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2.0 étoiles sur 5
la grande imposture, 16 octobre 2008
Autant 99F et Windows on the world sont pour moi deux très bons romans, le premier par sa dénonciation des coulisses de la société de consommation et l'intéressant paradoxe qui développe (je hais la pub... mais je me vautre dans le luxe qu'elle me donne), le second pour l'émotion qu'il arrive à transmettre au lecteur, autant les autres romans étaient déjà nettement moins bons, mais, avec le recul, on pourrait leur reconnaître un semblant de sincérité, voire de candeur pour les premiers, mais là... Je m'explique. Quoi qu'on en dise, j'aime -bien malgré moi- le style Beigbeder... même si ce n'est pas toujours du meilleur goût et la plus fine légèreté, j'aime ce mélange des style bobo/trash. Donc je suis son oeuvre avec plus ou moins de plaisir et de surprise. Alors quand j'ai vu sur la couverture : "la suite de 99f", je me suis dit : "Chouette, je vais passer un bon moment". Mais, là où 99F accumulait les dénonciations et enflait son paradoxe, nous racontait une histoire, nous prenait à partie, nous mettait face à notre réalité... "au secours, pardon !" n'est qu'un étalage obscène des réflexions creuses d'un chasseur de mannequins pédophile... Assumer sa lâcheté, justifier son errance en y donnant des références parentales et même la présence d'un prêtre ne justifie en aucun cas le fait de se vautrer dans la fange sans essayer de s'en sortir... bien trop facile que de sombrer ! Donc point d'histoire ici et pas une once de sincérité... On sent bien que l'auteur surfe sur la vague du film adapté par Jan Kounen... et même si la dernière page (oui la toute dernière) vous met un coup de poing à l'estomac, c'est bien insuffisant au regard du vide de ces 300 pages... En fait, peut être que la force de ce livre n'est qu'une force commerciale représentée par un sticker collé en première page... et dans ce cas, oui, c'est bien la suite de 99F...
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
NULISSIME, 6 mars 2010
Frédéric Beigbeder est capable du meilleur comme du pire. Bon bah là, clairement, c'est le pire de tout ce que j'ai pu lire de cet auteur. Je me suis royalement ennuyé. J'ai même failli abandonner avant la fin tellement c'était médiocre. Cela dit, je me répète, il ne faut pas juger l'oeuvre de cet écrivain sur cet unique bouquin. C'est son livre le plus nul. Les autres sont donc par définition meilleurs, ouf !!
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4.0 étoiles sur 5
`Je suis ici pour appeler au secours et demander pardon', 11 février 2012
Octave PARANGO (le rédacteur publicitaire de 99 francs) est de retour ; à 40 ans, il est désormais `talent scout' à Moscou : il doit trouver le nouveau visage de L'Idéal - Because you are all unique - le leader mondial de l'industrie cosmétique. C'est l'agence de mannequins Aristo qui lui a confié cette mission. Mais Octave est en pleine crise existentielle et le pire est à venir... Une nouvelle fois, Frédéric BEIGBEDER se met en scène dans un métier et des situations sortis tout droit de son imagination*. On retrouve son sens de la formule et des jeux de mots : `En Russie, la souffrance physique sert à oublier la souffrance morale', `Les bombes, je les préfère sexuelles, et les attentats, à la pudeur', `Jésus-Christ : c'est nous qui l'appelons au secours et c'est lui qui nous demande pardon', `La mort, on n'en sent le vertige qu'au moment d'enfoncer la touche << supprimer >> sur le nom d'un ami dans son portable', `C'est bizarre comme la mémoire trie les déchets - serait-elle favorable au recyclage des ordures ?' ou encore `En Russie nous sommes passés directement des privations aux privatisations'. Cynisme, humour trash et autodérision sont les piliers de ce roman qui peut paraître décousu, mais un fil conducteur (la quête d'Octave) maintient bel et bien l'intérêt jusqu'à la fin. L'auteur se disperse un peu à mi-parcours, et se répète (quant à son admiration pour Lena) dans les deux dernières parties, mais globalement, sa confession ne manque pas de piment. Il nous gratifie même d'un coup de théâtre dans les toutes dernières pages du livre. 3,5 étoiles /5. * même si la plupart de ses romans sont d'inspiration autobiographique.
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