Nombre d’influences ont nourri ce premier album. The Cure, New Order, Bloc Party, toute cette grande famille éclatée et éclectique de l’après-punk ont sans aucun doute influencé le travail des Foals, qui souhaitaient « concevoir des titres qui ne soient pas seulement festifs, mais aussi très techniques tout en restant dansants ». C’est le cas. D’autant plus que David Sitek (de TV On The Radio), s’est prêté de bonne grâce au jeu de la production d’
Antidotes. Après un court mais intense
« French Open », qui reprend avec humour et distance à la fois les
jingles des radios de l’hexagone, on rentre dans le vif du sujet avec
« Cassius ». Et la vivacité extrêmement précise de la chanson contamine toutes les suivantes. Il n’y a en effet aucune baisse de tension dans
Antidotes. Tous les morceaux sont dansants, dynamisés par des rythmes froids et la voix toujours très bien placée de Yannis Philippakis.
« Red Sox Puges » fascine par son sens du rythme, le tube
« Olympic Airways » est tout simplement irrésistible, les cuivres de
« Heavy Water » rappellent les amours
world de Sitek, la spirale sonore de
« Two Step Twice » entraîne celui qui l’écoute dans une danse peut-être mentale mais pas moins effrénée…
Beaucoup choses se bousculent donc, mais elles sont adroitement canalisées par Sitek, et surtout, offrent des morceaux qui sont chacun des antidotes à l’ennui ou à la morosité.
Sophie Rosemont - Copyright 2012 Music Story