Voyant parmi les visions fugaces de femmes disparues, d'ancêtres regrettés, de paysages merveilleux et inconnus, Gérard de Nerval nous entraîne dans les méandres de son âme et de sa folie.
A travers son regard, nous vivons ses hallucinations, nous partageons ses mystères. Lire Gérard de Nerval, c'est voguer vers l'inconnu. Après, rien n'est plus comme avant. Vous pensiez être dans le réel ? Erreur, le réel n'est que la fusion du rêve et de la vie ! --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
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11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
La plus belle prose poétique de notre langue ?,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Aurélia (Poche)
Dès les premières lignes, impossible de ne pas sentir le chef-d'oeuvre de l'art bref. Il s'agit peut-être de la plus grande nouvelle (novella ?) jamais écrite. J'ai lu d'innombrables récits fantastiques, mais celui-là respire le génie à chaque phrase, chaque virgule. Je n'ai jamais lu un style aussi puissant qui VIT littéralement en nous racontant dans une sorte d'esthétique clinique ce "journal d'un fou". Nerval est mort pendu ; l'Art dépasse la vie.
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8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Orphée et Eurydice,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Aurélia (Poche)
Nerval est à deux petites années de son suicide, en pleine détresse morale et financière, lorsqu'il écrit ce chef-d'œuvre hélas inachevé, au mitan du XIXème siècle. Au même moment naît Van Gogh, l'autre "suicidé de la société" selon Artaud. Libre à chacun d'y voir une transmigration des âmes damnées...La perte d'un amour pur comme une sylphide va plonger la narrateur dans des profondeurs insoupçonnées, aux frontières du rêve, de la rédemption, de la vie, de la folie, de l'amour et de la mort. C'est un véritable Orphée descendu aux Enfers de l'hallucination pour y récupérer son Eurydice en transfigurant le monde de sa lyre poétique ; son voyage et sa quête résonnent donc comme une géniale relecture du mythe. Les visions, autant inspirées de scènes d'Orient, de délires mythologiques que d'épisodes de la Bible, sont décrites avec une beauté inégalable et une précision telle qu'il est impossible de penser que Nerval les aient inventées. La présente édition contient également d'autres textes, dont deux mémorables : "Le Christ aux Oliviers", poème magistral sur la fin du Messie, et "Corilla", succulent opéra-comique. Petite anecdote : c'est dans Aurélia qu'on trouve la phrase "Arrivé sur la place de la Concorde, ma pensée était de me détruire" dont Cioran disait qu'aucune phrase, de toute la littérature française, ne l'avait "autant poursuivi". On imagine sans peine le pouvoir vertigineux de cette littérature onirique d'exception sur certaines âmes... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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