Si "Le roi de la Havane" est une fiction très inspirée de sa vie, « Animal tropical » est une autre tranche de vie du projet littéraire autobiographique et narcissique de Gutierrez. Je dois avouer que j'adore cet écrivain couillu. On y suit ses exploits sexuels, le chibre toujours vaillant, avec sa voisine, la belle demi-pute mulâtresse Gloria.
Mais son séjour en Suède avec Agneta, une femme de 44 ans, très seule, très organisée et à la vie si terne casse le rythme du roman. La fantaisie de Gloria tranche avec la neurasthénie d'Agneta. Comme un symbole: l'une se fait défoncer par tous les trous pendant que l'autre suce du bout des lèvres.
Le confort de la Suède ne semble qu'un mouroir pour Gutierrez, devenu un simple parasite tropical, il s'y ennuie, compte les jours qui le séparent de la vie merdique, mais si attachante, de la Havane qui lui plait tant et surtout de la volcanique Gloria.
Seul problème dans cette Suède, on s'y ennuie autant que lui, je préfère ses descriptions des vieilles putains de la Havane à celle des soirées scandinaves.
Ce n'est donc pas mon préféré même si Gutierrez est un très grand.