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Commentaires client les plus utiles
24 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Album de l'année. Enfin, des six premiers mois...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Anno Domini High Definition (CD)
Alerte rouge ! Tremblez, Porcupine's beard et Spock's tree ! L'un des grands espoirs de la prog n'en est plus un. Et en ce beau mois de mai, le meilleur des groupes polonais est aussi l'un des meilleurs de la planète, ça ne fait plus de doute après ce rudoyant "Anno domini high definition". On avait bien apprécié l'essai précédent, "Rapid eye movement". Un peu trop long parfois et encore marqué des influences évoquées plus haut. Mais depuis, Mariusz Duda et sa bande ont déplacé le curseur vers quelque chose de plus dru et les airs de déjà entendu encore évidents il y a peu ont tendance à s'effacer. Vrai, on en sort un peu groggy après la première écoute. Peu de moments de répit ! Ca pulse très dru d`entrée de jeu avec le râblé "hyperactive", le morceau le plus court (5.45 quand même) puis ça enchaîne avec du Satriani vite revu à la sauce Riverside. Ce qui frappe et qui explique aussi les progrès enregistrés ici, c'est la qualité et la maîtrise des musiciens. On avait bien repéré le batteur mais il en faisait parfois trop ; ca n'est plus le cas : Piotr Kozieradzki est phénoménal. Quant à Michal Lapaj, ses claviers vrombissants et notamment ses parties d'orgue sauvages (cf "egoist hedonist") qui lorgnent parfois du côté de l'antique Deep Purple sont dignes du sorcier de Spoke's Beard et de GPS : Ryo Okumoto.Sûr de ses forces de son chant aussi - Duda assure mieux que bien - Riverside se lance même dans des escapades jazzy tendance Zappa ou After Crying, développe de nouvelles sonorités qui n'appartiennent plus qu'à lui ; celtes, arabisantes ou les deux à la fois (cf la troisième partie de "egoist hedonist" : "straw man dance". Et ce "left out" donc ! Ca commence en une superbe balade (un peu "wilsonienne" quand même). Puis la voilà qui prend son envol. Vous prenez la guitare de Piotr Grudzinski en pleine poire et l'orgue fabuleux avec. On voudrait que ça dure ! Puis, ça change, ça se développe, ça cherche, ça trouve des sons de plus en plus métalliques, ça revient doucement, l'orgue crache, un majestueux piano apaise le tout avant qu'on en finisse comme du Kansas sous amphétamines. Le meilleur morceau du disque ? Voire, car le dernier "hybrid times" n'est pas vilain non plus : syncopé, enragé, avec de brèves accalmies avant de nouveaux orages, orgue en tête et lignes électro. Riverside a eu raison d'appeler son album "Anno domini high definition" ; celle qu'il propose ici de la prog est digne des plus grands. Album de l'année. Enfin, des six premiers mois... Chronique à paraître dans le Koid'9 n°70 (Juillet 2009) sous la plume de Jean-Marie Lanoë Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Anno Domini High quality!,
Par S. Jacques "topprogr" (frqnce) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS) (VRAI NOM)
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Anno Domini High Definition (CD)
Rapid Eye Movement était le dernier album annoncé d'une trilogie de qualité. On devait peut-être s'attendre à quelque changement avec ce ADHD.Le changement le plus marquant est dans la durée du disque, 44.44 minutes, une durée quasiment vinylesque! Pas étonnant d'abord car il n'y a que 5 morceaux pour 9 morceaux dans les précédents. Ce serait suffisant pour expliquer les 20 minutes de moins... mais pas seulement : et je pense que le changement le plus significatif est la construction des morceaux. Nous avons 2 morceaux assez longs (10 mn) et si on les analyse par rapport aux opus précédents on s'aperçoit que ce sont les solos de guitares de L'excellent Piotr Grudzinski qui ont été écourtés. Celui-ci semble s'être démarqué de ses influences "Frippiennes" et "Gilmouriennes" pour arriver à un style plus concis, un format plus "rock" pour tout dire dans un style toujours classique (pas de shred, de tapping, d'harmoniques artificielles) et les solos ne dépassent pas les 15 secondes. Ce n'est donc pas la priorité du disque et il faut reconnaitre que ces longs solos ne pouvaient peut-être intéresser que les guitaristes, au détriment d'une cohésion et d'un équilibre du groupe qui sont ici magnifiquement présents. Le finale des 3 derniers morceaux sont typiques de cette orientation: le solo de guitare se termine rapidement pour laisser place à une partie instrumentale dans laquelle tous les musiciens sont bien présents, et surtout dans une cohésion mélodico/rythmique rarement atteinte dans les disques précédents. Rythme est le maître mot de ce disque qui démarre sur les chapeaux de roue avec les brûlot "Hyperactiv" introduit par une section de piano maladif. Le premier moment de calme suvient dans la partie centrale de "egoist hedonist". Il y en a très peu d'autres, sinon les belles intros des 2 derniers morceaux. Exit aussi la guitare acoustique de REM et ici la guitare électrique se fait peut-être un peu plus énorme en distorsion mais avec des riffs qui rappellent plus le hard rock que metal ('driven to destruction'). Des riffs superbement soutenus par l'orgue Hammond de Michal Lapaj qui en outre expérimente quelques sonorités nouvelles de bon goût. Le rythme est bien sûr soutenu par l'énorme basse de Mariusz Duda qui est vraiment excellent bassiste et dont le chant est peu-être un peu mixé en retrait mais toujours très expressif. Le batteur n'en fait jamais trop (on est loin de Portnoy!) et tient sa place de manière très efficace. La courte partie cuivre sur un rythme groovy de "driven to destruction" est excellente et on se dit que l'idée aurait pu être développée. Il semble que ce soit le disque de la maturité et les choix paraissent excellents. Ce groupe a un caractère fort, même si on sent parfois toujours l'influence de Porcupine Tree, mais en moins glacial. Il n'y a pas une seconde à jeter sur ces 5 morceaux qui condensent tout le savoir-faire du groupe qui excelle dans ces rythmiques de 'transe" parfois reconstruites à l'infini ("hybrid times") avec un petit côté "oriental" dans les mélodies. Assez fascinant, jamais lourdingue. Les paroles aussi valent le détour et l'esprit torturé de Duda me fait parfois penser à Hammill dans son écriture. Le thème de cet opus est la folie de frénésie de vitesse de nos sociétés "modernes" et de leur paradoxe : "here you have to run as fast as you can to stay in the same place". Encore une bonne surprise de Pologne après le fabuleux Nostalgia de Satellite . Et dire que ce disque est en tête des ventes en Pologne!! Imaginez Nemo en tête des ventes en France... Inimaginable, non? Inimaginable malheureusement..... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
On ne change pas la formule magique de Riverside,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Anno Domini High Definition (CD)
On retrouve le célèbre groupe polonais de prog métal. A peine le temps de terminer leur trilogie ("Out of Myself" - 2003, "Second Life Syndrome" - 2005, "Rapid Eye Movement" - 2007), de sortir un live collector, et les revoilà reparti à donf avec un nouvel album à la pochette à peu prés aussi compliquée et peu claire que le titre : "Anno Domini High Definition". Bref, si ni le titre ni la pochette ne sont clairs, pour ce qui est du contenu, tout est d'une clarté limpide : c'est de la bombe.Le premier morceau "Hyperactive" donne le ton. Plus heavy, Mariutz Dudda (basses, chant) y tente des vocaux un peu différents et forts réussis. On a droit à la grosse rythmique de Piotr Grudzinski, aux claviers typiques Riverside de Michal Lapaj et la batterie toute en finesse et en ruptures de Piotr Kozieradzki. Ca commence vraiment très bien. Mais ca continue toujours aussi bien avec un "Driven To Destruction" absolument génial. Rien que l'intro est formidable. Très bon piano, vite rejoint par tout l'équipe. Couplets calme, voix de Mariutz toujours un peu mélancolique et monocorde. Refrain explosif. sur gros riffs de guitare/basse. Magnifique solo de guitare soutenu par un jeu de basse exceptionnel. Ca défonce avec calme et douceur, quel pied ! Et que dire de l'intro de "Egoist Hedonist" ? A part "Yeaaah!". Ca ronronne, la voix vous fait planer, et d'un coup ça explose, purée de purée, j'adore ! Petit solo de piano au son rétro, gros riffs de gratte, lignes de basse ronflante, et là en plein milieu, petit break de cuivre sur rythmique groovy. Fallait oser, Riverside ose, et marque des points. Nouveau break, planant celui là, pour un solo de guitare mélodieux. Le final change pour 2 minutes instrumentales et symphoniques, encadrée par les lourds riffs de guitare. "Left Out", plus planant, calme le jeu. Non sans rappeler du Porcupine Tree, ce morceau illustre la face progressive de Riverside. Voix déprime, guitare réverb, piano orgue-hamond rétro, gros solo de guitare tout en finesse et en émotion. Le morceau planant par excellence, changeant à souhait, et tout à fait représentatif de la carrière de Riverside sur l'époque "Reality Dream" (c'est à dire jusqu'à cet album). Ecoutez ce break à 6mn07 ! Du pur génie. On souffre avec Mariutz, le ton se durcit, le piano est de toute beauté. La basse claque, annonce l'arrivée du solo de guitare superbe. Quelle ambiance ! Le dernier bijou s'appelle "Hybrid Time". Dans l'intro, le chant est a plusieurs voix sur piano, sympa. C'est un morceau très progressif, torturé, alternant le mélodique, calme et l'enervé, voir l'hystérique. Une fois de plus les soli de guitare font mouche. Droit au coeur. Le piano est tout aussi génial scultant une ambiance inquiétante tout au long du morceau. Le break en milieu de morceau est une fois de plus exceptionnel, toujours caché vers la 6ème minute, à ne pas raté, tout comme la dernière reprise vers 9mn, où le son des cymbales est passé à la moulinette d'un compresseur de son, accentuant l'effet de folie pure du passage. Ouf ! Quelle giffle ! La production de cet album est parfaite. Le son y est tout simplement grandiose. Il n'y a pas une minute de répit, pas une seconde d'ennuie, les compos sont superbement travaillées, ciselées avec amour, un peu bonheur faisant la part belle aux parties instrumentales. On notera l'enchainement savant de morceaux de plus en plus long en progressant dans l'album, de 5:48 pour "Hyperactive" au 11:54 de pur génie de "Hybrid Time" et un virement un poil plus heavy qu'auparavant. On ne change pas la formule magique de Riverside Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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