Au-delà du mal et plus d'un million d'autres livres sont disponibles pour le Kindle d'Amazon. En savoir plus

Acheter neuf

ou
Identifiez-vous pour activer la commande 1-Click.
ou
en essayant gratuitement Amazon Premium pendant 30 jours. Votre inscription aura lieu lors du passage de la commande. En savoir plus.
Acheter d'occasion
D'occasion - Bon Voir les détails
Prix : EUR 1,26

ou
 
   
Plus de choix
Vous l'avez déjà ? Vendez votre exemplaire ici
Commencez à lire Au-delà du mal sur votre Kindle en moins d'une minute.

Vous n'avez pas encore de Kindle ? Achetez-le ici ou téléchargez une application de lecture gratuite.

Au-delà du mal [Poche]

Shane STEVENS , Clément BAUDE
3.9 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (86 commentaires client)
Prix : EUR 9,10 Livraison à EUR 0,01 En savoir plus.
  Tous les prix incluent la TVA
o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o
En stock.
Expédié et vendu par Amazon. Emballage cadeau disponible.
Voulez-vous le faire livrer le samedi 27 décembre ? Choisissez la livraison en 1 jour ouvré sur votre bon de commande. En savoir plus.
‹  Retourner à l'aperçu du produit

Descriptions du produit

Extrait

Chaque année au printemps, la brume qui se répand comme une colère sourde sur la baie de San Francisco semble plonger la ville dans le mercure. Elle passe et disparaît sans rien altérer, sans laisser de trace, et pourtant jette un voile sur tout ce qu'elle touche, transformant la nature, même pour un bref instant, en un vrai mystère. Nulle part ce phénomène n'est plus manifeste qu'au nord de la ville, sur la côte, le long des langues de terre qui s'avancent dans la baie de San Francisco. C'est là, en effet, que cette brume immémoriale déploie toute sa magie pour envelopper les champs, les criques et les villes chatoyantes. C'est aussi là que mille légendes populaires plantent leur décor. Et c'est là, enfin, que trône l'inquiétante prison de San Quentin, lugubre, noire, surgissant du brouillard comme un paysage de pierre meurtri. Bien souvent, aux premières heures du soir, on dirait que San Quentin est le phare du bout du monde.
C'est par une journée comme celle-ci, le 2 mai 1960 pour être exact, qu'un condamné à mort fut conduit dans la chambre à gaz de San Quentin. Il était entouré de quatre gardiens, dont deux le sanglèrent rapidement à l'une des deux chaises métalliques - celle de droite -que comportait la petite pièce aux murs d'acier. On plaça un stéthoscope sur son torse. Le gardien-chef lui souhaita bonne chance. L'homme ne montra aucune émotion au moment où ses geôliers quittèrent la pièce puis, par un ultime tour de volant, verrouillèrent la porte en métal. Il ne détacha pas son regard des soixante témoins, rassemblés à l'extérieur de la cellule octogonale, qui l'observaient à travers cinq vitres épaisses. Les dernières prières avaient déjà été prononcées, de même que les derniers mots pour tenter de sauver Caryl Chessman. Pendant douze ans, il s'était battu devant les tribunaux californiens et la Cour suprême des États-Unis pour que ce jour n'arrive jamais. Maintenant, le combat était terminé. À l'âge de 36 ans, Caryl Chessman avait perdu la partie et attendait le châtiment de la mort.

Revue de presse

Après vingt-cinq ans de malédiction éditoriale, le livre qui a forgé l'image du tueur en série est enfin disponible, traduit en français aux éditions Sonatine. Comment le livre fondateur du genre thriller, référence absolue pour King, Ellroy ou Harris, a-t-il pu rester dans l'ombre aussi longtemps ? Voici trois bonnes raisons de lire Stevens...
Au-delà de l'événement d'une parution aux airs de résurrection, l'ouvrage est un bijou. Tout d'abord du point de vue de l'intrigue, finement menée, échafaudée autour du personnage diabolique Thomas Bishop...
Lecteur captif d'une intrigue palpitante, on assiste aux massacres, comme de l'intérieur, présent aux actes et pensées du tueur. Thomas Bishop inflige au corps des femmes ce que mérite, selon lui, le Malin : il éviscère, déchiquette, découpe et grave les initiales de son père, ou de celui qu'il croit être son père, Caryl Chessman, de la pointe de son grand couteau dans la chair de ses victimes. En filigrane, Chessman apporte une dimension sociologique au roman. Ce personnage ayant existé, il ancre la fiction dans le réel. Le cas Caryl Chessman, violeur multirécidiviste condamné à mort, à l'époque la chambre à gaz, défraya la chronique dans les années cinquante et scinda l'Amérique en deux : pour ou contre la peine de mort. (Julie Malaure - Le Point du 4 juin 2009)

Après deux années de recherches, pour obtenir l'autorisation de le publier en français, l'éditeur a fini par retrouver l'agent gérant les droits de cet ouvrage oublié. Miracle, car ce polar est exceptionnel, un de ceux qui vous attachent pieds et poings liés, qui vous poursuivent, vous remuent. On l'a lu d'une traite et on a envie de recommencer...
Le génie de Shane Stevens est d'écrire dans un style dépouillé, sans pathos ni adverbes, sur un mode quasi journalistique, proche du grand Truman Capote reconstituant dans De sang froid l'itinéraire de deux meurtriers aux Etats-Unis à la fin des années 1950. Shane Stevens n'a pas réalisé le même travail d'enquête. Mais lui aussi est parti du réel, s'inspirant de la vie de Caryl Chessman, surnommé "le braqueur à la torche rouge", condamné à mort pour viols, exécuté en 1960 après avoir écrit plusieurs livres et contribué à lancer le débat sur la peine capitale aux Etats-Unis. Caryl Chessman, dont il raconte minutieusement les dernières minutes dans le couloir de la mort. Caryl Chessman, dont l'écrivain imagine qu'il pourrait être le père et l'inspirateur involontaire de Thomas Bishop. Comme si Buffet, Bontems ou Ranucci, parmi les derniers condamnés exécutés en France, devenaient les personnages d'un thriller faussement réaliste... (Luc Bronner - Le Monde du 26 juin 2009) --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Présentation de l'éditeur

Thomas Bishop avait dix ans quand il a tué sa mère. Retrouvé au pied du poêle, un bout de chair carbonisé à la bouche, il a passé quinze ans en institut psychiatrique. Là, il a appris. À mentir. À cacher. Mais il est prêt. Le soir de son évasion, il pulvérise à la hache le crâne de son compagnon. On le croit mort. Il court les rues. Et c'est sous le nom de son malheureux partenaire qu'il terrorisera Los Angeles, Chicago, New York. Ses talents d'acteur, ses multiples identités, son visage d'ange jouent en sa faveur. Les filles sont retrouvées, une à une, massacrées. L'opinion s'offusque. On parle de rétablir la peine de mort dans plusieurs états. Les politiciens s'en mêlent, la mafia s'agite, la presse enquête. Parmi les journalistes, un nommé Adam Kenton fait des merveilles. Mais le monstre reste en liberté. Pour la société qui l'a créé et qui, aujourd'hui, souhaite sa mort, Bishop est l'homme à abattre. Le mal absolu. Son enfant...

Biographie de l'auteur

Shane Stevens (probable pseudonyme) est né à New York en 1941. Il a écrit cinq romans entre 1966 et 1981 avant de disparaître dans l'anonymat.
‹  Retourner à l'aperçu du produit