Enfin, le nouvel album de télépopmusik ! Je l'attendais avec beaucoup d'appréhension, parce que sur son album éponyme, le groupe m'avait intrigué, mais il oscillait encore trop entre expérimentation et succès incontestable. Tout le monde se rappelle la pièce 'Breathe' du premier album, mais moi je préfèrais de loin la chanson "Trishika", je la mettais même dans mon TOP 3 des meilleurs chansons à vie ! Angel Milk me faisait donc un peu peur. Allais-je être déçu ? Eh bien, pas vraiment. Sur cet album, c'est "Last Train to Wherever" qui prend la relève. Évidemment, la formule est calquée directement sur la pièce "Trishika", mais à vrai dire, je m'en fous ! J'avais besoin d'une bonne pièce avec un bon groove, et la voilà qui se présente aussi facilement. Sur Angel Milk, elle fait parti de ma chanson favorite, avec sa petit soeur "Hollywood on my toothpaste", deux chansons plutôt rap, les deux seules d'ailleurs. Le reste de l'album oscille entre orchestration grandiose et voix féminines langoureuses. Un petit bémole à propos d'une voix féminine, elle a tendance à être écorchée (elle n'est pas forcée, seulement, le timbre de la voix est ainsi. Pour une pièce Jazz c'est excellent, mais il me semble que cette chanteuse apparaît trop souvent sur l'album). Il y a tout de même plusieurs succès potentiels sur cette galette ; je pense, entre autre, à "Into everything" mais surtout à "Brighton Beach" qui demande: "Why can't you go find yourself ?" d'une manière déchirante. Bref, Télépopmusik ne déçoit pas. Sans être renversant, il propose un album aux sonorités trip-hop, avec un peu moins de groove que sur son dernier, mais étrangement, je préfère celui-ci ! De toute façon, la première chanson est "Don't look back", alors cessons les comparaisons avec leur travail antérieur ! La fin de l'album est plus qu'ennuyante par contre ! Deux minutes après "Another day", la plage "15 minutes" nous laisse amer pendant... 15 minutes de silence ! Dommage, mais bon, on leur pardonne ce petit excès. J'espère fortement les voir en concert, surtout pour observer la façon dont l'électronique se mêlera à la scène. Je vais me réécouter "Last Train to Wherever", une petit perle !