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9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Les nouvelles femmes de Stepford ? *, 3 septembre 2008
Le roman de Rachel Cusk commence par un long travelling très maîtrisé qui survole la banlieue résidentielle dArlington Park, non loin de Londres .Le décor est planté , placé sous le signe dune pluie obstinée et agressive, presque voyeuriste,instaurant demblée un vague sentiment de malaise.Unité de lieu donc,Arlington Park,ses"bonnes "adresses et les autres ,où le mal est tenu à distance (le terrorisme est à Londres)mais où les allusions à l'enlèvement d'une petite fille qui reviennent en leitmotif signalent qu'il rôde quand même...
Unité de temps,vingt-quatre heures dans la vie de femmes au bord de la crise de nerfs , voilà qui donne un cadre au roman.
Lauteure sintéresse donc à des habitants de cette banlieue, leur consacrant successivement un chapitre,en se focalisant davantage sur celles qui sont lâme de ce lieu déserté la journée par les hommes.
Ces femmes dont une seule travaille (à mi-temps dans un lycée de filles) vont nous livrer leurs pensées les plus intimes, parfois mélancoliques,parfois pleines de ressentiment,l'une d'elle ayant le sentiment qu'elle a été assassinée par son mari, au demeurant le plus charmant des hommes, sorte de saint laïc. Elle se sent "lourde" , "pleine du dépôt des jours gâchés", une autre, sorte de Bree van de Kamp, se rendra comptedel'image qu'elle projette et qui n'est pas forcément celle qu'elle espérait.9782879295749
D'autres ,au contraire se rassurent en disant que le confort dont elles profitent, elles l'ont bien mérité même si la seule escapade quelles s'accordent est une virée au centre commercial le plus proche... Centre commercial où elles vont croiser celles qu'elles auraient pu devenir,du moins pour certaines d'entr'elles : des filles de seize ans déjà mère de famille.
Les enfants,les leurs et ceux des autres, sont bien sûr au coeur de leurs réflexions mais c'est surtout sur elles mêmes,qu'elles se penchent, sans indulgence, essayant d'être au plus près de leurs vérités.
"C'était un endroit dangereux où vivre, une famille: aussi tumultueux que la pleine mer sous un ciel traître, avec ses allégeances passagères, ses rafales de cruauté et de vertu, ses grandes vagues d'humeur et de mortalité, son incessante alternance de tempête et de bonace" (p. 228). Ou bien encore
"C'est ici que Maisie se sentait le plus éloignée de ses aspirations, voyait son mari et ses enfants comme les étrangers qu'ils étaient de temps à autre. C'est ici qu'elle sentait le plus souvent qu'il étaient dans une pièce de théâtre,et que ce n'était pas une pièce de théâtre qu'elle appréciait"(p.214).
L'auteure ne stigmatise pas pour autant les hommes,ils sont souvent pleins de bonne volonté et mettent volontiers la main à la pâte.
L'auteur se moque comme d'une guigne du politiquement correct, les hommes, la famille et les valeurs de la plus ou moins petite bourgeoisie sont joyeusement passées à la moulinette, le tout avec un style sensible, imagé et puissant. Rachel Cusk sait créer son propre univers et j'attends déjà avec impatience la traduction de ses autres romans. Une vraie auteure.
* Roman d'Ira Levin dans lequel des femmes tout à fait normales au départ se transforment mystérieusement en parfaites petites ménagères pour le plus grand bonheur de leurs époux....
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
d'un ennui profond!, 13 août 2009
N'ayant entendu que du bien sur ce livre, je me demande si je ne suis pas une extra-terrestre!!! Ce livre est long, très très long!!!! L'auteur tente de nous intéresser à plusieurs personnages de femmes dans une banlieue plutôt chic de Londres avec leurs soucis de maris, d'enfants etc....mais que c'est lourd!!! La sauce ne prend jamais, les clichés sont légion et le summum est atteint avec le dernier chapitre qui traite du dîner où tous les protagonistes du livre sont invités et où l'on s'attend à une sorte de récompense pour avoir tenu jusque là et....ben non, le soufflé péniblement monté retombe lamentablement! Je l'ai appelé mon roman purgatoire de l'été c'est vous dire!
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13 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
A lire sous Prozac !, 28 octobre 2007
J'ai manqué très vite de patience avec Juliet et ses états d'âme ! Juliet qui a été une jeune femme brillante qui semble avoir sacrifié vie et carrière prometteuse à un mari nombriliste et à deux enfants encombrants !
Pourtant j'avais envie de la livre ce roman, mais je n'attendais pas ce que j'y ai trouvé -en tout cas au début- Je me suis arrêtée très vite, quand elle décide de se faire couper les cheveux, ce que la coiffeuse vit comme un drame et elle comme un décision essentielle dans sa vie - bon oui c'est symbolique, mais quand même !-
J'ai trouvé ce début tellement caricatural et ne ressemblant à rien, je n'y ai senti aucune once d'humour, j'ai donc décidé de jeter l'éponge !
Mais il vous plaira peut-être !
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