Arturo Benedetti Michelangeli

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Biographie

Que n'a--t-on pas dit sur Arturo Benedetti Michelangeli, surnommé le « pianiste du siècle (dernier) » ou le « génie incompris », généralement par des connaisseurs qui situent son art comme un modèle du genre. Né le 5 janvier 1920 à Brescia (Italie), c'est pourtant par le violon qu'il a entre les mains dès l'âge de cinq ans que le garçon s'initie à la musique. Il opte rapidement pour le piano et fait ses classes au Conservatoire de Milan à dix ans.

Un pianiste d'exigence

Durant ces années de formation, il s'imprègne des oeuvres qui ont sa préférence et polit son style qui n'est pas ... Lire la suite

Que n'a--t-on pas dit sur Arturo Benedetti Michelangeli, surnommé le « pianiste du siècle (dernier) » ou le « génie incompris », généralement par des connaisseurs qui situent son art comme un modèle du genre. Né le 5 janvier 1920 à Brescia (Italie), c'est pourtant par le violon qu'il a entre les mains dès l'âge de cinq ans que le garçon s'initie à la musique. Il opte rapidement pour le piano et fait ses classes au Conservatoire de Milan à dix ans.

Un pianiste d'exigence

Durant ces années de formation, il s'imprègne des oeuvres qui ont sa préférence et polit son style qui n'est pas toujours recconu à sa juste valeur. En 1938, lorsqu'il se présente au Concours Eugène-Isaÿe des jeunes musiciens, il termine en septième position, loin derrière le Russe Emil Guilels qui remporte le prix cette année-là. Pourtant, un membre éminent du jury lui prédit une grande carrière et loue sa « technique parfaite », il a pour nom Arthur Rubinstein. L'année suivante, Michelangeli se distingue au Concours international de Genève où il remporte le trophée remis en personne par son modèle, Alfred Cortot, qui le désigne comme « un nouveau Franz Liszt ». Mobilisé pendant la Seconde Guerre mondiale dans l'aviation italienne, Michelangeli reprend les concerts à son retour et s'affirme comme l'un des grands solistes de son temps.

Le pianiste italien âgé d'une vingtaine d'années ne laisse déjà pas indifférent et ce phénomène ira en s'amplifiant au début de sa carrière. Musicien exigeant, il critique les pianos des salles de concert quand il n'annule pas bonnement et simplement voire s'arrête en plein milieu et repart insatisfait des conditions d'exécution. Évidemment, cela ne va pas sans heurts et provoque l'indignation des organisateurs, des spectateurs et des critiques musicaux. Michelangeli s'attire les foudres des uns et des autres, tant est si bien qu'il décidera de faire transporter son propre piano pour ses prestations.

Un pianiste d'exception

Après ses débuts anglais en 1946, la réputation du pianiste est telle qu'il doit faire face à un calendrier de tournées intense. Le public américain le découvre enfin en 1948 et l'année suivante, Michelangeli est l'invité d'honneur des festivités du centenaire de la mort de Chopin à Varsovie. Il donne à cette occasion une prestation mémorable, prise sur le vif et restée dans les annales. Concertiste très demandé à une époque où le disque entre en piste, Michelangeli enregistre dans les studios d'Abbey Road et à New York (Concerto pour piano de Schumann), Los Angeles et Buenos Aires. C'est aussi un professeur dont les leçons au Conservatoire de Bologne puis ceux de Venise et de Bolzano sont très prisées par les jeunes talents surdoués, de même que ses masterclasses entre l'Italie et la Suisse.

Les décennies cinquante et soixante sont celles du règne de Benedetti Michelangeli sur scène malgré une absence de plusieurs années due au surmenage. En 1960, il joue au Vatican devant le pape  le Concerto pour piano n°5 dit « de l'Empereur » de Beethoven puis se retire pendant quelques années. Son retour au concert en 1964 donne lieu à une grande tournée en Union soviétique. La même année, il crée un festival de piano dans sa ville natale de Brescia et à Bergame dont il est le directeur artistique les trois premières années. Il parcourt ensuite le Japon, Israël, les États-Unis et l'Europe. Artiste reconnu au bout du monde mais pas par le gouvernment italien qui lui confisque son piano après la banqueroute de son sponsor, Michelangeli décide de quitter l'Italie pour s'installer en Suisse, à Lugano, d'où il continue à donner ses leçons à des élèves nommés Martha Argerich ou Maurizio Pollini.

Un pianiste en Suisse

La « retraite suisse » de Michelangeli est aussi celle de sa concentration sur les enregistrements. Le pianiste dont la technique est irréprochable n'a pas toujours été satisfait du résultat délivré en studio. Sous contrat avec Deutsche Grammophon, il se penche donc sur cet exercice et publie un récital consacré à Chopin paru en 1972. Pianiste au répertoire ciblé, il excelle dans Beethoven, Bach (particulièrement la Chaconne) et Brahms (Variations sur un thème de Paganini) où il ne rencontre pas d'égal ainsi que dans ses oeuvres favorites comme le Concerto en sol majeur et Gaspard de la nuit de Ravel, le Carnaval opus 9 de Schumann, la Sonate n°2 de Chopin, le Concerto pour piano n°4 de Rachmaninov ou les Préludes (Books 1 & 2 enregistrés en 1984 et 1988) et autres partitions de Debussy. Perfectionniste, Michelangeli fait l'admiration de chefs comme Bruno Walter ou Sergiu Celibidache qui ont collaboré avec lui.

Encore admiré à la fin de sa carrière, Arturo Benedetti Michelangeli joue une nouvelle fois au Vatican en 1987. Au mois d'octobre de l'année suivante, en plein concert à Bordeaux, il est victime en octobre 1988 d'un aneurysme de l'aorte qui le bloque pendant toute une saison. Ses apparitions sont de plus en plus rares quand elles ne sont pas annulées au dernier moment. Après plusieurs prestations remarquables en 1989, 1990 et une tournée japonaise en 1992, il monte sur scène une dernière fois le 7 mai 1993 à Hambourg. Les maladies à répétition se succèdent, en particulier à son coeur qui cesse de battre le 12 juin 1995 à Lugano. Il repose en paix au cimetière de Pura, en Suisse. Copyright 2014 Music Story Loïc Picaud

Que n'a--t-on pas dit sur Arturo Benedetti Michelangeli, surnommé le « pianiste du siècle (dernier) » ou le « génie incompris », généralement par des connaisseurs qui situent son art comme un modèle du genre. Né le 5 janvier 1920 à Brescia (Italie), c'est pourtant par le violon qu'il a entre les mains dès l'âge de cinq ans que le garçon s'initie à la musique. Il opte rapidement pour le piano et fait ses classes au Conservatoire de Milan à dix ans.

Un pianiste d'exigence

Durant ces années de formation, il s'imprègne des oeuvres qui ont sa préférence et polit son style qui n'est pas toujours recconu à sa juste valeur. En 1938, lorsqu'il se présente au Concours Eugène-Isaÿe des jeunes musiciens, il termine en septième position, loin derrière le Russe Emil Guilels qui remporte le prix cette année-là. Pourtant, un membre éminent du jury lui prédit une grande carrière et loue sa « technique parfaite », il a pour nom Arthur Rubinstein. L'année suivante, Michelangeli se distingue au Concours international de Genève où il remporte le trophée remis en personne par son modèle, Alfred Cortot, qui le désigne comme « un nouveau Franz Liszt ». Mobilisé pendant la Seconde Guerre mondiale dans l'aviation italienne, Michelangeli reprend les concerts à son retour et s'affirme comme l'un des grands solistes de son temps.

Le pianiste italien âgé d'une vingtaine d'années ne laisse déjà pas indifférent et ce phénomène ira en s'amplifiant au début de sa carrière. Musicien exigeant, il critique les pianos des salles de concert quand il n'annule pas bonnement et simplement voire s'arrête en plein milieu et repart insatisfait des conditions d'exécution. Évidemment, cela ne va pas sans heurts et provoque l'indignation des organisateurs, des spectateurs et des critiques musicaux. Michelangeli s'attire les foudres des uns et des autres, tant est si bien qu'il décidera de faire transporter son propre piano pour ses prestations.

Un pianiste d'exception

Après ses débuts anglais en 1946, la réputation du pianiste est telle qu'il doit faire face à un calendrier de tournées intense. Le public américain le découvre enfin en 1948 et l'année suivante, Michelangeli est l'invité d'honneur des festivités du centenaire de la mort de Chopin à Varsovie. Il donne à cette occasion une prestation mémorable, prise sur le vif et restée dans les annales. Concertiste très demandé à une époque où le disque entre en piste, Michelangeli enregistre dans les studios d'Abbey Road et à New York (Concerto pour piano de Schumann), Los Angeles et Buenos Aires. C'est aussi un professeur dont les leçons au Conservatoire de Bologne puis ceux de Venise et de Bolzano sont très prisées par les jeunes talents surdoués, de même que ses masterclasses entre l'Italie et la Suisse.

Les décennies cinquante et soixante sont celles du règne de Benedetti Michelangeli sur scène malgré une absence de plusieurs années due au surmenage. En 1960, il joue au Vatican devant le pape  le Concerto pour piano n°5 dit « de l'Empereur » de Beethoven puis se retire pendant quelques années. Son retour au concert en 1964 donne lieu à une grande tournée en Union soviétique. La même année, il crée un festival de piano dans sa ville natale de Brescia et à Bergame dont il est le directeur artistique les trois premières années. Il parcourt ensuite le Japon, Israël, les États-Unis et l'Europe. Artiste reconnu au bout du monde mais pas par le gouvernment italien qui lui confisque son piano après la banqueroute de son sponsor, Michelangeli décide de quitter l'Italie pour s'installer en Suisse, à Lugano, d'où il continue à donner ses leçons à des élèves nommés Martha Argerich ou Maurizio Pollini.

Un pianiste en Suisse

La « retraite suisse » de Michelangeli est aussi celle de sa concentration sur les enregistrements. Le pianiste dont la technique est irréprochable n'a pas toujours été satisfait du résultat délivré en studio. Sous contrat avec Deutsche Grammophon, il se penche donc sur cet exercice et publie un récital consacré à Chopin paru en 1972. Pianiste au répertoire ciblé, il excelle dans Beethoven, Bach (particulièrement la Chaconne) et Brahms (Variations sur un thème de Paganini) où il ne rencontre pas d'égal ainsi que dans ses oeuvres favorites comme le Concerto en sol majeur et Gaspard de la nuit de Ravel, le Carnaval opus 9 de Schumann, la Sonate n°2 de Chopin, le Concerto pour piano n°4 de Rachmaninov ou les Préludes (Books 1 & 2 enregistrés en 1984 et 1988) et autres partitions de Debussy. Perfectionniste, Michelangeli fait l'admiration de chefs comme Bruno Walter ou Sergiu Celibidache qui ont collaboré avec lui.

Encore admiré à la fin de sa carrière, Arturo Benedetti Michelangeli joue une nouvelle fois au Vatican en 1987. Au mois d'octobre de l'année suivante, en plein concert à Bordeaux, il est victime en octobre 1988 d'un aneurysme de l'aorte qui le bloque pendant toute une saison. Ses apparitions sont de plus en plus rares quand elles ne sont pas annulées au dernier moment. Après plusieurs prestations remarquables en 1989, 1990 et une tournée japonaise en 1992, il monte sur scène une dernière fois le 7 mai 1993 à Hambourg. Les maladies à répétition se succèdent, en particulier à son coeur qui cesse de battre le 12 juin 1995 à Lugano. Il repose en paix au cimetière de Pura, en Suisse. Copyright 2014 Music Story Loïc Picaud

Que n'a--t-on pas dit sur Arturo Benedetti Michelangeli, surnommé le « pianiste du siècle (dernier) » ou le « génie incompris », généralement par des connaisseurs qui situent son art comme un modèle du genre. Né le 5 janvier 1920 à Brescia (Italie), c'est pourtant par le violon qu'il a entre les mains dès l'âge de cinq ans que le garçon s'initie à la musique. Il opte rapidement pour le piano et fait ses classes au Conservatoire de Milan à dix ans.

Un pianiste d'exigence

Durant ces années de formation, il s'imprègne des oeuvres qui ont sa préférence et polit son style qui n'est pas toujours recconu à sa juste valeur. En 1938, lorsqu'il se présente au Concours Eugène-Isaÿe des jeunes musiciens, il termine en septième position, loin derrière le Russe Emil Guilels qui remporte le prix cette année-là. Pourtant, un membre éminent du jury lui prédit une grande carrière et loue sa « technique parfaite », il a pour nom Arthur Rubinstein. L'année suivante, Michelangeli se distingue au Concours international de Genève où il remporte le trophée remis en personne par son modèle, Alfred Cortot, qui le désigne comme « un nouveau Franz Liszt ». Mobilisé pendant la Seconde Guerre mondiale dans l'aviation italienne, Michelangeli reprend les concerts à son retour et s'affirme comme l'un des grands solistes de son temps.

Le pianiste italien âgé d'une vingtaine d'années ne laisse déjà pas indifférent et ce phénomène ira en s'amplifiant au début de sa carrière. Musicien exigeant, il critique les pianos des salles de concert quand il n'annule pas bonnement et simplement voire s'arrête en plein milieu et repart insatisfait des conditions d'exécution. Évidemment, cela ne va pas sans heurts et provoque l'indignation des organisateurs, des spectateurs et des critiques musicaux. Michelangeli s'attire les foudres des uns et des autres, tant est si bien qu'il décidera de faire transporter son propre piano pour ses prestations.

Un pianiste d'exception

Après ses débuts anglais en 1946, la réputation du pianiste est telle qu'il doit faire face à un calendrier de tournées intense. Le public américain le découvre enfin en 1948 et l'année suivante, Michelangeli est l'invité d'honneur des festivités du centenaire de la mort de Chopin à Varsovie. Il donne à cette occasion une prestation mémorable, prise sur le vif et restée dans les annales. Concertiste très demandé à une époque où le disque entre en piste, Michelangeli enregistre dans les studios d'Abbey Road et à New York (Concerto pour piano de Schumann), Los Angeles et Buenos Aires. C'est aussi un professeur dont les leçons au Conservatoire de Bologne puis ceux de Venise et de Bolzano sont très prisées par les jeunes talents surdoués, de même que ses masterclasses entre l'Italie et la Suisse.

Les décennies cinquante et soixante sont celles du règne de Benedetti Michelangeli sur scène malgré une absence de plusieurs années due au surmenage. En 1960, il joue au Vatican devant le pape  le Concerto pour piano n°5 dit « de l'Empereur » de Beethoven puis se retire pendant quelques années. Son retour au concert en 1964 donne lieu à une grande tournée en Union soviétique. La même année, il crée un festival de piano dans sa ville natale de Brescia et à Bergame dont il est le directeur artistique les trois premières années. Il parcourt ensuite le Japon, Israël, les États-Unis et l'Europe. Artiste reconnu au bout du monde mais pas par le gouvernment italien qui lui confisque son piano après la banqueroute de son sponsor, Michelangeli décide de quitter l'Italie pour s'installer en Suisse, à Lugano, d'où il continue à donner ses leçons à des élèves nommés Martha Argerich ou Maurizio Pollini.

Un pianiste en Suisse

La « retraite suisse » de Michelangeli est aussi celle de sa concentration sur les enregistrements. Le pianiste dont la technique est irréprochable n'a pas toujours été satisfait du résultat délivré en studio. Sous contrat avec Deutsche Grammophon, il se penche donc sur cet exercice et publie un récital consacré à Chopin paru en 1972. Pianiste au répertoire ciblé, il excelle dans Beethoven, Bach (particulièrement la Chaconne) et Brahms (Variations sur un thème de Paganini) où il ne rencontre pas d'égal ainsi que dans ses oeuvres favorites comme le Concerto en sol majeur et Gaspard de la nuit de Ravel, le Carnaval opus 9 de Schumann, la Sonate n°2 de Chopin, le Concerto pour piano n°4 de Rachmaninov ou les Préludes (Books 1 & 2 enregistrés en 1984 et 1988) et autres partitions de Debussy. Perfectionniste, Michelangeli fait l'admiration de chefs comme Bruno Walter ou Sergiu Celibidache qui ont collaboré avec lui.

Encore admiré à la fin de sa carrière, Arturo Benedetti Michelangeli joue une nouvelle fois au Vatican en 1987. Au mois d'octobre de l'année suivante, en plein concert à Bordeaux, il est victime en octobre 1988 d'un aneurysme de l'aorte qui le bloque pendant toute une saison. Ses apparitions sont de plus en plus rares quand elles ne sont pas annulées au dernier moment. Après plusieurs prestations remarquables en 1989, 1990 et une tournée japonaise en 1992, il monte sur scène une dernière fois le 7 mai 1993 à Hambourg. Les maladies à répétition se succèdent, en particulier à son coeur qui cesse de battre le 12 juin 1995 à Lugano. Il repose en paix au cimetière de Pura, en Suisse. Copyright 2014 Music Story Loïc Picaud


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