Les films Disney sont toujours très bien réalisés : public familial, pas de bagarres sanglantes, des images bien faites, une morale "positive", un esprit "américain". Ce film ne déroge pas à la règle. Il relate la survie d'un groupe de chiens abandonné malencontreusement en Antarctique à la suite d'un tempête. Le film se construit en deux récits parallèles à partir de l'abandon. D'une part la vie des chiens qui, pour la plupart, ont réussi à se détacher ; et d'autre part, les tentatives de leur jeune conducteur de retourner dans l'enfer blanc pour les sauver.
A ce petit jeu des films avec les animaux, la gageure du réalisateur est de pouvoir faire tourner les chiens dans des scènes qui ont un sens entre elles, et de leur donner l'intelligence du jeu. Déjà que cela n'est pas trop facile avec des acteurs (!!), alors avec des chiens, cela relève d'un exploit qu'il faut saluer. L'avantage avec les Huskies et les malamutes, c'est qu'ils possèdent une grande expressivité du regard, ne serait-ce que parce qu'ils possèdent des sourcils mobiles et qu'ils ont l'avantage de ne pas cligner des yeux, lesquels sont magnifiques. Le spectateur est d'ores et déjà séduit par ces bêtes. Reconnaissons par ailleurs que ces animaux sont de véritables athlètes dont la spécialisation pour le froid et le sport ne sont plus à démontrer. J'avais lu plusieurs livres de Paul-Émile Victor sur les courses de traineau d'Alaska ou les traversées du Groenland qui montraient l'adaptabilité des chiens au climat extrême des régions polaires.
L'autre partie du film joue sur la culpabilité du conducteur de chiens (Paul Walker) d'avoir abandonné ses bêtes. Le scénario est plus convenu mais l'alternance des scènes entre l'Antarctique et la Californie permet de mettre une respiration dans ce film qui se serait sinon transformé en documentaire ennuyeux.
C'est un bon film, dynamique, avec des paysages splendides, qui plaira à toute la famille.