Gregory Arkadin est un personnage Wellessien, on ne peut que l'aimer ou le hair, il n'en ai pas de même du film, on ne peut que l'adorer : Arkadin est un être tel, que les personnages évoluant autour de lui deviennent (presque) sans importance. On est omnubilé par cet homme anbigu, se prétendant amnésique, superbement interpété par Welles.
L'image est quand à elle totalement hypnotique, les plans court distordus se succédent à une vitesse terrifiante et nous entrainent dans ce fabuleux thriller éxotique ou l'intrigue est une excuse, laissant place à une description à la fois drôle, poétique et pessimiste des personnages.
Seul défault, le montage n'est pas entièrement signé Welles, ce dont on a malheuresement l'habitude mais qu'on ne peut que regretter...