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le 27 décembre 2014
Antifragile, de Nassim Nicholas Taleb
« Les bienfaits du désordre »
Paris, Les Belles Lettres, 2013, 649 pages

Nous commencerons par exposer le cœur de l’argument de Nassim Nicholas Taleb – ce qu’est l’antifragilité – avant d’en explorer les failles.

L’antifragilité s’oppose à la fragilité et se distingue de la robustesse. Est antifragile ce qui profite, jusqu’à un certain point, du désordre. Est robuste ce qui est indifférent au désordre.

L’apport majeur de Taleb, parmi d’autres innombrables dérivations de ce principe et de ses fondements mathématiques, réside dans la distinction, au sein de l’ensemble « robuste », du robuste au sens strict (dans le sens défini ci-dessus) et de l’antifragile.

Le concept talébien d’antifragilité est d’une grande fécondité. N’en donnons que deux exemples : la prostitution, et l’endettement des États.

De prime abord, l’employé bénéficie d’une plus grande sécurité de revenus que la (le) prostitué(e), condamnée à repartir tous les jours à la chasse aux clients. Pourtant, explique l’auteur, si l’employé perd son emploi, il perd tout. Tandis que la perte d’un client, pour la prostituée, n’est qu’un dommage mineur, qui peut être rapidement surcompensé par la rencontre de nouveaux clients. L’exemple de la prostitution est volontiers provocateur, et le raisonnement vaut pour tous les commerçants qui mutliplient les petits clients, au lieu de dépendre de quelques gros (ou d’un seul, comme dans le cas d’un employé).

Ainsi de l’endettement des États. Qu’un État utilise une grande partie de ses revenus fiscaux pour payer les intérêts de sa dette, et tout renchérissement du taux d’intérêt lui fera courir un péril grave et il devra emprunter de plus en plus pour avoir le même effet (ce qui est le schéma pyramidal de type Ponzi). Tandis qu’un État qui n’est pas endetté reste maître de son destin financier, et pourra même mettre à profit une hausse éventuelle des taux d’intérêt. « Quand on n’a pas de dette, on se moque de sa réputation dans les cercles économiques » (page 70). La croissance du PIB ? Facile ! Il suffit d’endetter les générations futures. Dans un paragraphe qu’on croirait sorti de l’histoire économique de Piketty, Taleb constate : « la croissance était très modeste, moins de 1% par tête, tout au long de l’âge d’or de la Réviolution industrielle, la période qui propulsa l’Europe au sommet du monde. Mais, si faible fût-elle, cette croissance était robuste (...) » (page 199). Alors que, de nos jours, la croissance se nourrit de l’esclavage des générations futures. Taleb, qui se définit comme fiscalement conservateur, se prononce pour une règle simple : zéro emprunt, équilibre budgétaire. Ce qui gagne en clarté, mais quid des situations de crises exceptionnelle, telles que la guerre ? Imagine-t-on Churchill refuser de combattre Hitler, au motif de la nécessité d’équilibrer son budget ? N’importe : Taleb pense la fiscalité à rebours de la catastrophe budgétaire actuelle.

Il est peu de domaines – aucun, écrirait probablement l’auteur – dans lesquels le très fécond triptyque antifragile-robuste-fragile ne fasse merveille, et l’auteur en donne des dizaines d’exemples (+ un tableau). Pour autant, sa théorie, même née de la pratique (ce qui est crucial aux yeux de Taleb), n’est pas sans défauts.

Taleb vient de la finance. Allons donc au cœur de son argument en analysant son exemple de l’antifragilité dans le domaine de la finance. Il est plus antifragile, explique Taleb, de placer 10% de son capital dans une start-up, et le reste en numéraire, que tout son capital dans une soi-disant « valeur sûre » (blue chip). Le premier investissement est moins fragile, car l’on s’expose à de forts gains et de faibles pertes. Tandis que celui qui investit dans une soi-disant valeur sûre s’expose à de faibles gains, mais de forte pertes (comme l’employé). La stratégie antifragile que préconise Taleb dispense l’investisseur de s’informer sur les entreprises sur lesquelles il mise. De s’en procurer et analyser les comptes en prenant garde, par exemple, aux barrières à l’entrée dont bénéficient les entreprises considérées, leur ratio prix de l’action sur le volume de la trésorerie, etc. C’est de cette démarche cognitive que l’investisseur antifragile devrait pouvoir faire l’économie, selon l’auteur, qui chiffre l’avantage absolu d’un investissement structurellement antifragile (aléatoire quant aux entreprises choisies) sur un investissement structurellement fragile (tout aussi aléatoire) à 24% (pages 363, 545 pour la fonction mathématique), dans le même temps qu’il se défie, par ailleurs, de la mathématisation des sciences humaines.

Le raisonnement est-il probant ? Partons d’un capital de 100. Investissons 10 dans une start-up. Statistiquement, le plus probable est que nous perdions la mise : ce qui n’est pas grave, puisqu’il nous reste 90. Rééditons donc l’investissement. Dix investissements à 10% (du solde) plus tard, deux possibilités : soit il ne nous reste que 35.1 (abstraction faite des coûts de transaction, inflation, taxes, etc.), soit l’un de nos investissements risqués se sera avéré fructueux. Sachant que le taux de survie à cinq ans des start-ups est de l’ordre de 20%, les deux branches de l’alternative (fort gain, ou perte totale des montants investis) paraissent à peu près aussi probables l’une que l’autre. Or, même dans l’hypothèse du succès de l’une des start-ups dans laquelle nous avons investi, avec un rendement stratosphérique de 100 à 500%, nous n’aurons au mieux recouvré que notre capital initial. Si, par exemple, nous gagnons 500% sur notre cinquième investissement, le gain sera de 32.5 (pour un investissement de 6.5, c’est-à-dire 10% du solde qui restait après les quatre premiers investissements). Un montant qui, ajouté au capital subsistant, nous donne un grand total de 98.2, inférieur au capital initial. À quoi l’auteur répondrait probablement que la start-up ne fera pas 500%, mais 5000 ou 50000%.

Tandis que dans le cas du placement « sûr », même avec un rendement médiocre de 10% sur 5 ans, nous aurons gagné 10% (total 110). Certes, en cas d’effondrement du marché, le « bon père de famille » qui a tout misé sur un blue chip est plus susceptible de perdre la totalité de sa mise qu’avec le mixte talébien (numéraire + start-ups). Mais cela n’établit pas la supériorité intrinsèque de la stratégie talébienne, seulement l’intérêt d’un portefeuille diversifié, puisque même en cas d’effondrement (toujours relatif) du marché, tous les blue chips ne sombrent pas (pas plus que les monnaies), et qu’ils sont plus généralement susceptibles de faire face au gros temps que ne le sont les start-ups. La prétention qu’a Taleb, non seulement de représenter, mais de mathématiser des réalités humaine, paraît une illusion, qu’on mettra moins sur le compte de la fascination des mathématiques, que de la fascination qu’exerce manifestement sur l’auteur la capacité de son esprit à les appréhender.

Mais la vraie difficulté du raisonnement de Taleb réside dans la limite de l’antifragilité. De l’aveu répété de l’auteur, l’antifragile ne bénéficie du désordre que « jusqu’à un certain point » (page 329). Pour un penseur de la limite – le Cygne Noir, cet événement exceptionnel et radicalement imprévisible – on se serait attendu à ce que l’exploration de la limite concrète, réelle de (ou des) l’antifragilité(s), à tout le moins de son statut extra-mathématique, occupe son esprit. Il semble n’en avoir rien été (même si l’auteur note dans ses annexes qu’« à parti d’un certain point, ce qui est concave devient convexe, quand on atteint le préjudice maximal » : page 533, figure n°28). Pourtant, ne pourrait-on plaider qu’en atteignant sa limite, l’antifragilité bascule brutalement dans la fragilité ? Cette perspective du basculement, dont on n’aperçoit pas que l’antifragilité puisse y échapper dans aucun domaine, ne devrait-elle pas rétroagir sur la notion même que nous nous faisons de l’antifragilité ? L’antifragilité ne relève-t-elle pas, en somme, du nominalisme créatif d’un auteur capable d’établir des distinctions signifiantes là où nous ne voyons qu’un même chat gris, mais qui a le défaut de chercher à les absolutiser ? « Le monde est divisé entre ce qui aime et ce qui n’aime pas la volatilité. » (page 512).

Il y a du génie, dans Antifragilité, dont on sent est descendu au fond de lui-même, à la faveur de longues promenades heideggériennes. Mais les défauts, même mineurs face à la fécondité de l’idée principale et de ses sœurs, ne sont pas négligeables. Outre la limite que nous venons d’évoquer, Taleb se laisse aller à conceptualiser des réalités qu’il ne connaît qu’imparfaitement. Ainsi développe-t-il longuement l’idée que les mammifères les plus antifragiles sont les plus petits (en raison d’une moindre exposition à l’environnement). Or, la longévité des mammifères est presqu’exactement corrélée à la taille : plus ils sont grands, plus ils vivent longtemps (on parle des individus, pas de l’espèce). Hegel semble à Taleb l’archétype du penseur antifragile, tandis qu’Aristote incarne la fragilité. En effet, explique Taleb, Aristote théorise la réalité sans égard pour la pratique, c’est donc un idéologue. Le fait qu’Aristote ait étudié la constitution concrète de cent-cinquante-huit cités antiques avant de théoriser ses Politiques semble avoir échappé à Taleb (pour ne rien dire du rapport amoureux de Hegel à l’idéologie pure). Taleb prise l’Antiquité, mais en amateur, par exemple lorsqu’il écrit que les Athéniens qui siégeaient à l’Assemblée (ekklesia) étaient tirés au sort : faux, ce sont les magistrats qui étaient tirés au sort (Manin) ; ce qui n’est pas un détail, puisqu’il y va de la définition du radicalisme démocratique athénien. La supériorité du droit « judge-made » (faits par les juges) semble à Taleb le fruit de sa « diversité », pourtant sans rapport : la plupart des droits « législatifs » sont infiniment plus divers que le droit « judge-made » (droit romain, Common Law) : une année de production législative américaine, belge ou française ridiculise, par sa quantité, la totalité du droit romain classique. La carrière universitaire, voilà l’activité la moins recommendable selon Taleb, professeur à l’université de New York et à la Sorbonne (après celle de banquier, dixit Taleb le « quant », sous-genre du trader).

Quant à sa propre filiation intellectuelle, Taleb s’affirme plus nieztschéen qu’hayékien. À en croire Taleb, Hayek était un vieux barbon ennuyeux, un rationaliste naïf passé à côté du concept d’antifragilité (le philosophe d’Amioun en a autant pour Popper). On reste interdit devant tant d’ingratitude : ordre spontané, auto-organisation, conséquences imprévues des interférences avec ce que nous ne comprenons pas, savoir individuel dépassant ce qui peut être formulé, limites pratiques et cognitives de la vision du monde de l’ingénieur , naïveté de la conception planiste de la société, Polybe, Burke, Hume, Leoni, le savoir universitaire contre le savoir issu de l’expérience, le refus du conservatisme : c’est tout l’univers intellectuel de Taleb qui est viscéralement hayékien. « Le ‘fragilista’ est quelqu’un qui vous incite à vous engager dans des politiques et des actions, toutes artificielles, où les profits sont faibles et visibles, et les effets secondaires potentionnellement graves et invisibles. » (page 21). Certes, sur de nombreux points Taleb ajoute, précise (l’optionnalité), reprend, corrige l’œuvre de Hayek, qu’il complète dans son registre le plus faible (la finance), mais il serait malaisé de trouver ne serait-ce qu’une seule idée structurante d’Antifragile qui soit sans ascendance hayékienne. Pourquoi nier l’évidence ? Il y a bien un registre qui distingue radicalement Taleb de Hayek : l’humour, quasiment à chaque page, qui explique en partie le plaisir qu’on éprouve à lire le Phénicien. Mais cela ne suffit pas à renier sa filiation autrichienne !

Antifragile est également une mine d’aphorismes, jamais gratuits, toujours reflétant la réflexion de fond de l’auteur, plus savoureux les uns que les autres (cfr. également la page Facebook de l’auteur). N’en citons que quelques-uns parmi une myriade : « Il est difficile de faire comprendre à des intellectuels la supériorité intellectuelle de la pratique. » (page 138) ; « Avec des arguments, quelqu’un qui écrit peut porter tort à plus de gens que n’importe quel criminel en série. » (page 465) ; « Ne demandez jamais à quelqu’un son avis, ses prévisions ou ses recommandations. Demandez-lui simplement ce qu’il a — ou n’a pas ¬— dans son portefeuille d’actions. » (page 471) ; « Si j’ai un ensemble de deux cents variables aléatoires, sans aucun lien entre elles, il sera presque impossible de ne pas trouver dans cet ensemble une sorte de corrélation élevée, mettons de 30%, mais ce sera entièrement faux. » (page 507). Gageons que Taleb restera dans l’histoire des idées au moins autant pour ses aphorismes que pour les concepts qu’il aura forgés (Cygne Noir, antifragilité).

En conclusion, Antifragile est une lecture stimulante de la première à la dernière page, qu’on soit d’accord ou pas avec les idées de Taleb, et son style si particulier (dans sa capacité à capter l’attention du lecteur même agacé, comparons-le au Carl Schmitt par exemple du Nomos de la Terre). Si on la dépouille de ses prétentions absolutisantes et mathématisantes, l’antifragilité apparaît comme un apport conceptuel majeur, qui ajoute à notre compréhension du monde en l’affinant, bien qu’elle soit toujours relative à son contexte (et incommensurable d’un contexte à l’autre). Mais reste à voir si l’histoire des idées offrira à l’antifragilité davantage qu’une infrapaginale sous l’œuvre de « ce type très ennuyeux qui ignorait la fantaisie » : Hayek !

Pour terminer, comment ne pas être ému et attiré par l’auteur Nassim Nicholas Taleb, ce penseur de l’antifragilité qui fait preuve, à l’égard de ses critiques, qu’il injurie à longueur de pages (« 95% des calomnies en ligne me concernant sont produites par trois obsédés, toujours les mêmes », page 372 ; « quand on prend des risques, les insultes des demi-hommes (les minus, ceux qui ne risquent rien) ressemblent aux aboiements d’animaux qui ne sont pas humains ; on ne peut se sentir insulté par un chien », page 460), d’une si manifeste, d’une si cruelle, d’une si puérile, finalement d’une si amusante fragilité ?

Drieu Godefridi
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Avec le "Hasard sauvage" et surtout le "Cygne noir", Nassim Nicholas Taleb s'est taillé la réputation d'être l'un des intellectuels les plus en vue actuellement. C'est ce qui m'a encouragé à lire ce livre. Au final, l'impression est mitigée.
Les qualités ne manquent pas à cet ouvrage : Taleb est incontestablement intéressant par son anticonformisme et sa capacité à penser en dehors des schémas pré-établis. Il ne manque d'ailleurs pas la moindre occasion de railler l'élite intellectuelle formée d'universitaires et d'autres personnes déconnectées du monde réel. Le concept même qui sous-tend le livre, l'antifragilité, est effectivement novateur (si ce n'est complètement nouveau) et invite à revoir beaucoup de choses du quotidien sous un autre angle. Et si, plutôt que d'être robuste, nos sociétés, nos organisations, nos vies ne devaient pas plutôt tendre vers l'antifragilté ? Et ainsi, tirer parti des crises et des catastrophe plutôt que de faire de son mieux pour y résister. Autrement dit, il s'agit pour Taleb de créer une société plus organique, plus capable de se régénérer. L'évolution biologique sert d'ailleurs de source d'inspiration constante à l'auteur.

L'idée est féconde et elle est étendue à presque toutes les activités humaines, à commencer par l'économie, spécialité de Taleb. Toutefois, on a fortement l'impression que les exemples choisis sont ceux qui confortent l'auteur dans sa thèse et qu'on passe rapidement sur ce qui cadre moins bien avec la théorie. Et surtout, ces exemples ont tendance parfois à remplacer les démonstrations rigoureuses. Du coup, il arrive souvent que l'on soit intrigué par une idée, qui semble une bonne piste, mais on est rarement complètement convaincu.
Ces quelques réserves passées, c'est surtout la forme qui constitue la principale réserve que j'ai à formuler : le langage de Taleb est vif, naturel et parfois même un peu leste. Du coup, c'est relativement agréable à lire mais c'est aussi un peu trop verbeux. Et on se prend à penser que les 500 pages (une fois déduits les annexes, glossaires, table des matières etc.) auraient finalement pu être condensées pour être plus digestes. Ainsi, on peine à comprendre l'utilité du prologue. Autre souci : "Antifragile" est assez centré sur l'expérience de l'auteur, ce qui plutôt une bonne chose, mais entraîne l'utilisation de références culturelles bien mieux comprises par un américain qu'un européen.

A noter, enfin, que si le livre peut être lu de manière indépendante, la lecture préalable du "Cygne noir", sur lequel il s'appuie, semble recommandée.
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Rien n'est parfait.
Et c'est mieux ainsi.

Taleb veut que nous tirions profit de nos "erreurs", de l'imperfection de ce monde.
Appelons un chat un chat.
Les noms des choses changent. On expliquera un phénomène d'une manière a une époque, et différemment a une autre.
Mais le résultat, lui, est le même !!!
Et c'est ce résultat qui compte !

Il touche des thèmes si différents que la santé, la courage, le désordre, l'histoire, les technologies,...Les options.
Un livre riche de 638 pages (index comprit) .
A lire dans le calme pour mieux s'en imprégner et réfléchir.
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Et s'il fallait rajouter une grille de lecture à notre analyse ? Au fragile, qui ne résiste pas à l'imprévu, au robuste, qui y résiste, il faut ajouter selon Taleb l'antifragile, ce qui bénéficie de l'imprévu. Partant de cette nouvelle typologie, Taleb, l'auteur du célèbre "cygne noir", l'applique à différents domaines, comme la finance, la politique ou la technologie, non sans une grande force de conviction, identifiant divers moyens de rendre les systèmes dans lesquels nous vivons plus "antifragiles". Un essai stimulant, à mettre entre toutes les mains, et qui se lit très facilement.
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Ce pavé est truffé de sophismes en tout genre. Les exemples pour soutenir les différentes thèses de l'auteur ne tiennent pas bien longtemps si on y réfléchit un peu. Et pourtant l'auteur enfile les perles pour nous prouver sa clairvoyance.
Si les projets ou les avions prennent du retard, c'est à cause de la technologie de l'information, les architectes de l'antiquité livraient dans les temps eux (je me demande ce qui permet de l'affirmer). Si des sociétés se sont écroulées pendant la crise de 2008, c'est qu'elle n'était pas anti-fragiles et faisaient trop confiance aux prévisions de ventes. Tout n'est pas faux mais de là à en faire une philosophie il n'y a un pas que l'auteur franchit allègrement.
Vous l'aurez compris, il y a quelques idées intéressantes mais noyées au milieu d'une masturbation intellectuelle. Je n'ai pas aimé ce livre pourtant encensé par la presse.
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Si vous pensiez que le contraire de fragile était "solide" alors ce livre peut vous surprendre. L'auteur développe le concept d'antifragile pour les choses qui supportent les coups ou les chocs sans en être altérés. Les structures évolutives, les êtres vivants ou les personnes ne pouvant la plupart du temps, concorder dans cet établissement. Le concept est intéressant à condition d'avoir suffisamment de temps disponible devant soi pour admettre ce concept et s’imprégner de sa théorie pendant 600 pages.
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le 28 mai 2015
Amazon bonjour;
Le livre ne rentrant pas ds la bte aux lettres le transporteur n'a pas hésité à le déconditionner de son emballage d'origine et à le plier en deux par le centre pour l'insérer ds la bte aux lettres !!!!
C'est inadmissible Il faut prendre soin des livres !!!
De plus il s'agit d'un kdo que je dois offrir ce jour !!! Du jamais vu comme attitude !!
Merci de faire remonter l'information à qui de droit !!
Cdt
Mme de haro
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le 28 octobre 2014
Cela fait le 2e livre de Taleb que je lis, après Le Cygne noir qui, déjà, m'avait très impressionné. Cet opus est aussi époustouflant que le précédent.
Il n'est pas facile de résumer ses ouvrages. Ils sont absolument foisonnants ; comme on dit, on en a pour son argent. Et, pour cette raison même, les décrire en 2-3 lignes ne donnerait qu'une image absolument imparfaite de leur contenu.
Lire Taleb est un voyage. Je comprends que l'on puisse ne pas aimer, notamment le style du bonhomme : il n'a en effet pas la langue dans sa poche, et un certain nombre de corporations en prennent pour leur grade (économistes, financiers, enseignants, consultants, journalistes). C'est peut-être un des points qui m'a gené à la lecture du Cygne noir. Et puis, une fois qu'on y est habitué, cela "passe". En tout cas, cela m'a beaucoup moins géné dans Antifragile, et, au contraire, cela m'a beaucoup amusé.
Mais c'est surtout le fond du livre qui fait voyager. Taleb aborde une multitude de sujets, donne une foultitude d'exemples à ses démonstrations. Il n'y a pas grand-chose en trop.
Bref, pour ce qui me concerne, il y a vraiment un avant et un après Taleb.
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Ce livre propose une réflexion assez intéressante sur la marche du monde sur le mode "ce qui ne nous tue pas, nous renforce", avec beaucoup d'exemples. Il est très facile à parcourir et à comprendre. C'est donc un ouvrage qui n'est pas obscure et c'est une bonne chose.
Ensuite... libre à chacun d'adhérer ou non à la démonstration. Personnellement, quand l'auteur estime qu'il est indispensable de "sacrifier" certaines personnes pour qu'un pays puisse rester fort... cela me dérange beaucoup, les individus ne sont pas les simples cellules d'un corps de mon point de vue... mais malheureusement, c'est ainsi que les gens de pouvoir voient les choses trop souvent, je le crains...
C'est un livre écrit par un américain qui reste très américain dans sa vision du monde par certains aspects (certaines références surtout, qui ne m'ont pas toujours clairement parlé) et je ne suis pas assez omnipotente pour juger de la véracité de tous les propos, mais certaines démonstrations m'ont semblé un peu légère.
Ceci dit, je trouve toujours intéressant de lire ce genre d'ouvrage afin de me forger ma propre opinion sur la marche du monde.
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le 7 novembre 2013
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Le concept de ce livre, c'est l'antifragilité. Ce qui est antifragile, c'est ce qui profite du hasard, et notamment des catastrophes (ici nommées "cygnes noirs") positives ou négatives. Pour être antifragile, c'est simple, il faut éviter la trop grande complication, il faut se laisser des choix (l'optionalité). On préféra aussi ce qui est pratique plutôt que théorique, ce qui est simple que compliqué, ce qui est polyvalent plutôt que spécialisé. Simple, non ?
Tout cela est écrit avec un style très vivant, plutôt facile à lire. D'un coté, je suis d'accord avec la grand majorité de ce qui est dit, mais de l'autre je ne peux que déplorer le manque de profondeur de l'ouvrage. Oui, je trouve que la technique et la pratique sont trop dévalorisées dans l'histoire des sciences, mais quand on l'affirme, encore faut-il ne pas se tromper dans les exemples que l'on donne. La description que l'auteur donne de la naissance de l'informatique, par exemple, est risible. Il cherchait un domaine où les mathématiques n'ont joué aucun rôle, et je ne crois pas qu'il pouvait tomber plus mal que de faire ce choix.
Oui je suis d'accord avec l'idée que les petites unités indépendantes sont sûrement plus efficaces que les gros mammouths: mais expliquer la différence de PIB entre le Liban et la Syrie par cette simple cause me semble extrêmement hasardeux.
De sorte qu'au final, malgré la justesse des vues exprimées, on a l'impression de discuter avec un copain marrant et intelligent, mais un peu hâbleur, dont on aime les opinions à l'emporte-pièce. C'est pas mal, mais on est loin d'une révolution de la pensée.
D'autant que les concepts mathématiques qui sont derrière (Mandelbrot et les long range dependancies, Thom et la théorie des catastrophes, théorie du chaos,...) ou épistémologique (essentiellement, la systémique) ne sont pas des créations récentes.
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