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Asmara et les causes perdues - Prix Interallié 1999 Poche – 14 mars 2001


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Son premier roman, L'Abyssin, l'histoire d'une ambassade dépêchée par la cour du Négus auprès du Roi-Soleil, l'a classé d'emblée parmi les maîtres du roman historique. Le suivant, Sauver Ispahan poursuivait avec bonheur dans la même veine. Mais ce goût de l'Ethiopie et cette connaissance intime du pays provenait du fait que Jean-Christophe Rufin y a travaillé comme médecin bénévole au service d'une organisation humanitaire. Dans Les Causes perdues, il concilie son talent romanesque et sa connaissance du terrain pour une aventure ancrée dans la triste réalité contemporaine. En 1985, l'Ethiopie est ravagée par la guerre d'indépendance que mène l'Erythrée. Face à une situation catastrophique pour les populations civiles - déportation, famine, dénuement total encore aggravé par les inondations - les missions humanitaires sont confrontées à un dilemme : doivent-elles collaborer avec la dictature ou abandonner des milliers de réfugiés à leur sort ? Le parti pris de choisir une forme romancée donne encore plus de force à une réflexion qui dépasse le cadre de l'Ethiopie et pose le problème de l'action humanitaire à travers le monde. --Gérard Meudal --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Revue de presse

Ce roman a obtenu le prix Interallié 1999 sous le titre Les causes perdues.



Détails sur le produit

  • Poche: 304 pages
  • Editeur : Gallimard (14 mars 2001)
  • Collection : Folio
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2070417301
  • ISBN-13: 978-2070417308
  • Dimensions du produit: 17,8 x 10,7 x 1,5 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (28 commentaires client)
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En savoir plus sur l'auteur

Jean-Christophe Rufin, médecin, voyageur, écrivain, a publié aux Éditions Gallimard L'Abyssin, prix Goncourt du premier roman et prix Méditerranée , Sauver Ispahan, Asmara ou Les causes perdues, prix Interallié, Rouge Brésil, prix Goncourt 2001, Globalia, La salamandre, Un léopard sur le garrot, Le parfum d'Adam, Katiba, et Sept histoires qui reviennent de loin. Il est membre de l'Académie française depuis 2008.


© C.Hélie Gallimard

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Commentaires en ligne

4.0 étoiles sur 5

Commentaires client les plus utiles

17 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile  Par Hervé M le 18 octobre 2005
Format: Poche
Sans plus, mais enrichissant quand même !
Ne vous attendez pas à un roman de l'envergure de « Rouge Brésil », de « l'Abyssin » ou de « Ispahan ».
C'est un zoom sur monde de l'humanitaire, des difficultés qu'il rencontre pour mener à bien ses missions et des manipulations dont il peut faire l'objet. C'est aussi un rappel de ce qu'a été le désastre humain en Erythrée.
L'analyse est perspicace, le contenu historique précis, le romanesque est emprunt de l'émotion juste nécessaire sans jamais déborder sur une sensiblerie incongrue.
Ce n'est pas du grand Rufin, mais cela reste très enrichissant et très agréable à lire. Lecture que je recommande, ne serait-ce que pour mieux comprendre le drame éthiopien.
Bonne lecture !
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12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile  Par Invictus le 20 avril 2008
Format: Poche
Le monde humanitaire est pénétré, disséqué et mis au jour sans compromis pour ses idéaux et sans indulgence pour ses contradictions par quelqu'un qui le connaît bien puisqu'il fut président d'Action contre la Faim, et surtout il était présent en Ethiopie durant la famine.
L'intérêt du roman vaut par la neutralité engagée de son auteur qui, sur un sujet bien délicat, navigue entre différents points de vue et convictions sans chercher à en imposer un. Rufin comme souvent se veut témoin, engagé certes, mais pas exclusif.

La réalité de la famine en Ethiopie est abordée avec finesse bien que sans concession, avec réalisme mais sans cynisme évitant le poncif de l'affectation excessive. Ce sont sûrement ceux qui ont vécu cette réalité qui peuvent le mieux la décrire. C'est en tout cas tout une grande qualité de Rufin que d'être continuellement dans la nuance, dût-il au passage balayer quelques idées reçues, comme l'illustre le caractère labile du petit Efrem, symbole ambivalent et malheureux de cette Ethiopie dévastée.

Le style fluide et le vocabulaire riche de Rufin trouvent également de nouvelles ressources dans la forme du journal, en particulier dans la description de la psychologie des personnages.

L'Ethiopie enfin est magnifiquement dépeinte, et l'Erythrée portée à la connaissance de ceux qui ignoraient jusqu'à l'existence de ce pays.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile  Par Veilleur TOP 100 COMMENTATEURS le 2 juillet 2008
Format: Poche
Jean-Christophe Rufin a une qualité indéniable : celle de savoir écrire... et de bien écrire. C'est tout le plaisir que l'on a en lisant ce livre qui montre les facettes de l'humanitaire, vues du côté des fameuses ONG (lesquelles n'échappent pas aux jeux de pouvoir), et vues du côté des Éthiopiens.

C'est bien écrit mais cependant, on ne ressent pas le souffle que peuvent avoir des livres comme "Rouge Brésil" ou "Globalia". L'action se cherche mais y a-t-il vraiment une action ? La réflexion si chère à l'auteur se cherche aussi mais pourrait-il en être autrement dans ce livre retraçant les méandres de l'humanitaire ? Le très grand avantage est d'avoir placé "l'action" dans le regard et la plume de ce vieil arménien, ce qui permet de prendre de la distance avec le champ émotionnel. Il faut remercier JC Rufin de ne pas nous infliger des tartines de morale sur le thème de "Sauver l'Afrique". Sans aucun doute, son expérience personnelle le vaccine contre cette tentation.

En résumé, un bon livre bien écrit mais une tonalité aigre-douce qui n'apporte pas vraiment l'enthousiasme du lecteur.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile  Par Ripley le 25 février 2011
Format: Poche
Les cinquante premières pages sont délicieuses mais les suivantes ne sont pas à la hauteur. L'humour cinglant du début laisse place à un ton plus sérieux, voire ennuyeux. Le roman prend alors des allures de traité politique tandis que le personnage malicieux d'Hilarion s'efface devant les considérations d'ordre géo-politiques. Il reste la belle plume de l'auteur de l'Abyssin qu'on a plaisir à retrouver.
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19 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile  Par DEMOLY Catherine le 1 mai 2002
Format: Poche
Le journal intime d'un Africain érudit qui voit arriver les convois humanitaires européens, dont il souhaite s'attirer la sympathie. On s'attache vite au vieux héros sympathique et sensible qui tente de nouer des liens par tous les moyens avec les médecins européens. Roman touchant, parfois amusant, très réaliste et surtout facile à lire, avec le style très classique et la richesse du vocabulaire de JC RUFFIN.
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile  Par Gerard Müller TOP 100 COMMENTATEURSVOIX VINE le 5 novembre 2011
Format: Poche Achat vérifié
Asmara et les causes perdues./J.C.Rufin
Ce court roman est une chronique fort intéressante relatant les péripéties et hocquemelles rencontrées par une organisation humanitaire en Éthiopie, un pays alors en déshérence et livré à la guerre civile.
Le personnage principal est le narrateur. Hilarion, résident de vieille souche arménienne est un fin observateur et c'est son journal qu'il nous livre comme trame de ce récit. Il évoque avec nostalgie la colonisation italienne et ses hauts faits historiques, dont il ne reste que des vestiges architecturaux abandonnés aux blessures du temps et des guerres. Commerçant à Asmara, trafiquant en tout genre, usurier à ses heures , Hilarion est un personnage haut en couleur, riche mais désabusé, observateur curieux et avisé, un véritable espion avec son réseau de renseignement . Il a tissé au fil du temps un lacis de relations éclectiques qui lui sont très utiles et dont il sait faire profité ses amis.
Hilarion est sans illusion par devers lui, tant sur la nature humaine que sur l'utilité et l'efficacité des « humanitaires », mais il joue le jeu. « L'âme est ainsi faite que vous vous habituez à toutes sortes d'injustices lorsqu'elles paraissent constituer la trame même de la vie. » Et plus loin : « Nous sommes habitués ici à ce que la famine fauche les rangs des hommes ; c'est un des faits constants de la nature. Mais vu par les Européens, tout cela paraît insupportable. »
Disons que ce roman a une valeur documentaire. N'y cherchez pas le grand Rufin de « Rouge Brésil ».
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