Robin Hobb fait ici preuve d'une maitrise dans l'intrigue, les sentiments et la psychologie des personnages qui est digne des plus grands.
Le début d'une trilogie, ou plutôt même d'une trilogie de trilogies (car après celle de l'Assassin Royal, il y a celle des aventuriers de la mer, puis celle sur le Prohpète Blanc, toutes dans le même monde, avec des personnages qui se croisent et se rencontrent habilement), dans lequel, je dois l'avouer, je me suis laissée prendre par surprise.
Dès les premières pages, on sait que l'on ne lévera pas le nez avant d'avoir fini, tenu en haleine comme jamais, et c'est avec regret que, vers les deux heures du matin, la fatigue nous empêchera de lire, et nous obligera à éteindre la lumière. Fitz, le Fou, Vérité et Burrich sont attachants, certes, mais ils sonnent vrais; quant à Royal, beaucoup moins royal que son nom ne le laisserait supposer, c'est un "méchant" très crédible, tant par l'attitude que les motivations...
435 pages de pur bonheur!