Annie Cordy


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Biographie

Annie Cordy, de son vrai nom Léonia Cooreman, est née à Laeken (Belgique) en 1928. Cette petite bourgade ayant été rattachée administrativement à Bruxelles sept ans avant sa naissance, c'est donc en authentique titi bruxelloise qu'elle fait ses premiers pas dans la vie, encouragée par ses parents qui ne voient aucun mal à ce que leur fille s'engage très jeune dans une carrière artistique.

Danseuse, puis chanteuse, Léonia Cooreman court les radio-crochets (on ne parlait pas encore de « castings » à l'époque) durant toute son adolescence et gagne son premier concours de chant à l'âge de ... Lire la suite

Annie Cordy, de son vrai nom Léonia Cooreman, est née à Laeken (Belgique) en 1928. Cette petite bourgade ayant été rattachée administrativement à Bruxelles sept ans avant sa naissance, c'est donc en authentique titi bruxelloise qu'elle fait ses premiers pas dans la vie, encouragée par ses parents qui ne voient aucun mal à ce que leur fille s'engage très jeune dans une carrière artistique.

Danseuse, puis chanteuse, Léonia Cooreman court les radio-crochets (on ne parlait pas encore de « castings » à l'époque) durant toute son adolescence et gagne son premier concours de chant à l'âge de seize ans. Dès lors, en dépit de son jeune âge, Léonia - devenue successivement « Annie Cory » puis « Annie Cordy » pour cacher les origines flamandes de son patronyme - entame une carrière de meneuse de revue sur la scène du Boeuf sur le Toit, un cabaret Bruxellois.

Montée à Paris

Énergique et pétulante, Annie Cordy ne laisse pas indifférente et, en 1951, elle se fait débaucher par le prestigieux Lido pour effectuer plusieurs animations comiques entre deux numéros de gambettes levées. Mariée au célèbre producteur et impresario Henry Bruneau (dit Bruno), Annie Cordy devient sinon une égérie des nuits parisiennes, du moins, une figure montante de la fantaisie et du cabaret. Lido, Moulin Rouge, les animations de la jeune femme deviennent très vite aussi populaires que les numéros emplumés des girls dévêtues des célèbres revues.

En 1952, elle élargit son audience en participant à la caravane du Tour de France qui lui permet de toucher le public de province. La même année, elle côtoie Bourvil et Georges Guétary, alors superstars de l'époque, dans La Route Fleurie , une opérette de Francis Lopez. Le succès est au rendez-vous et, tout en entamant par ailleurs une carrière solo dans le domaine de la chanson d'humour, Annie Cordy devient une valeur montante du music-hall français.

Annie superstar

En 1953, la petite Belge est engagée par Sacha Guitry sur le tournage de Si Versailles m'était conté , film au casting pharaonique. Si elle n'est guère créditée au générique (mais c'est également le cas de Brigitte Bardot), le métrage est le début d'une carrière cinématographique qui commence avec Poisson d'avril (où elle retrouve Bourvil) en 1954, mais surtout Le Chanteur de Mexico , où elle décroche l'un des rôles principaux aux côtés de Luis Mariano.

La même année, elle chante à l'occasion du mariage le plus people de l'année, celui de Grace Kelly et Rainier de Monaco. L'événement est le prélude à une tournée qui la mène aux Etats-Unis, Brésil, Mexique et Cuba. Annie Cordy aurait pu devenir une star internationale. Elle aurait pu, mais Henry Bruneau ne croit pas au « potentiel américain » de sa femme et pose un ultimatum à Annie : lui ou New York. Amoureuse, la jeune femme se soumet aux desideratas de son compagnon.

Chansonnière

Artistiquement, Annie Cordy reste fidèle à son style fantaisiste et les titres de ses compositions s'en ressentent. « Les Papous », « A Bahia », « Bottle cha cha », « A la pétanque » ou « Hop ! Dans la rivière » n'ont certes pas vocation à devenir des classiques de conservatoires, mais ces petites ritournelles distrayantes sont sifflotés gaiement aux quatre coins de l'Hexagone par un public qui apprécie ce truculent petit bout de femme.

L'aura d'Annie Cordy ne cesse de se développer en France et c'est aux côtés des vedettes de son temps qu'elle se produit désormais, sur les planches comme devant les caméras. Si tous ses films ne sont pas inoubliables (l'époque étant aux comédies légères et faciles), elle n'en tourne pas moins aux côtés d'Eddie Constantine, Jean Carmet ou Michel Piccoli, stars contemporaines ou en devenir. Sur scène, c'est avec Pierre Doris, Darry Cowl ou Bourvil qu'elle se produit jusqu'en 1965, date à laquelle elle créé le spectacle Annie Cordy en deux actes et trente deux tableaux où elle chante, danse, joue la comédie et s'impose comme une pro du one-man-show total. Un état de fait confirmé en 1972 lorsque sa reprise de la comédie musicale américaine Hello Dolly fait un tabac sur les planches.

Dans un autre registre, Annie Cordy, considérée avant tout comme une amuseuse publique, surprend son monde en tenant, avec maestria quelques rôles plus sérieux comme dans Le Passager de la pluie aux côtés de Charles Bronson, Rue haute d'André Ernotte ou L'avare , de Jean Pignol. Si à côté de cela elle se complaît dans quelques comédies comme Drôles de zèbres de Guy Lux, c'est davantage par sympathie envers d'autres acteurs comme Sim ou Alice Sapritch que pour la qualité intrinsèque de ces films.

Dans sa tête, y'a tout plein d'oiseaux

N'ayant jamais arrêté de sortir des disques à caractère comique ( « Hé hé c'est chouette », « L'hurluberlu », « Riquet à la houpe » ), il faut attendre la fin des années 1970 et le début de la décennie suivante pour que quelques-uns de ses titres dépassent la barre du million d'exemplaires vendus. C'est le cas de « Tata Yoyo » (dont le thème, quoique présenté de manière enfantine, est l'acceptation de l'homosexualité), « La Bonne du curé » ou « Cho ka kao » , encore aujourd'hui ses morceaux les plus connus.

Devenue une personnalité publique de premier plan, elle tient, le temps de quelques épisodes, le rôle de Madame S.O.S dans la série du même nom, même si celle-ci ne rencontre qu'un succès mitigé. Mais de mauvais scores à la télévision ne l'empêchent pas de remplir les salles lors des innombrables galas qu'elle tient à travers toute la France et la Belgique. À plusieurs reprises, elle fait salle comble à l'Olympia. Sa popularité est telle qu'elle finit croquée sous les traits de l'épouse d'un chef belge sous la plume d'Uderzo dans Astérix chez les Belges .

Super mamie

En dépit d'une rumeur voulant que la dame ait fait ses adieux à la scène au début des années 1980, Annie Cordy ne cesse pas ses activités, qu'elles soient au cinéma, à la scène ou en studio. Bien qu'elle continue à se produire dans de nombreux galas, le temps qui passe et le renouvellement des générations font que la chanteuse apparaît de moins en moins dans les émissions de divertissement. De même, ses disques se vendent moins et l'artiste ne parvient pas à renouer avec les succès populaires de « Tata Yoyo » ou « Cho ka kao » . Paradoxalement, si elle est moins présente à la télévision en tant qu'Annie Cordy, elle y est de plus en plus en tant qu'actrice de série TV. Ainsi, elle tient un rôle récurrent dans Le Bonheur d'en face ou Orages d'été , prestations rappelant au public qu'Annie Cordy peut être une actrice dramatique efficace.

La décennie 1990 est surtout placée sous les auspices du cinéma pour Annie qui enregistre peu alors paradoxalement que les compilations de ses anciens titres s'écoulent plutôt bien. Dotée d'un rôle récurrent dans la série télévisée Baldipata , avec Charles Aznavour, elle joue également dans Une mère comme on en fait plus , Un Noël de chien ou Fanny se fait un sang d'encre , téléfilms et films de cinéma dans lesquels la pétulante septuagénaire interprète quelques rôles de grand-mère sympa et truculente.

En 1998 sort son autobiographie en même temps qu'une tournée s'achevant à l'Olympia devant une salle aussi comble que comblée. Au théâtre, on la voit dans l'adaptation des Joyeuses commères de Windsor , de Shakespeare ou dans quelques pièces de boulevard.

Madame la baronne

Reprenant un tour de chant en 2003, Annie Cordy ne semble pas décidée à raccrocher les gants et, lors d'une matinale du Morning Live la même année, les spectateurs ébahis la voient enfoncer littéralement la bande à Mickael Youn en termes de pêche et de pétulance sur le plateau de l'émission de M6 .Mais la vraie consécration de toute une vie consacrée à la fantaisie vient réellement en 2004 lorsque le Roi Albert II de Belgique fait d'Annie Cordy une authentique baronne de l'aristocratie d'Outre-Quiévrain. Désormais titrée et particulée (bien que dotée d'un titre non-transmissible), Madame la Baronne ne s'en est pas pour autant retirée dans un cottage doré, continuant sa carrière cinématographique. On l'a ainsi vue dans C'est beau une ville la nuit , de Richard Bohringer, Le Crime est notre affaire de Pascal Thomas ou dans Disco , de Fabien Onteniente. À croire que la bonne humeur préserve ! 

Toujours fringante malgré ses désormais quatre-vingt-quatre printemps, Annie Cordy sort en octobre 2012 un nouvel album.  Ça Me Plaît sous titré Et J'espère Que Ça Vous Plaira , ce disque mêle reprises de standards ( « Maintenant je sais » en version bossa nova) et inédits d'une chanteuse dont le charme opère encore grandement. Copyright 2014 Music Story Benjamin D'Alguerre

Annie Cordy, de son vrai nom Léonia Cooreman, est née à Laeken (Belgique) en 1928. Cette petite bourgade ayant été rattachée administrativement à Bruxelles sept ans avant sa naissance, c'est donc en authentique titi bruxelloise qu'elle fait ses premiers pas dans la vie, encouragée par ses parents qui ne voient aucun mal à ce que leur fille s'engage très jeune dans une carrière artistique.

Danseuse, puis chanteuse, Léonia Cooreman court les radio-crochets (on ne parlait pas encore de « castings » à l'époque) durant toute son adolescence et gagne son premier concours de chant à l'âge de seize ans. Dès lors, en dépit de son jeune âge, Léonia - devenue successivement « Annie Cory » puis « Annie Cordy » pour cacher les origines flamandes de son patronyme - entame une carrière de meneuse de revue sur la scène du Boeuf sur le Toit, un cabaret Bruxellois.

Montée à Paris

Énergique et pétulante, Annie Cordy ne laisse pas indifférente et, en 1951, elle se fait débaucher par le prestigieux Lido pour effectuer plusieurs animations comiques entre deux numéros de gambettes levées. Mariée au célèbre producteur et impresario Henry Bruneau (dit Bruno), Annie Cordy devient sinon une égérie des nuits parisiennes, du moins, une figure montante de la fantaisie et du cabaret. Lido, Moulin Rouge, les animations de la jeune femme deviennent très vite aussi populaires que les numéros emplumés des girls dévêtues des célèbres revues.

En 1952, elle élargit son audience en participant à la caravane du Tour de France qui lui permet de toucher le public de province. La même année, elle côtoie Bourvil et Georges Guétary, alors superstars de l'époque, dans La Route Fleurie , une opérette de Francis Lopez. Le succès est au rendez-vous et, tout en entamant par ailleurs une carrière solo dans le domaine de la chanson d'humour, Annie Cordy devient une valeur montante du music-hall français.

Annie superstar

En 1953, la petite Belge est engagée par Sacha Guitry sur le tournage de Si Versailles m'était conté , film au casting pharaonique. Si elle n'est guère créditée au générique (mais c'est également le cas de Brigitte Bardot), le métrage est le début d'une carrière cinématographique qui commence avec Poisson d'avril (où elle retrouve Bourvil) en 1954, mais surtout Le Chanteur de Mexico , où elle décroche l'un des rôles principaux aux côtés de Luis Mariano.

La même année, elle chante à l'occasion du mariage le plus people de l'année, celui de Grace Kelly et Rainier de Monaco. L'événement est le prélude à une tournée qui la mène aux Etats-Unis, Brésil, Mexique et Cuba. Annie Cordy aurait pu devenir une star internationale. Elle aurait pu, mais Henry Bruneau ne croit pas au « potentiel américain » de sa femme et pose un ultimatum à Annie : lui ou New York. Amoureuse, la jeune femme se soumet aux desideratas de son compagnon.

Chansonnière

Artistiquement, Annie Cordy reste fidèle à son style fantaisiste et les titres de ses compositions s'en ressentent. « Les Papous », « A Bahia », « Bottle cha cha », « A la pétanque » ou « Hop ! Dans la rivière » n'ont certes pas vocation à devenir des classiques de conservatoires, mais ces petites ritournelles distrayantes sont sifflotés gaiement aux quatre coins de l'Hexagone par un public qui apprécie ce truculent petit bout de femme.

L'aura d'Annie Cordy ne cesse de se développer en France et c'est aux côtés des vedettes de son temps qu'elle se produit désormais, sur les planches comme devant les caméras. Si tous ses films ne sont pas inoubliables (l'époque étant aux comédies légères et faciles), elle n'en tourne pas moins aux côtés d'Eddie Constantine, Jean Carmet ou Michel Piccoli, stars contemporaines ou en devenir. Sur scène, c'est avec Pierre Doris, Darry Cowl ou Bourvil qu'elle se produit jusqu'en 1965, date à laquelle elle créé le spectacle Annie Cordy en deux actes et trente deux tableaux où elle chante, danse, joue la comédie et s'impose comme une pro du one-man-show total. Un état de fait confirmé en 1972 lorsque sa reprise de la comédie musicale américaine Hello Dolly fait un tabac sur les planches.

Dans un autre registre, Annie Cordy, considérée avant tout comme une amuseuse publique, surprend son monde en tenant, avec maestria quelques rôles plus sérieux comme dans Le Passager de la pluie aux côtés de Charles Bronson, Rue haute d'André Ernotte ou L'avare , de Jean Pignol. Si à côté de cela elle se complaît dans quelques comédies comme Drôles de zèbres de Guy Lux, c'est davantage par sympathie envers d'autres acteurs comme Sim ou Alice Sapritch que pour la qualité intrinsèque de ces films.

Dans sa tête, y'a tout plein d'oiseaux

N'ayant jamais arrêté de sortir des disques à caractère comique ( « Hé hé c'est chouette », « L'hurluberlu », « Riquet à la houpe » ), il faut attendre la fin des années 1970 et le début de la décennie suivante pour que quelques-uns de ses titres dépassent la barre du million d'exemplaires vendus. C'est le cas de « Tata Yoyo » (dont le thème, quoique présenté de manière enfantine, est l'acceptation de l'homosexualité), « La Bonne du curé » ou « Cho ka kao » , encore aujourd'hui ses morceaux les plus connus.

Devenue une personnalité publique de premier plan, elle tient, le temps de quelques épisodes, le rôle de Madame S.O.S dans la série du même nom, même si celle-ci ne rencontre qu'un succès mitigé. Mais de mauvais scores à la télévision ne l'empêchent pas de remplir les salles lors des innombrables galas qu'elle tient à travers toute la France et la Belgique. À plusieurs reprises, elle fait salle comble à l'Olympia. Sa popularité est telle qu'elle finit croquée sous les traits de l'épouse d'un chef belge sous la plume d'Uderzo dans Astérix chez les Belges .

Super mamie

En dépit d'une rumeur voulant que la dame ait fait ses adieux à la scène au début des années 1980, Annie Cordy ne cesse pas ses activités, qu'elles soient au cinéma, à la scène ou en studio. Bien qu'elle continue à se produire dans de nombreux galas, le temps qui passe et le renouvellement des générations font que la chanteuse apparaît de moins en moins dans les émissions de divertissement. De même, ses disques se vendent moins et l'artiste ne parvient pas à renouer avec les succès populaires de « Tata Yoyo » ou « Cho ka kao » . Paradoxalement, si elle est moins présente à la télévision en tant qu'Annie Cordy, elle y est de plus en plus en tant qu'actrice de série TV. Ainsi, elle tient un rôle récurrent dans Le Bonheur d'en face ou Orages d'été , prestations rappelant au public qu'Annie Cordy peut être une actrice dramatique efficace.

La décennie 1990 est surtout placée sous les auspices du cinéma pour Annie qui enregistre peu alors paradoxalement que les compilations de ses anciens titres s'écoulent plutôt bien. Dotée d'un rôle récurrent dans la série télévisée Baldipata , avec Charles Aznavour, elle joue également dans Une mère comme on en fait plus , Un Noël de chien ou Fanny se fait un sang d'encre , téléfilms et films de cinéma dans lesquels la pétulante septuagénaire interprète quelques rôles de grand-mère sympa et truculente.

En 1998 sort son autobiographie en même temps qu'une tournée s'achevant à l'Olympia devant une salle aussi comble que comblée. Au théâtre, on la voit dans l'adaptation des Joyeuses commères de Windsor , de Shakespeare ou dans quelques pièces de boulevard.

Madame la baronne

Reprenant un tour de chant en 2003, Annie Cordy ne semble pas décidée à raccrocher les gants et, lors d'une matinale du Morning Live la même année, les spectateurs ébahis la voient enfoncer littéralement la bande à Mickael Youn en termes de pêche et de pétulance sur le plateau de l'émission de M6 .Mais la vraie consécration de toute une vie consacrée à la fantaisie vient réellement en 2004 lorsque le Roi Albert II de Belgique fait d'Annie Cordy une authentique baronne de l'aristocratie d'Outre-Quiévrain. Désormais titrée et particulée (bien que dotée d'un titre non-transmissible), Madame la Baronne ne s'en est pas pour autant retirée dans un cottage doré, continuant sa carrière cinématographique. On l'a ainsi vue dans C'est beau une ville la nuit , de Richard Bohringer, Le Crime est notre affaire de Pascal Thomas ou dans Disco , de Fabien Onteniente. À croire que la bonne humeur préserve ! 

Toujours fringante malgré ses désormais quatre-vingt-quatre printemps, Annie Cordy sort en octobre 2012 un nouvel album.  Ça Me Plaît sous titré Et J'espère Que Ça Vous Plaira , ce disque mêle reprises de standards ( « Maintenant je sais » en version bossa nova) et inédits d'une chanteuse dont le charme opère encore grandement. Copyright 2014 Music Story Benjamin D'Alguerre

Annie Cordy, de son vrai nom Léonia Cooreman, est née à Laeken (Belgique) en 1928. Cette petite bourgade ayant été rattachée administrativement à Bruxelles sept ans avant sa naissance, c'est donc en authentique titi bruxelloise qu'elle fait ses premiers pas dans la vie, encouragée par ses parents qui ne voient aucun mal à ce que leur fille s'engage très jeune dans une carrière artistique.

Danseuse, puis chanteuse, Léonia Cooreman court les radio-crochets (on ne parlait pas encore de « castings » à l'époque) durant toute son adolescence et gagne son premier concours de chant à l'âge de seize ans. Dès lors, en dépit de son jeune âge, Léonia - devenue successivement « Annie Cory » puis « Annie Cordy » pour cacher les origines flamandes de son patronyme - entame une carrière de meneuse de revue sur la scène du Boeuf sur le Toit, un cabaret Bruxellois.

Montée à Paris

Énergique et pétulante, Annie Cordy ne laisse pas indifférente et, en 1951, elle se fait débaucher par le prestigieux Lido pour effectuer plusieurs animations comiques entre deux numéros de gambettes levées. Mariée au célèbre producteur et impresario Henry Bruneau (dit Bruno), Annie Cordy devient sinon une égérie des nuits parisiennes, du moins, une figure montante de la fantaisie et du cabaret. Lido, Moulin Rouge, les animations de la jeune femme deviennent très vite aussi populaires que les numéros emplumés des girls dévêtues des célèbres revues.

En 1952, elle élargit son audience en participant à la caravane du Tour de France qui lui permet de toucher le public de province. La même année, elle côtoie Bourvil et Georges Guétary, alors superstars de l'époque, dans La Route Fleurie , une opérette de Francis Lopez. Le succès est au rendez-vous et, tout en entamant par ailleurs une carrière solo dans le domaine de la chanson d'humour, Annie Cordy devient une valeur montante du music-hall français.

Annie superstar

En 1953, la petite Belge est engagée par Sacha Guitry sur le tournage de Si Versailles m'était conté , film au casting pharaonique. Si elle n'est guère créditée au générique (mais c'est également le cas de Brigitte Bardot), le métrage est le début d'une carrière cinématographique qui commence avec Poisson d'avril (où elle retrouve Bourvil) en 1954, mais surtout Le Chanteur de Mexico , où elle décroche l'un des rôles principaux aux côtés de Luis Mariano.

La même année, elle chante à l'occasion du mariage le plus people de l'année, celui de Grace Kelly et Rainier de Monaco. L'événement est le prélude à une tournée qui la mène aux Etats-Unis, Brésil, Mexique et Cuba. Annie Cordy aurait pu devenir une star internationale. Elle aurait pu, mais Henry Bruneau ne croit pas au « potentiel américain » de sa femme et pose un ultimatum à Annie : lui ou New York. Amoureuse, la jeune femme se soumet aux desideratas de son compagnon.

Chansonnière

Artistiquement, Annie Cordy reste fidèle à son style fantaisiste et les titres de ses compositions s'en ressentent. « Les Papous », « A Bahia », « Bottle cha cha », « A la pétanque » ou « Hop ! Dans la rivière » n'ont certes pas vocation à devenir des classiques de conservatoires, mais ces petites ritournelles distrayantes sont sifflotés gaiement aux quatre coins de l'Hexagone par un public qui apprécie ce truculent petit bout de femme.

L'aura d'Annie Cordy ne cesse de se développer en France et c'est aux côtés des vedettes de son temps qu'elle se produit désormais, sur les planches comme devant les caméras. Si tous ses films ne sont pas inoubliables (l'époque étant aux comédies légères et faciles), elle n'en tourne pas moins aux côtés d'Eddie Constantine, Jean Carmet ou Michel Piccoli, stars contemporaines ou en devenir. Sur scène, c'est avec Pierre Doris, Darry Cowl ou Bourvil qu'elle se produit jusqu'en 1965, date à laquelle elle créé le spectacle Annie Cordy en deux actes et trente deux tableaux où elle chante, danse, joue la comédie et s'impose comme une pro du one-man-show total. Un état de fait confirmé en 1972 lorsque sa reprise de la comédie musicale américaine Hello Dolly fait un tabac sur les planches.

Dans un autre registre, Annie Cordy, considérée avant tout comme une amuseuse publique, surprend son monde en tenant, avec maestria quelques rôles plus sérieux comme dans Le Passager de la pluie aux côtés de Charles Bronson, Rue haute d'André Ernotte ou L'avare , de Jean Pignol. Si à côté de cela elle se complaît dans quelques comédies comme Drôles de zèbres de Guy Lux, c'est davantage par sympathie envers d'autres acteurs comme Sim ou Alice Sapritch que pour la qualité intrinsèque de ces films.

Dans sa tête, y'a tout plein d'oiseaux

N'ayant jamais arrêté de sortir des disques à caractère comique ( « Hé hé c'est chouette », « L'hurluberlu », « Riquet à la houpe » ), il faut attendre la fin des années 1970 et le début de la décennie suivante pour que quelques-uns de ses titres dépassent la barre du million d'exemplaires vendus. C'est le cas de « Tata Yoyo » (dont le thème, quoique présenté de manière enfantine, est l'acceptation de l'homosexualité), « La Bonne du curé » ou « Cho ka kao » , encore aujourd'hui ses morceaux les plus connus.

Devenue une personnalité publique de premier plan, elle tient, le temps de quelques épisodes, le rôle de Madame S.O.S dans la série du même nom, même si celle-ci ne rencontre qu'un succès mitigé. Mais de mauvais scores à la télévision ne l'empêchent pas de remplir les salles lors des innombrables galas qu'elle tient à travers toute la France et la Belgique. À plusieurs reprises, elle fait salle comble à l'Olympia. Sa popularité est telle qu'elle finit croquée sous les traits de l'épouse d'un chef belge sous la plume d'Uderzo dans Astérix chez les Belges .

Super mamie

En dépit d'une rumeur voulant que la dame ait fait ses adieux à la scène au début des années 1980, Annie Cordy ne cesse pas ses activités, qu'elles soient au cinéma, à la scène ou en studio. Bien qu'elle continue à se produire dans de nombreux galas, le temps qui passe et le renouvellement des générations font que la chanteuse apparaît de moins en moins dans les émissions de divertissement. De même, ses disques se vendent moins et l'artiste ne parvient pas à renouer avec les succès populaires de « Tata Yoyo » ou « Cho ka kao » . Paradoxalement, si elle est moins présente à la télévision en tant qu'Annie Cordy, elle y est de plus en plus en tant qu'actrice de série TV. Ainsi, elle tient un rôle récurrent dans Le Bonheur d'en face ou Orages d'été , prestations rappelant au public qu'Annie Cordy peut être une actrice dramatique efficace.

La décennie 1990 est surtout placée sous les auspices du cinéma pour Annie qui enregistre peu alors paradoxalement que les compilations de ses anciens titres s'écoulent plutôt bien. Dotée d'un rôle récurrent dans la série télévisée Baldipata , avec Charles Aznavour, elle joue également dans Une mère comme on en fait plus , Un Noël de chien ou Fanny se fait un sang d'encre , téléfilms et films de cinéma dans lesquels la pétulante septuagénaire interprète quelques rôles de grand-mère sympa et truculente.

En 1998 sort son autobiographie en même temps qu'une tournée s'achevant à l'Olympia devant une salle aussi comble que comblée. Au théâtre, on la voit dans l'adaptation des Joyeuses commères de Windsor , de Shakespeare ou dans quelques pièces de boulevard.

Madame la baronne

Reprenant un tour de chant en 2003, Annie Cordy ne semble pas décidée à raccrocher les gants et, lors d'une matinale du Morning Live la même année, les spectateurs ébahis la voient enfoncer littéralement la bande à Mickael Youn en termes de pêche et de pétulance sur le plateau de l'émission de M6 .Mais la vraie consécration de toute une vie consacrée à la fantaisie vient réellement en 2004 lorsque le Roi Albert II de Belgique fait d'Annie Cordy une authentique baronne de l'aristocratie d'Outre-Quiévrain. Désormais titrée et particulée (bien que dotée d'un titre non-transmissible), Madame la Baronne ne s'en est pas pour autant retirée dans un cottage doré, continuant sa carrière cinématographique. On l'a ainsi vue dans C'est beau une ville la nuit , de Richard Bohringer, Le Crime est notre affaire de Pascal Thomas ou dans Disco , de Fabien Onteniente. À croire que la bonne humeur préserve ! 

Toujours fringante malgré ses désormais quatre-vingt-quatre printemps, Annie Cordy sort en octobre 2012 un nouvel album.  Ça Me Plaît sous titré Et J'espère Que Ça Vous Plaira , ce disque mêle reprises de standards ( « Maintenant je sais » en version bossa nova) et inédits d'une chanteuse dont le charme opère encore grandement. Copyright 2014 Music Story Benjamin D'Alguerre


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