S'il ne devait en rester qu'un de l'âge d'or d'Astérix, c'est à dire des albums écrits par le regretté René Goscinny, mon choix se porterait sur cette "Zizanie". Après avoir relu attentivement toute la série, c'est vraiment dans celui-ci que tout le génie des auteurs apparaît, tant pour les textes savoureux, la dynamique de l'action, les enchaînements du scénario, la fluidité des dessins, l'humour cinglant, les bagarres homériques.
Et surtout, surtout parce qu'il est traité des relations humaines, de la jalousie, de la naïveté ["Naïf, moi" (César)], des relations de pouvoir, de la domination, de la désinformation, de la manipulation des foules... Tout cela dans un format réduit d'album qui concentre autant d'informations qu'un long traité sur le sujet.
Les albums d'Astérix de ces années-là étaient déjà marqués par l'intemporel, mais celui-là touche tout simplement à l'universel.