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4.0 étoiles sur 5
Première maîtrise, 6 septembre 2006
2ème album studio de la chanteuse.
L'album exploite un univers proche de son 1er album "Cendres de Lune" mais de manière plus abouti dans le sens ou Mylène Farmer s'exprime vraiment elle-même. En effet elle écrit désormais tout ses textes (sauf "Deshabillez moi" et "L'horloge" une belle reprise et un poème magnifiquement mis en musique) et Laurent Boutonnat compose tout les titres. La chanteuse est donc plus assurée, plus ouverte. La qualité est totale, des tubes comme "Pourvu qu'elles soient douces" et "Ainsi soit je" mais aussi des titres plus intimiste qui demanderont plusieurs écoutes mais néanmoins superbes comme "Jardin de Vienne".
Cet album surpasse le 1er et ce n'est que le début!
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le chef-d'oeuvre de Mylène Farmer, 11 janvier 2010
Après ses débuts ("Maman a Tort", "Plus Grandir"), puis son 1er album ("Cendres de Lune", 1986), Mylène Farmer était déjà apparue avec les singles "Libertine" et "Tristana" comme se démarquant du tout-venant variété avec des thèmes peu ordinaires (sexualité "libre", voire homosexualité, mélancolie, refus de la vie), et surtout une esthétique, des mélodies, des arrangements, un langage, dessinant les contours d'une personnalité définitivement "à part", lui donnant droit au statut enviable d'artiste de premier plan.
Et puis en 1988, le tandem Farmer-Boutonnat a accouché de... "ça". Sans doute, en faisant cet album, ont-ils juste essayé de faire bien, de faire mieux. Le résultat - grandiose - dépasse tout ce qu'on pouvait imaginer à l'époque pour une jeune artiste populaire française. Dès les premières notes, la plongée dans un monde fantastique commence, on comprend que cet album place la barre très, très haut. Le choix des sons, la production époustouflante, les mélodies, le langage, les références, tout est à la fois étrange et parfaitement fluide, dérangeant, venimeux, et finalement terriblement addictif. On est "ailleurs". C'est tout un univers romantique à la limite du gothique, une esthétique raffinée et glacée, mélancolique et violente, intemporelle qui est mise en chansons. Les chansons suintent le désespoir violent, la déviance, la luxure raffinée, parfois dans une ambiance de fin du monde presque baroque, toujours envoutante. L'album précédent, pourtant plus qu'honnête, n'aura donc été qu'un coup d'essai avant ce coup de maitre, qui deviendra très vite (il l'est resté, à ce jour) l'insurpassable mètre-étalon de l'univers Farmerien. Rien ici ne démérite, tout attire l'oreille, hypnotise et transporte, des échos mystiques (chants de moines, percussions martelées) aux accents de la folie (cris d'animaux mis en boucle, tic-tac de l'horloge). Les tubes ("Sans Contrefaçon", "Pourvu Qu'elles Soient Douces", "Ainsi Soit-Je", "Sans Logique"), autant que les autres morceaux de bravoure (tous les autres titres, à part peut-être "Déshabillez-moi", clin d'oeil coquin allégeant une atmosphère lourde et sombre) ont d'ailleurs contribué à cristalliser un nombre considérable de fan(atique)s purs et durs.
Une merveille, un diamant noir.
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