Guénon réfute ici bien des préjugés, autant de la part des orientalistes et que des "religieux à l'esprit moderne (sans le savoir)", puisque d'une part, il démontre en quoi le taçawwuf (appelé grotesquement "soufisme" par les orientalistes) n'est pas un courant de pensée venu de l'extérieur de l'islâm, mais démontre en quoi il constitue réellement le "Coeur" de l'islâm.
Il critique aussi l'orgueil des historiens occidentaux qui veulent nier l'héritage islamique de leur civilisation moderne (dans ce qu'elle avait de meilleur). Enfin, il aborde quelques sujets intéressants et qui ont leur utilité certaine, en plus de passer en revue le taoïsme, avec une approche rigoureuse et passionnante, tout en mettant en évidence les ressemblances fondamentales avec l'ésotérisme islamique.