Si "Animal magnetism" était sorti (chronologiquement parlant) à la place de "Lovedrive", les fans de l'époque ne se seraient pas offusqués d'avantage et autant qu'ils continuent de le faire.
Seulement voilà, "Animal magnetism" est bel et bien paru après le chef d'oeuvre "Lovedrive". Pire encore, il se retrouvera bientôt coincé entre ce dernier et la bombe "Blackout".
Que doit-on penser d'"Animal magnetism" en définitive ?
Dans ce qu'on qualifiera "D'äge d'or" chez les teutons, sûr qu'il est l'album le moins captivant. Moins enlevé que ses frères, plus sombre dans l'ensemble, moins porteur de "Classics" tout simplement (encore que "The zoo" en soit un), "Animal magnetism" est tout simplement différent de ses frères. Moins fièvreux voilà tout. Avec quelques faussetées par ci par là, il faut bien aussi l'admettre.
Il n'empêche que me concernant, une bonne moitié de l'album me séduit pleinement. "Lady starlight" notamment, est à prendre pour ce quelle est: Une bien jolie ballade. Le machisme (une fois encore) de "Falling in love" et ses râââles de Mâle en rute... m'éclate aussi complêtement. De même "Make it real" et "20th century man", sans atteindre des sommets, n'en demeurent pas moins des morceaux bien sympas, sinon agréables.
Et puis il y a Le Morceau donnant son titre à l'album. "Animal magnetism" est un titre lourd comme une chappe de plomb. Le chant de Klaus Meine y étant vicieux et sadique à souhait. Ce titre à lui seul mérite que l'on pose une oreille attentive sur cette oeuvre à part de Scorpions (la moins commerciale soit dit en passant). De quoi ce plaint-on ? 14/20