8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Exceptionnel, assurément l'un des disques majeurs de l'année 2009, tout genre confondu..., 16 octobre 2009
Je ne connaissais pas Robert Wyatt... Et là, j'avoue que depuis quelques semaines, je suis complètement toqué de ce disque, conquis par cette Musique exceptionnelle et atemporelle. "Around Robert Wyatt" ne me quitte plus. De quoi s'agit-il? Et bien, c'est assez dur à définir. Et dans un sens, tant mieux. Certains vous parleront d'un "rock" sinueux ou alternatif aux touches jazz, d'autres d'une musique inclassable, avec ses alliages hallucinatoires... Bref, un OVNI relevant de la transversalité. Adieu étiquettes, adieu compartiments, tris et autres boîtes à savon !
Comme laboratoire , je dois dire que ça faisait longtemps que je n'avais pas entendu quelque chose d'aussi sophistiqué, d'aussi enthousiasmant. Le projet semble avoir été mûri de longue date, tant la qualité au niveau des interprétations est à ce point inouïe. Justement, les voix, parlons-en (moi qui n'aime pas trop le jazz chanté...), ici, elles n'ont rien de classique ou de sirupeux : dix-huit chansons truffées de surprises, d'interprétations à couper le souffle avec l'appel à des jazzmen plutôt méconnus (Eve Risser au piano, Antonin-Tri Hoang au saxophone alto...).
Dans les voix, on trouve tour à tour : Camille, Yaël Naïm, Daniel Darc, Rokia Traoré, Irene Jacob ou encore Arno; amoureusement intrigantes, elles sonnent justes, ont ce quelque chose d'intemporel et d'universel. Un vrai envoûtement céleste. Vous avez encore des doutes ? Récemment, j'ai appris que David Bowie et Elvis Costello citaient Robert Wyatt comme référence incontournable...
Avec du jazz romantique sur "Shipbuilding", de l'érotisme de science-fiction sur "Del Mondo" (mais il y en a tant d'autres...), l'onirisme halluciné sur "Te Recuerdo Amanda" (quel beauté, ce sax!), "Around Robert Wyatt" est appelé à devenir un classique de la pop moderne et un de ces meilleurs disques de jazz que personne ait jamais pensé à classer dans cette catégorie.
Un mot enfin sur l'orchestre national de jazz (l'ONJ) de Daniel Yvinec qui a su saisir l'esprit des compositions. En enregistrant par dessus les voix préalablement enregistrées a capella, les musiciens auraient pu ne pas se fondre aux chansons et proposer quelque chose de plat et d'anecdotique. Rien de tout cela. Grâce aux arrangements somptueux de Vincent Artaud.
Enfin et surtout, le chanteur et batteur qui était à l'origine du projet, est naturellement convié sur quelques titres (Vandalusia, Kew Rhone, Rangers in the night, ou lé génial titre en ouverture, The Song). Daniel Yvinec (remarquable contrebassiste, arrangeur et chef d'orchestre) semble avoir été inspiré comme jamais : dans ce disque, il est en permanence à la recherche d'harmonies suaves, de structures de chansons complexes et d'interprétations précises comme jamais vous n'entendrez à la radio.
PS . Deux disques : quatorze titres sur le premier, quatre sur le second.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Jazz bottom, 1 décembre 2009
Les exercices de croisement de style sont toujours assez délicats et peuvent avoir un impact différent selon l'auditeur qui en fait l'écoute. Je reste pour ma part assez mitigé. D'un côté, l'ONJ, formation de jazz excellentissime, changeante, avec des personnalités de directeur musical très différentes mais des musiciens toujours au top ; de l'autre, un des géants de la scène musicale anglaise, ex-Soft Machine, avec un parcours musical très original où le souci de la mélodie soignée ne nuit en rien à l'originalité des arrangements, grand prix du disque Charles Cros en 1974 pour le splendide
Rock Bottom, amateur d'aventures musicales sans frontières, inspirateur de bien des musiciens et interprètes, inclassable.
On se doute donc que la rencontre des deux donne un résultat de qualité. Or, je suis assez mitigé. Les orchestrations sont splendides mais je reste déçu par les voix. Tout simplement parce que Wyatt est d'abord pour moi une voix : posée, froide de ton (elle m'évoque la couleur blanche), capable de s'étirer longuement dans le temps. J'apprécie pour cela les morceaux que sont "The song", "Kew Rhone", "Vandalusia" et "Rangers in the night". Pour autant, j'ai du mal avec les pièces de Wyatt interprétées par d'autres. "Alifib" n'a rien à voir avec le chef d'œuvre intemporel donné dans "Rock Bottom", "Alliance" est bien en-dessous de l'original qui ouvre
Old Rottenhat. Je pense que si tout le disque avait été interprété par Wyatt, l'effet produit n'aurait pas été le même.
Exercice intéressant, donc, fait par Daniel Yvinec et son orchestre, avec une qualité orchestrale indéniable mais qui, sur la question des voix, me laisse muet !
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Beau, large et grand, 1 juillet 2009
N'étant pas un fan de jazz, j'ai acheté cet album parce qu'il tournait autour d'un des plus grand musicien vivant, Robert Wyatt. Et c'est le choc, plus de plaisir à chaque écoute, une relecture d'une intelligence et d'une sensilité inouies. Bref, ces musiciens ont réussi à trahir ces chefs d'oeuvres tout en leur restant fidèles! Vive le jazz, vive le rock, vive Daniel Ivinec et l'ONJ.Louis.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non