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Le volume du journal de Renaud Camus pour l’année 2008 doit son titre à un séjour que l’écrivain fit ce printemps-là à Vancouver, sur l’invitation de l’université de Colombie-Britannique. Il était alors obsédé, comme bien d’autres avant lui, par le titre du poème et du recueil du poète belge Marcel Thiry, Toi qui pâlis au nom de Vancouver : ces mots ne l’ont pas quitté pendant son séjour passé en grande partie enfermé, fiévreux, dans une chambre d’hôtel, avec, il est vrai, toute la ville à ses pieds à travers la large baie d’un étage élevé.
L’année 2008 voit aussi un retour en Ecosse, sur les traces de Rannoch Moor et à la recherche de maisons d’écrivains et d’artistes qui feront la matière du deuxième volume britannique des Demeures de l’esprit, tandis qu’est préparé aussi, sur les chemins du Sud-Ouest, le deuxième volume français de la même série, contemporain du roman Loin. Cependant la vie suit son cours, avec les aléas familiers aux lecteurs du journal : histoires de tours qui menacent de s’effondrer, de débats idéologiques, de réflexions sur la langue et la culture, de hauts et bas du micro-parti politique dont l’auteur est président, l’In-nocence. On retrouve les figures coutumières, Pierre, la mère, le peintre Marcheschi, Alain Finkielkraut, la Société des Lecteurs et son forum, et encore et toujours la chaudière, le toit, la banque, les factures mais aussi la lumière, les paysages, les chemins, la phrase.
Né en 1946, Renaud Camus, ancien pensionnaire de la Villa Médicis, est fait Officier des Arts et des Lettres en 1995. En 1996, il reçoit de l’Unesco la médaille Picasso en vermeil pour son action culturelle et l’ensemble de son œuvre ; l’Académie française lui décerne le prix Amic. Son œuvre est publiée aux éditions P.O.L et aux éditions Fayard où il publie régulièrement son journal.
© Photo : Luc Charcellay
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Commentaires client les plus utiles
12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Trop,
Par Clitandre (Ste Livrade sur Lot, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Au nom de Vancouver : Journal 2008 (Broché)
La lecture des Journaux d'écrivains (Paul Léautaud, Jules Renard, les Goncourt... pour ne citer que les meilleurs classiques) implique naturellement des temps forts et... des longueurs. "Au nom de Vancouver" correspond au journal tenu en pointillé par Renaud Camus pendant l'année 2008. J'ose à peine l'énoncer ainsi, mais il s'agit d'un... temps faible. Beaucoup trop de copié/collé, de répétitions et comme il le dit lui-même, pas assez de temps réellement consacré à cette partie de son oeuvre cette année-là. Renaud Camus raconte comment il se retrouve enchaîné certains jours à produire "plus de dix mille signes" : moins de signes, plus de sens, voilà bien ce que que nous souhaitons tous. Plus que d'habitude, depuis 2000, j'ai ressenti l'impression de tourner en rond en vain et même, ce qui est rare en lisant Renaud Camus, de m'ennuyer : lorsqu'il s'efforce de se réveiller lui-même par des rappels de ses relations sexuelles passées, cela ne marche pas. Dans un Journal, un radotage, provocant ou non, ne vaudra jamais une description (une saillie ?) actuelle. Rectifions pour finir cette critique forcément un peu injuste : un "cru moyen" du Journal de Camus reste une lecture au-dessus de la moyenne des lectures, celles proposées sur les tables des libraires ou celles aveuglément "recommandées" par Amazon. Une fois de plus me voilà déjà en train d'attendre le volume suivant. Avec la possibilité de savourer ses autres écrits, la publication de la série "Demeures de l'Esprit" par exemple : merci pour " Danemark, Norvège" paru en même temps que le Journal 2008. Le tropisme forcené vers le sud, la domination médiatique et touristique du monde méditerranéen ou asiatique, nous ont tant détournés de nos cousins nordiques que par cette invitation érudite à retourner les voir, les lire ou écouter leurs musiques, Renaud Camus leur donne un air à la fois exotique et familier surprenant. Rafraichissant.
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