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5.0 étoiles sur 5
Au coeur de l'Enfer, 7 avril 2004
Un monument ! Ca commence comme un film noir à l'ancienne, bien sombre et bien glauque, une banale enquête d'un pauvre détective privé de seconde zone commandée par un intrigant Louis Cypher qui recherche, pour on ne sait quelle obscure raison, un vieux chanteur de charme... Des lieux plus noirs et humides les uns que les autres, des personnages torturés par de mystérieux secrets, des morts violentes et suspectes et des rites vaudous, le tout agrémenté de flashbacks inquiétants... Petit à petit, Harry Angel tente de recoller les morceaux éparpillés de l'histoire et de la vie de ce Johnny Favorite disparu... Une ambiance envoûtante et moite malgré les ventilateurs omniprésents, une photo irréprochable, des acteurs charismatiques - en particulier Mickey Rourke et Charlotte Rampling - au service d'un suspense diabolique qui vous tient jusqu'au bout du générique de fin et de la descente aux enfers de Harry. Si certaines scènes un peu rudes ne vous font pas peur, ne manquez pas "Angel Heart" !
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9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Enfin!, 11 janvier 2001
"Angel Heart" a enfin droit à une édition DVD zone 2, et c'est une bonne nouvelle! Les informations techniques manquent sur ce disque (Formats, bonus...), mais on ne manquera pas de (re)découvrir un modèle de thriller fantastique qui nous plonge dans les investigations du modeste (forcément modeste) détective privé Harry Angel, à la recherche d'un crooner disparu, pour le compte de son mystérieux client Louis Cypher. Une enquête qui le mènera des ruelles glaciales de Brooklyn, jusqu'aux bas-fonds de la Louisiane, à la rencontre de son propre destin... Mis en scène par Alan Parker, ce film est ainsi l'occasion pour Mickey Rourke, auréolé de gloire ("L'Année du Dragon", "9 semaines 1/2") de se mesurer à un Robert de Niro génialement diabolique. Et à ce titre, toutes leurs scènes communes sont des must! Eteignez les lumières, installez-vous confortablement, appuyez sur "Lecture"... et suivez Harry Angel dans sa descente aux enfers!
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Mickey Rourke, Alan Parker, 5 juillet 2010
En 1955, Le détective Harry Angel se rend dans le quartier de Harlem après qu'un mystérieux personnage lui ai fixé un rendez-vous. En effet, ce dernier désire qu' Harry retrouve la trace d'un certain Johnny Favourite. Du moins aimerait-il savoir s'il est mort ou bien toujours en vie. Le détective accepte de travailler pour cet homme qui se fait appeler Louis Cyphre et qui ne semble pas prêt à donner la moindre explication à Harry concernant les raisons qui le poussent à retrouver l'homme disparu.
L'enquête mène tout d'abord Harry dans un hôpital où a séjourné durant un temps Johnny Favourite. Il y apprend que le disparu a été enlevé par un couple et emmené en Louisiane, à la Nouvelle-Orléans. Harry décide de s'y rendre par un train et va y croiser toute une galerie de personnages qui ont connu Favourite dans le passé.
Avant de partir pour la Louisiane, Harry rencontre Albert Fowler, docteur aujourd'hui dépendant aux drogues dures et qui s'est occupé de Johnny Favourite il y a longtemps. Plus tard, c'est Margaret Krusemark, une jeune et séduisante voyante qui croise sa route. Ainsi qu'Epiphany Proudfoot, qui affirme être la fille du disparu. A leur contact , l'enquête d'Harry progresse mais laisse une marque indélébile puisqu'ils meurent tous dans d'atroces circonstances. Afin de faire parler le docteur qui refuse de lacher la moindre information, Harry l'enferme dans sa chambre, loin des drogues dont il use quotidiennement. Celui-ci, ne résistant pas à l'envie de se "fixer", se suicide à l'aide d'un revolver caché dans une Bible. Margaret Krusemark et Epiphany Proudfoot sont retrouvée sauvagement assassinées. Le musicien et chanteur Toots Sweet, un autre homme qu'Harry a rencontré meurt lui aussi dans d'étranges circonstances, peu de temps après qu'ils se soient disputés. Le plus étrange dans toute cette histoire, c'est qu'Harry fait de curieux rêves. Certains même semblent éveillés. De vieux souvenirs refont surface eux aussi.
Harry va découvrir à ses dépends qu'il a été manipulé. Et ce, depuis le début. Par cet homme étrange qui se fait appeler Louis Cyphre...
Alan Parker est connu pour avoir collectionné les succès: "Fame", "Mississippi Burning", " Les Commitments" et même un certain "Birdy", plus intimiste et introspectif. L'un de ses plus belles oeuvres. L'histoire d'un homme dont le rêve est de voler. "Angel Heart" lui, est un film d'une noirceur stupéfiante. Doté d'une photographie magnifique. A travers cette enquête qui va littéralement mener le détéctive Harry Angel (L'impeccable Mickey Rourke) aux portes de l'enfer (comme le souligne judicieusement le sous-titre français), le spectateur visite le Harlem ainsi que la Louisiane des années cinquante. On sent le cinéaste amoureux de cette époque et de ces lieux chargés d'un passé. Celui de la culture noire. Le gospel et le blues. Les croyances aussi. Souvent obscures comme le vaudoo auquel Harry va être confronté. Alan Parker filme avec brio le pays au c½ur duquel s'enfonce le personnage merveilleusement campé par un Rourke alors au sommet de son art. L'une des plus belles gueules du cinéma américain de l'époque. Avant que l'alcool et la boxe ne provoquent les ravages que l'on sait. Le sang se mêle à une certaine moiteur. Celle du corps, en trance, qui se cambre aux rythmes des tam-tams africains avant d'être entrepris par le fougueux appétit de l'étranger venu enquêter sur la disparition d'un homme. Celle aussi de la peur qui se dessine sur le visage de chacun. Entre celui qui désire ne pas être mêlé à l'affaire et celui dont les croyances sont tellement ancrées en lui que la simple vision d'une patte de poulet le fait fuir. Harlem est sublime.
Même si ses rues demeurent assez sombres. Entre plaques d'égouts dont s'échappent des volutes de fumée et l' asphalte qui suinte une humidité permanente, à l'époque, l'impression de bonheur de vivre de ses habitants se ressent à travers le chant. La louisiane quant à elle semble bien plus chaleureuse. Et pourtant y sévit le vaudou que beaucoup craignent et qui va mettre des batons dans les roues du détective. Là-bas, les gosses ont la culture des claquettes, chantent et jouent comme cela devait sans doute se faire à l'époque. C'est à dire avec trois fois rien. La bande son de Trevor Jones est des plus angoissante. La photographie de Michael Seresin est sublime mais aussi et surtout étouffante et claustrophobique. Les ombres portées sur les murs. les couleurs qui frisent parfois le noir et blanc, etc... Tout est là pour mettre l'ambiance. Noire, désespérée. Que l'interprétation de Mickey Rourke vient sublimé. Proche de la rupture son personnage, décidé et à la fois fragile, dénote autant qu'il se fond dans le paysage. Cette voix douce confrontée à l'horreur des meurtres commis autour d'elle, et cette manière désintéressée de se vêtir et qui colle tant au parcours accompli.
"Angel Heart" est une merveille qui marque les esprits. Comme l'auront sans doute fait des films tels que "L'échelle de Jacob" ou bien "Bad Lieutenant" pour ne citer que ceux-ci.
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