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Pour ceux qui ne connaissent pas Chad & Jeremy, faisons simple. Chad, c’est Stuart et Jeremy, c’est Clyde. Propres sur eux, bien mis, polis, BCBG, ils sont les ados parfaits que les parents rêveraient d’avoir pour leur fifille. Plus populaire aux States que dans son Old Albion natale pour faire partie du lot brillant des britanniques ayant investi la scène ricaine lors de la british invasion, le duo se fait remarquer par son pop-rock soft (Yesterday Gone, A Summer Song) et ses douces harmonies vocales. Distant Shores de 1966 est là pour le rappeler.

Et puis un jour, alors qu’il trace sa route tranquillement auprès des ados et de leurs mamans, le Sergent Pepper’s des Beatles installe une nouvelle norme qui modifie le paysage sonore de la planète rock. Sous le choc de cet album, le tandem se met à taper dans la boite à pharmacie, au grand dam de ses fans. C’est dans cette direction que se fera leur avenir professionnel. Of Cabbages & Kings (1967), une pièce-concept en 5 mouvements marque le passage dans le pop-folk baroque psychédélique ; c’est à tomber sur le cul.

Les comparaisons avec leur source d’inspiration ou avec les Zombies d’Odessey & Oracle vont bon train, d’autant plus que, dans la foulée, The Ark (1968) enfonce le clou en la matière. Deux incursions dans le psyché et voilà nos teenagers bubblegum solidement installés dans l’acid folk. Sur l’instant, ce changement de cap artistique ne fait pas deux lignes dans la presse, pas plus qu’il n’influe sur les ventes. Seules les mamans anglaises, comme des merlans frits, écarquillent les yeux de surprise. Las, elles s’en détournent, comme de nombreux fans d’alors qui ne comprennent rien au film. Of Cabbages & Kings fait un flop terrible et son suivant, The Ark, ne s’en sort pas mieux. Chad et Jeremy tombent dans l’indifférence totale. C’est le moment choisi par les deux complices pour arrêter les frais.

Et c’est regrettable d’en finir de la sorte, d’autant plus que ce binôme discographique est certainement la chose la plus musicalement aboutie et la plus ambitieuse inscrite à son catalogue. Les critiques ont, depuis, revu leur copie et retiennent plus facilement cette phase finale que le parcours nunuche d’avant. Difficile de leur donner tort.

The Ark se situe dans les mêmes strates psychédéliques et expérimentales que son devancier. Album tentaculaire, le plus surprenant de Chad & Jeremy, The Ark, produit par Gary Usher, entérine les promesses entretenues précédemment en termes de psych ; elles ne sont cependant pas toujours bien concrétisées. Trop d’ambition peut parfois tuer l’ambition. Celle ici affichée tourne occasionnellement à la complexité voire à la prétention, d’où certaines petites incohérences perceptibles et un statut de disque déconcertant. N’est pas lysergique qui veut. Peut-être Chad & Jeremy n’étaient-ils tout simplement pas faits pour une musique qui demande de se mettre l’esprit à l’envers, moyennant pharmacopée, façon Wilson ou Lennon.

Même si ce disque au titre référant à la Bible n’est pas le plus homogène, il n’en est pas moins un travail attirant et intéressant. Ses défauts font son intérêt et son charme. Ils ont eu au moins le mérite de s’y atteler, avec leurs moyens, avec leurs compétences et s’en sortent mieux que d’autres à fond dedans. Je les préfère dans ce registre que dans leur costume de musiciens pour fils à papas.

Le son oscille entre psychédélisme baroque et sunshine pop. De ce répertoire richement orchestré émergent la chanson-titre, Painted Dayglo Smile, The Emancipation Of Mr. X, The Raven, Pipe Dream, le californien Sunstroke, Paxton Quigley’s Had The Course. Belle entreprise de pop-psych, on ne l’oubliera pas au moment du décompte (PLO54).
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le 14 février 2010
Un duo de talent secondé par Gary Usher et ( mais non crédité) Curt Boettcher, une merveille pop.
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