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Littéralement assassiné par la critique, le public et le jury du Festival de Cannes en 1997,
Assassin(s) est le film maudit de Matthieu Kassovitz. Phénomène somme toute classique pour un jeune réalisateur dont le film précédent avait été adulé. Pour autant, dans la courte filmographie du réalisateur des
Rivières pourpres, c'est de loin son film le plus passionnant. Imparfait, brouillon, parfois confus, certes. Mais son propos audacieux, tout comme le brio de sa mise en scène, retient l'attention. Tout d'abord, le sujet : après s'être attaqué au racisme dans
Métisse, aux bavures policières dans
La Haine, le voici qui s'en prend aux sociétés occidentales, grevées par la violence et l'irresponsabilité. Si sa dénonciation tous azimuts manque parfois son objectif, elle n'en est pas moins vigoureuse. En témoignent les versions trash des publicités pour une marque de chaussure de sport bien connue, ou d'une célèbre sit-com pour ados. Ensuite, il confirme ici son exceptionnel talent de réalisateur. Bourré de références – de
Miller's Crossing aux
Affranchis –, son film s'ouvre sur une première demi-heure étonnante, tout proche du fantastique social d'un
Buffet froid ou d'un
Quai des Brumes. Enfin, il a eu l'ingénieuse idée de rassembler autour de lui des collaborateurs de toutes générations et de tous horizons : le collaborateur habituel des frères Coen, Carter Burwell à la musique, l'un des fondateurs de Starfix, Nicolas Boukhrief au scénario, sans oublier Michel Serrault, étonnant en papy flingueur héroïnomane. Manière pour Matthieu Kassovitz de rendre hommage envers tout un cinéma qui irrigue son imaginaire.
--Sylvain Lefort
Descriptions du produit
Tueur de son état depuis 40 ans, M. Wagner aime le travail bien fait et pratique son métier avec amour et une éthique ambiguë mais réelle, et selon lui nécessaire. Lorsqu'il rencontre Max, jeune homme sans emploi, il pense avoir trouvé son successeur. Il va s'appliquer à lui enseigner son savoir-faire et son sens de l'éthique...