Différente de la seconde symphonie, cette troisième (1928/1929) emploie un presque aussi grand orchestre (avec gong et enclume) mais fait ressortir davantage les solistes (le basson solo et le cor à vide aux débuts des I et II par exemple, suivi d'un solo de trompette) et donne à entendre un travail d'écriture très recherché, presque trop riche, aux ambiances très différentes au sein d'un même mouvement (le I faisant se succéder à une partie dansante un épisode très lyrique apparemment sans rapport avec ce qui le précède). Cette oeuvre demande plusieurs écoutes très attentives pour en apprécier toutes les beautés. Le poème symphonique qui suit, « the happy forest » de 1921, est de forme classique ABA avec un grand travail d'écriture notamment pour les vents, et de couleurs assez debussystes mais malgré son titre, pas franchement descriptif.
Interprétation de haute qualité, comme l'ensemble du cycle. Livret en français.