Jeune, fortunée, cynique, arrogante, calculatrice ambitieuse et...Amoureuse, terriblement amoureuse. Voici la Gigi du début de 1883.
Elle était tout cela lors de sa rencontre avec Camden, le nouveau marquis de Tremaine. Nouveau parce que l'ancien venait de mourir quelques jours avant son mariage avec notre pétulante Gigi. Elle était loin d'être malheureuse de sa mort, mais effondrée par la perte des "titres" de marquise et futur duchesse qui auraient dû lui revenir. Ce qu'elle avoue franchement à Camden lors de leur première rencontre. Donc, pas de faux semblants. Cela et la personne de Gigi font que Camden tombe éperdument amoureux d'elle. Le hic, il est promis a une autre personne. Qu'a cela ne tienne, ils s'aiment, Gigi le sait et va tout faire pour évincer sa rivale (elle a quelques remords mais réussit à les étouffer). Réussite absolue, car Camden l'épouse. Oui mais voilà, il sait sa trahison, son subterfuge pour l'épouser, et la colère le prend. Il réclame vengeance. Il la quitte le lendemain des noces.
Dix ans après, 1893, lui est établi en Amérique, elle toujours à Londres, Gigi demande le divorce, et Monsieur vient la voir avec un compromis avant d'accepter le divorce.
Le livre est en balance totale entre deux époques 1883 et 1893. On commence 10 ans plus tard et l'on fait des bons dans le passé pour savoir le pourquoi du comment de leurs déchirements.
C'est réussi, c'est bien écrit, prenant et l'histoire de la mère de Gigi, Victoria, avec le duc de Perrin est très cocasse.
Un livre basé sur des "j'aurais dû...", des moments qui "auraient pu" comme à Copenhague.
Mon avis, je ne comprends pas vraiment la colère de Camden, il a su dès le premier instant qui était Gigi, qu'elle ne reculerait devant aucuns stratagèmes pour avoir ce qu'elle voulait. Il était amoureux, elle aussi, elle a évincer la rivale, pour le bonheur des deux, même si lui ne savait pas ce qu'elle avait fait. Il était libre enfin de l'aimer. Il aurait dû... (encore) lui dire merci.LOL
Une bonne mise au point, des cris peut être, cela leur aurait éviter dix ans de séparations et toutes les douleurs dûes aux affres de l'amour des c½urs éloignés.
Ensuite, l'écrivain veut un peu trop gonfler son roman avec de sans cesse allusions à des peintres, des sculpteurs célèbres, des édifices, des lieux géographiques, bravo, bon, bonne culture (bonnes recherches surtout). Et puis il y a cet horrible nom : Schweppenburg !!! Difficile d'avoir une lecture facile avec des noms de ce type...PTDR !
Donc, dans l'ensemble c'est un très bon livre. Mais qui m'a un peu agacé quand même. D'où quatre étoile sur cinq. Pas mal quand même non ?