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l'homme d'une seule oeuvre, sans doute, 23 août 2009
Je ne connais pas toute la production de George Antheil, mais il semble bien, après quelques lectures, que le Ballet Mécanique supplante l'ensemble de sa production par son audace moderniste (1926, réorchestré en 1953, la version ici enregistrée) parfaitement dans le contexte iconoclaste de l'époque: pas d'instruments harmoniques (sauf les quatre pianos traités ici comme percussion), mais un orchestre de glockenspiel, petite et grande hélice d'avion, gong, cymbales, pavé de bois, triangle, caisse claire, tambourin, petite et grande cloche électrique, tambour ténor et basse, deux xylophones. On n'est pas totalement perdu à l'écoute, car l'on peut reconnaître des thèmes et des parties dans ces 16 minutes complètement "déjantées", qui firent bien évidemment scandale à l'époque (dans la première orchestration qui comptait 16 pianistes (!), xylophones, tambours et percussions.) Bien différente est la Sérénade pour cordes (1948) qui m'a rappelé certaines pièces de Nyman dans leur allure mélodico-rythmique simple mais efficace. La Symphonie pour 5 instruments et le Concert pour orchestre de chambre où dominent les vents m'ont moins plu : leur langage rappelle le Stravinski de Ragtime. Au bout d'un moment, cela fait assez "pouet-pouet" et finit par lasser... Livret intéressant en français, bonne prise de son et version à la hauteur, ce qui nous manquait pour le Ballet.
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Le « Le Ballet Mécanique », l'une des oeuvres majeures de George Antheil, 22 mars 2009
George Antheil est né en 1900 à Trenton (New Jersey, USA). Il commença à étudier la composition à l'âge de 16 ans avec Constantin von Sternberg (1852-1924), un élève de Franz Liszt, puis avec Ernest Bloch (1880-1959). En 1923, il s'installa à Paris, où il fréquenta Eric Satie, ainsi que le poète Ezra Pound, les écrivains James Joyce et Ernest Hemingway, ou encore les peintres Man Ray, Fernand Léger et Pablo Picasso. Le 4 octobre 1924, il fait ses débuts publics à Paris et se donne d'emblée la réputation « d'enfant terrible ». En 1926 est créé le « Ballet Mécanique », composition relevant du « Futurisme », notoire par son orchestre de pianos, percussions, sonnettes électriques et hélices d'avions, dont la création américaine sera un désastre et y « ternira » longtemps la réputation de son auteur. Malgré l'accueil enthousiaste à Frankfort, en 1930, de la création de son opéra « Transatlantic », la crise monétaire internationale oblige Antheil à retourner en Amérique, où il s'engage politiquement et s'associe avec des artistes populistes, et compose, à New York, pour le théâtre et le cinéma, et où il doit, pour subsister, travailler également comme journaliste. Installé à partir de 1936 à Hollywood, réussissant à concilier son travail pour le cinéma avec la création « sérieuse », Antheil connaît alors une renaissance musicale, et compose nombre de ses oeuvres majeures, en particulier sa Quatrième symphonie (1942) « The plinsman and the Lady » (1946), le « Spectre of the Rose » (1946), la Sonatine pour violon et piano (1945), le Concerto pour violon (1946), les Cinquième et Sixième symphonies (1947-1948), « McKonkey's Ferr »y (1948), la Sonate N°4 pour violon (1948), les Sonates pour piano N° 3 et 4 (1947-1948), « The fighting Kentuckian » (1949), « Knock on any door » (1949) et Tom Sawyer (1949). Il est mort à New York en 1959.
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