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Antigone (Anglais) CD audio – Livre audio, 1 octobre 2005


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Descriptions du produit

Extrait

Un décor neutre. Trois portes semblables. Au lever du rideau, tous les personnages sont en scène. Ils bavardent, tricotent, jouent aux cartes.
Le Prologue se détache et s'avance.

LE PROLOGUE

Voilà. Ces personnages vont vous jouer l'histoire d'Antigone. Antigone, c'est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. Elle pense qu'elle va être Antigone tout à l'heure, qu'elle va surgir soudain de la maigre jeune fille noiraude et renfermée que personne ne prenait au sérieux dans la famille et se dresser seule en face du monde, seule en face de Créon, son oncle, qui est le roi. Elle pense qu'elle va mourir, qu'elle est jeune et qu'elle aussi, elle aurait bien aimé vivre. Mais il n'y a rien à faire. Elle s'appelle Antigone et il va falloir qu'elle joue son rôle jusqu'au bout... Et, depuis que ce rideau s'est levé, elle sent qu'elle s'éloigne à une vitesse vertigineuse de sa soeur Ismène, qui bavarde et rit avec un jeune homme, de nous tous, qui sommes là bien tranquilles à la regarder, de nous qui n'avons pas à mourir ce soir.
Le jeune homme avec qui parle la blonde, la belle, l'heureuse Ismène, c'est Hémon, le fils de Créon. Il est le fiancé d'Antigone. Tout le portait vers Ismène : son goût de la danse et des jeux, son goût du bonheur et de la réussite, sa sensualité aussi, car Ismène est bien plus belle qu'Antigone, et puis un soir, un soir de bal où il n'avait dansé qu'avec Ismène, un soir où Ismène avait été éblouissante dans sa nouvelle robe, il a été trouver Antigone qui rêvait dans un coin, comme en ce moment, ses bras entourant ses genoux, et il lui a demandé d'être sa femme. Personne n'a jamais compris pourquoi. Antigone a levé sans étonnement ses yeux graves sur lui et elle lui a dit «oui» avec un petit sourire triste... L'orchestre attaquait une nouvelle danse, Ismène riait aux éclats, là-bas, au milieu des autres garçons, et voilà, maintenant, lui, il allait être le mari d'Antigone. Il ne savait pas qu'il ne devait jamais exister de mari d'Antigone sur cette terre et que ce titre princier lui donnait seulement le droit de mourir.
Cet homme robuste, aux cheveux blancs, qui médite là, près de son page, c'est Créon. C'est le roi. Il a des rides, il est fatigué. Il joue au jeu difficile de conduire les hommes. Avant, du temps d'Œdipe, quand il n'était que le premier personnage de la cour, il aimait la musique, les belles reliures, les longues flâneries chez les petits antiquaires de Thèbes. Mais Œdipe et ses fils sont morts. Il a laissé ses livres, ses objets, il a retroussé ses manches et il a pris leur place.
Quelquefois, le soir, il est fatigué, et il se demande s'il n'est pas vain de conduire les hommes. Si cela n'est pas un office sordide qu'on doit laisser à d'autres, plus frustes... Et puis, au matin, des problèmes précis se posent, qu'il faut résoudre, et il se lève, tranquille, comme un ouvrier au seuil de sa journée.
La vieille dame qui tricote, à côté de la nourrice qui a élevé les deux petites, c'est Eurydice, la femme de Créon. Elle tricotera pendant toute la tragédie jusqu'à ce que son tour vienne de se lever et de mourir. Elle est bonne, digne, aimante. Elle ne lui est d'aucun secours. Créon est seul. Seul avec son petit page qui est trop petit et qui ne peut rien non plus pour lui. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Revue de presse

«L'Antigone de Sophocle, lue et relue et que je connaissais par cœur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l'ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre.» --Ce texte fait référence à l'édition Broché .


Détails sur le produit

  • CD
  • Editeur : LA Theatre Works (1 octobre 2005)
  • Langue : Anglais
  • ISBN-10: 158081333X
  • ISBN-13: 978-1580813334
  • Dimensions du produit: 1,9 x 13,3 x 18,4 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.2 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (63 commentaires client)
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En savoir plus sur l'auteur

Grand dramaturge, Jean Anouilh est né à Bordeaux en 1910 et mort à Lausanne en 1987. Issu d'un milieu très modeste, fils d'un tailleur et d'une violoniste, il se passionne très tôt pour le théâtre. Un soir de 1928, émerveillé par la représentation de "Siegfried" de Jean Giraudoux, il décide de se consacrer à l'écriture théâtrale.
Il devient le secrétaire de Louis Jouvet qui dirige la Comédie des Champs-Elysées et interrrompt ses études de droit.Son œuvre est très abondante (quarante-cinq pièces dont une trentaine ont été montées et interprétées par les plus grands comédiens), passant du romantisme à un réalisme inquiétant ou mythique, du pessimisme à la fantaisie. Citons :Le voyageur sans bagage, Leocadia,L'Hermine,Antigone,Colombe,L'alouette,Ornifle,L'invitation au château,Le bal des voleurs.

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31 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile  Par "mygalien" sur 28 janvier 2003
Format: Broché
Loin du style - parfois décourageant pour les lecteurs les moins affirmés - de l'Antigone de Sophocle, cette version contemporaine apporte un regard nouveau sur le mythe d'Oedipe. Jean Anouilh réalise ici une prestation vraiment splendide: reprendre l’œuvre d'un auteur à très grand talent, sans pour autant la dénaturer. Le lecteur peut aisément s'identifier aux personnages, la lecture est aisée et agrémentée de nombreux effets humoristiques (anachronismes, ironie...).
A mon avis, à ne pas manquer.
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23 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile  Par Johan Rivalland TOP 100 COMMENTATEURS sur 2 février 2007
Format: Broché
Ah, Antigone ! Le seul livre que j'ai lu et relu et relirai encore. La malédiction qui touche les descendants d'Oedipe, à la suite du destin tragique et inéluctable de celui-ci. La révolte d'Antigone et la question de l'arbitrage entre la justice humaine et le souci d'ordre de la Cité, du dilemme de la conciliation entre justice et liberté (voir à ce sujet l'excellent « Socrate contre Antigone ? : Le problème de l'obéissance à la loi inique en philosophie morale » de Thierry de Vingt-Hanaps).

Je viens de relire une nouvelle fois cette courte pièce de théâtre, cette fois à mes enfants, qui en ont été ravis ; il n'y a pas d'âge pour philosopher...
On admirera en particulier la présentation mémorable du Prologue au début de la pièce, avec les personnages en arrière-plan, scène qui m'avait tout de suite captivé dès ma première lecture.
Je n'en dis pas plus. Vraiment à savourer. C'est LA pièce qui m'a ensuite guidé vers la lecture de l'intégralité des pièces de Jean Anouilh, qui m'ont énormément plues et que j'aurai plaisir également à lire de nouveau un jour (J'avoue ne jamais avoir eu le courage, en revanche, de lire l'original de Sophocle, dont l'écriture me rebute un peu).
Une oeuvre vraiment immortelle.
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13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile  Par DéLecteur TOP 1000 COMMENTATEURS sur 17 avril 2009
Format: Broché
Dès le lever de rideau, « Antigone » dégage une puissante intensité qui ne cesse de croître avec la succession rapprochée des climax. Ecrite en un seul acte, cette tragédie d'à peine 60 pages étonne par la volonté d'Antigone de ne pas chercher à sauver sa peau. Est-ce sa façon de vibrer, à l'instar de ce que disait Becket dans une autre pièce d'Anouilh: « Il faut jouer sa vie pour se sentir vivre... » ?
Comme Becket, Antigone semble peu attachée à la vie terrestre. Mais si le sacrifice de Becket s'expliquait par son attachement à Dieu, celui d'Antigone pour Polynice, le frère indigne, est plus dur à justifier. Fiancée à Hémon, elle préfère renoncer à cet amour et braver l'interdit du roi Créon. Le père d'Hémon la condamne à mort, car elle a voulu donner une sépulture à son vaurien de frère Polynice qui s'est battu à mort et a tué son autre frère, le bon Etéocle.
« Antigone était faite pour être morte. (...) Polynice n'était qu'un prétexte ». Créon s'explique ainsi le choix d'Antigone, qui ne fait vraiment rien pour échapper à sa condamnation à mort.
Contrairement à d'autres tragédies où l'acharnement du destin repose sur une succession d'éléments contraires, le sort funeste d'Antigone dépend avant tout de son rejet du bonheur et de son mépris des valeurs bourgeoises telles qu'incarnées par la famille royale.
Dans ce sens, Antigone est une parfaite candidate pour la réussite d'une tragédie.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile  Par Jonas sur 10 mars 2014
Format: Broché Achat vérifié
La qualité de l'expédition est irréprochable, mais j'aurais aimé que dans le commentaire de vente, il fut précisé que c'était des extraits et non l'intégrale d'Antigone.
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11 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile  Par StellaSlight sur 17 décembre 2002
Format: Broché
Antigone est l'une des plus grande figure féminine de la mythologie grecque, voire même de l'histoire de la femme en générale. La seconde figure charismatique à laquelle on l'associe souvent est Electre. Il y a néanmoins une touche de féménité et d'humanité en Antigone qu'on ne retrouve pas toujours chez Electre.
Antigone est le symbole de l'intégrité. Ses deux frères, qui se partageaient le trône de Thèbes successivement chaque année, se sont entretués lors d'un combat pour la couronne (guerre dite des 'sept de Thebes'). Antigone montre tour à tour le visage d'une soeur téméraire, d'une nièce impassible, d'une fiancée désespérée et d'une femme très seule. Cette pièce est un chef d'oeuvre. La seule qui puisse la surpasser est Electre de Giraudoux.
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile  Par J-michel Tartayre sur 12 mai 2013
Format: Broché
L'aube se lève sur Thèbes, la célèbre cité grecque qui vit se succéder sur son trône OEdipe, puis ses deux fils Étéocle et Polynice, lesquels finirent par s'entretuer quand Étéocle, au pouvoir depuis à peine un an, refusa de céder les rênes du pouvoir à son frère malgré le contrat passé entre eux stipulant que l'un et l'autre devaient régner une année chacun à tour de rôle. Créon, leur oncle, est devenu le nouveau roi depuis lors et son accession au trône lui autorise d'instituer une nouvelle loi qui défend à tout habitant de célébrer les funérailles de Polynice. Le corps de ce dernier est en effet resté à découvert sous les murs de Thèbes, exposé à la merci des chacals et des corbeaux. Créon entend de la sorte faire de Polynice un exemple de prince indigne à l'obtention de la couronne, un exemple de rébellion devant être condamnée et réprimée.

L'aube se lève sur la ville encore endormie, mais Antigone n'a pas dormi et rentre à peine dans le palais par une porte dérobée. Elle revient d'une expédition nocturne et avoue à sa soeur Ismène, elle aussi frappée d'insomnie, qu'elle vient de recouvrir d'un peu de terre le corps de Polynice, au mépris de la peine encourue en cas de transgression de la loi de Créon, celle de la condamnation à mort...

Du reste, dans cette pièce Jean Anouilh réalise une transposition moderne de la tragédie antique écrite par Sophocle.
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