interprétations de "Cara sposa" de "Rinaldo" et de "Dove sei" de "Rodelinda" ou "Va per le bene il sangue) mais les choses se gâtent dans les airs de vaillance où la voix "décroche", la ligne se brise et l'expression mollit (il est furieusement à la peine dans "Al lampo dell' armi" de "Giulio Cesare"), il a beau y mettre toutes ses tripes, il ne parvient pas à l'emporter sur Jennifer Larmore dans la version Jacobs du même "Giulio Cesare). 2. L'accompagnement musical de l'Accademia Bizantina dirigée par Ottavio Dantone est digne d'éloges, s'adaptant dans presque tous les arias à la voix du chanteur.
ParHERVÉ ThierryCOMMENTATEUR DU HALL D'HONNEURTOP 500 COMMENTATEURS
Format:CD
Une fois n'est pas coutume, lorsque vous aurez acquis ce disque (car vous finirez bien par l'acheter), passez directement à la onzième plage et vous comprendrez pourquoi vous avez bien fait de suivre mes conseils. L'air de Haendel issu de Giulio Cesare « Al lampo dell'armi », vous saute littéralement à la figure. Diantre ! Est-ce bien Andreas Scholl ? Les morceaux s'enchaînent et le même constat prévaut. Et pourtant, c'est bien lui. Sa voix immaculée possède toujours la finesse et la pondération de ses précédents enregistrements, mais cette fois, dans son rôle de Senesino, il se lâche davantage, comme décomplexé (?). Enthousiaste, il dresse un brillant portrait de Francesco Bernardi dit Senesino, qui fut au XVIIIe siècle l'un des plus célèbres castrats qui inspira notamment Lotti, Albinoni, Scarlatti et bien sûr Haendel, sur qui il exerça une véritable fascination. C'est donc à un hommage que nous convie le contre-ténor allemand, soutenu par un ensemble instrumental d'une remarquable efficacité et manifestement investi de la même mission. Soyez certains que commencé par le début ou par la fin, ce disque reviendra se loger souvent dans le tiroir de votre lecteur. De toute façon, l'écoute en boucle vous fera perdre tous vos repères.
La voix d' Andréas scholl est absolument sublime, les mots manquent pour en parler, ce contre-ténor est fabuleux, on parle de lui comme le meilleur, mais comment penser autrement?
Sans évoquer la qualité de ces musiques toutes aussi sublimes... Scholl a raison de dire que les contre-tenors sont les substituts légitimes des castrats, et lui plus que tout autre!...