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Commentaires client les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Le songe de Médée est une épure rituelle,
Par Jacques COULARDEAU "A soul doctor, so to say" (OLLIERGUES France) - Voir tous mes commentaires (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Angelin Preljocaj : Le songe de Médée / MC 14/22 : ceci est mon corps (DVD)
Angelin Preljocaj donne ici une vision de Médée qui est une épure et à ce titre peut être un songe ou un rêve. Mais plus encore que de se laisser aller à une dissertation philosophique sur le sujet, il est nécessaire de se laisser prendre par la danse et la musique.La musique est un savant égrenage de notes, sons et bruits qui construisent une forêt sonore autour de ce tronc d'arbre torturé et mort qu'il me plait de voir en olivier séculaire sinon millénaire au centre de la scène. Cet arbre torturé sur lequel le garçon est endormi tandis que la fille se réveille la première au sol quand les seaux galvanisés montent au ciel pour la plupart, sauf un cercle d'entre eux qui construisent une aire de jeu. Le choix d'un garçon et d'une fille est judicieux au niveau d'un ballet car le couple ainsi formé peut aisément jouer, danser sans arrière pensée, un couple enfantin qui est comme un prélude ou un présage d'un couple adulte infernal. La danse simple des enfants est là pour nous charmer de sa lenteur et de sa grâce et le caractère résolument moderne de ces mouvements va permettre l'intégration de Médée à ce couple enfantin sans heurt, et puis celle de ces enfants aux trois adultes ultérieurement de la même façon. La simplicité enfantine devient le reflet de la richesse adulte. Le pas de deux de Jason et Médée n'est qu'enlacements et entrelacements avec parfois quelques effets de miroirs dans le parallélisme des mouvements. Médée s'endort, Jason lui apporte ses enfants et les couvre de son manteau quand Créuse arrive, jeune, très jeune et qui joue de sa grâce infantile pour séduire Jason, les deux dansant comme l'image de l'un et de l'autre dans l'autre et l'un, parallèles, spéculaires, ils se suivent et se ressemblent et parfois se touchent, se frôlent, se prennent pour un instant aussitôt terminé qu'à peine commencé. Jason se laisse prendre à ce jeu comme un chat fasciné par une souris. Et c'est avec Créuse que son visage glabre et un peu émacié d'Homo Sapiens sauvage ressort le mieux. Quand Médée se réveille elle va se rapprocher de ce couple pour former un ménage à trois rude et difficile dans lequel Jason est écartelé entre les deux femmes. Le choix final de Jason qui partira avec Créuse va justifier Médée dans une certaine colère qui va lui faire mettre à mort ses propres enfants. Cette mise à mort est faite avec une telle simplicité et rapidité, sans la moindre violence ou le moindre geste erratique, de telle sorte que l'on peut croire ce qu'en dit Preljocaj que c'est un rituel plus qu'un crime. Il est vrai que ce « rituel » est d'une grande beauté. Mais de ce songe il ressort que l'on peut voir Médée autrement que comme la criminelle que l'on veut si souvent dépeindre. De là à considérer que le songe de Médée (le désir de tuer ses propres enfants) n'est que le revers féminin du complexe d'¼dipe (le désir de tuer son propre père) est fictif car ils ne sont pas parallèle. Ils le seraient si la fille désirait tuer sa mère. Il n'y a pas en toute femme le désir de tuer ses enfants, c'est une généralisation qui n'explique rien, surtout pas le rôle fondamental des femmes dans la survie, le développement et la multiplication de l'espèce humaine. Les femmes portent l'instinct de survie de l'espèce infiniment plus que les hommes puisqu'elles le portent dans leur propre ventre, et pendant neuf mois chaque fois. Les hommes ne portent le même instinct de survie de l'espèce que dans leur bas ventre et pendant environ un quart d'heure chaque fois. La danse de Preljocaj est admirable et sa Médée est très belle mais elle n'a pour elle aucune justification sinon que c'est un mythe grec de colonisation des Colchidiens. Les Grecs ont fait de Médée une infanticide pour mieux la récupérer et la diaboliser. Il y a beaucoup plus d'hommes qui tuent leurs enfants que de femmes. Dr Jacques COULARDEAU Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4.0 étoiles sur 5
Danse contemporaine très pointue...,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Angelin Preljocaj : Le songe de Médée / MC 14/22 : ceci est mon corps (DVD)
J'adore angelin Preljocaj (Le Parc, Blanche-Neige, Siddharta)Là, Médée est superbe et la 2ème chorégraphie (MC 14/22) est plus difficile à digèrer mais les danseurs sont magnifiques Bravo! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
Spécial, vraiment trop spécial...,
Par Saphir13 (LA CIOTAT) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Angelin Preljocaj : Le songe de Médée / MC 14/22 : ceci est mon corps (DVD)
Autant j'aurais adoré "Le Parc" du même chorégraphe, autant celui-ci, je ne l'aurais absolument pas aimé. Je n'ai pas pu le visionner dans sa totalité, tant la musique et l'ambiance (avec le sang à la fin) m'ont rebutée. Trop spécial pour moi.
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