Enregistré en 1983 par le maître de l'ambient (assisté pour l'occasion de son frère Roger et de Daniel Lanois), Apollo est tout simplement un chef-d'oeuvre du genre. Eno crée ici des atmosphères spatiales absolument saissisantes, relaxantes mais toujours captivantes pour l'auditeur. C'est en tout cas vrai pour les 7 premiers titres, tout bonnement époustouflants, qui installent une atmosphère tout à tour mystérieuse ("The Secret Place"), inquiétante ("Matta"), contemplative (le sublime "An Ending (Ascent)") voire tout simplement apaisante ("Drift").
Malheureusement, la deuxième partie de l'album est un peu différente, avec des morceaux plus "positifs" mais moins intéressants et surtout l'irruption de guitares assez malvenues (en particulier sur "Silver Morning") qui cassent l'ambiance générale du disque et il faut attendre "Stars", le plug long morceau, pour retrouver les frissons de la première moitié de l'album. Malgré ces petites réservers, Apollo est un superbe disque, indispensable dans toute discothèque ambient qui se respecte.