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Auschwitz [Album]

Pascal Croci
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Descriptions du produit

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C'est une bande dessinée pour témoigner. Elle raconte la vie quotidienne au camp d'Auschwitz-Birkenau. L'auteur, Pascal Croci, a consacré cinq années à cette entreprise ambitieuse et délicate. Très marqué par Shoah, le film de Claude Lanzmann, puis par une exposition de dessins de déportés organisée à Paris en 1993, il a éprouvé le besoin d'apporter sa contribution au devoir de mémoire.

Avant lui, Art Spiegelman avait déjà abordé le même sujet avec Maus. Dans son livre, où il relatait la vie de ses parents déportés à Auschwitz, Spiegelman représentait les nazis sous forme de chats et les juifs en souris. Ici, Pascal Croci s'en est tenu à un traitement réaliste. Il s'est appuyé sur les récits d'anciens déportés afin de restituer le plus fidèlement possible leurs conditions d'existence. Et son dessin, en noir et blanc, refuse tout effet d'esthétisme et de voyeurisme. En complément, un long entretien avec Pascal Croci ainsi que des extraits des témoignages qu'il a recueillis prolongent la lecture. --Gilbert Jacques --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Présentation de l'éditeur

Ex-Yougoslavie… Kazik et sa femme se souviennent… Mars 1944, ils découvrent que la barbarie revêt forme humaine : celle du bourreau nazi. Pour ne jamais oublier le million de morts des camps
d’Auschwitz-Birkenau, Pascal Croci a réalisé, à partir de témoignages des survivants, un documentfiction entièrement situé dans le camp de la mort. Le souci d’authenticité du récit, salué par la communauté juive à sa sortie, en fait un ouvrage indispensable à la survie de la mémoire collective.

Détails sur le produit

  • Album: 76 pages
  • Editeur : Emmanuel Proust; Édition : 4e éd (1 avril 2005)
  • Collection : Atmosphères
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2848100001
  • ISBN-13: 978-2848100005
  • Dimensions du produit: 31 x 23 x 1,2 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.4 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (5 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 86.186 en Livres (Voir les 100 premiers en Livres)
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Commentaires en ligne 

4.4 étoiles sur 5
4.4 étoiles sur 5
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
Par Kerbrat TOP 500 COMMENTATEURS VOIX VINE™
En 1993 pendant la décomposition de l' ex-Yougoslavie un coupe d' anciens Cessia et Kazik, attendent le verdict d' un procès. Ils se rappellent alors que leur vie est en jeu ce qui s' est passé pendant leur »séjour » à Auschwitz. Et nous avons une plongée dans l' enfer du camp de concentration entre fiction et réalité historique.

C' est un album qui aborde un sujet peu traité. Il se base sur le film Shoah, comme l' indique la première page sur l' arrivée au camp en est directement inspirée. Le dessin et le choix du nord et blanc renforce la puissance du sujet traité et de la déchéance physique des déportés. On y retrouve aussi le déni de ce qui a été l' horreur absolue avec les incohérences du sysème comme ces juifs vivant avec leurs biens au milieu du camp jusqu'à. Pourquoi pas 5 étoiles parce que je trouve qu' il y manque la notion de foule qui était présente, les appels interminables, le froid, la boue et la vermine dans la quelle les déportés étaient condamnés à vivre. C' est quand même une aeuvre remarquable sur un sujet qui ne peut laisser indifférent.
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
Par J-michel Tartayre TOP 1000 COMMENTATEURS
Achat authentifié par Amazon
En 1993, la république fédérale de Yougoslavie est en plein démantèlement ; Kazik et son épouse Cessia sont victimes de la politique répressive du gouvernement qui se déchaîne sur la population civile. Profitant des derniers moments d'intimité précédant son exécution, le couple partage ses souvenirs de détention dans l'univers concentrationnaire d'Auschwitz, mettant ainsi fin à un silence de quarante-huit ans qui caractérisa jusque là son quotidien. Kazik prend le premier la parole en commençant son récit rétrospectif par le voyage en train qui les menait un jour sombre de mars 1944, lui, Cessia et leur fille Ann, vers le camp d'Auschwitz-Birkenau...

Pascal Croci, l'auteur de cette bande dessinée, confie, dans le dossier qui figure en annexe à la fin de l'ouvrage, que sa source d'inspiration principale est le document de Claude Lanzmann « Shoah » ainsi que « les photographies conservées à l'A.F.M.A. (Association Fondation Mémoire d'Auschwitz) ». De fait, Croci a choisi, contrairement à Art Spiegelman, l'auteur américain de « Maus » qui imagine les Juifs en souris et les Allemands en chats, « le traitement réaliste ». En effet, l'oeuvre donne à voir la dimension terrifiante du huis clos entre bourreaux et victimes sous des traits humains. En outre, les planches sont conçues en noir et blanc, choix qui confère à la valeur testimoniale de l'intrigue davantage de sobriété et corrobore le climat tragique (« Je voulais un rendu réaliste en noir et blanc, sans effets de style. Mon premier souci, plus que la reconstitution historique, a été d'éviter tout voyeurisme. ») L'Intégrale, Maus : un survivant raconte Shoah
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Contre l'oubli , n'oublions pas le scénario... 19 mars 2013
Par Bruce Tringale TOP 100 COMMENTATEURS
N'en déplaise aux négationnistes , aux néo fachos , et à ceux qui "jalousent" l'attention portée à la Shoah , on rappellera que le premier crime contre l'humanité reconnu juridiquement ne doit pas cconcerner que les amis des Juifs ou les Juifs eux mêmes , mais bien l'humanité en chacun de nous !

Les génocides n'ont pas commencé avec la Shoah et malheureusement ne se sont pas arrêtés après la libération de Birkenau . Pourquoi , si ce n'est des relents d'antisémitisme nauséeux , s'intéresser à la Shoah occulterait les drames Rwandais , Yougoslaves ou Syriens ?
Il ne s'agit pas de dire que le génocide des Juifs a été "supérieur" à celui des autres . Il s'agit de savoir ce que l'on peut apprendre d'une catastrophe commise par une nation éclairée , instruite et raffinée entraînant le monde dans la barbarie .

Certes , après une journée de boulot , on a pas forcément envie de se plonger dans les atrocités du Dr Mengele , du meurtre de millions d’innocents . Et pourtant , parler de la Shoah avec nos enfants n'est pas morbide . C'est au contraire une leçon d'espoir et de dignité que nous devons leur donner . Ces meurtres encore tabous sont ils moins horribles que nos programmes TV ? De quoi parlent ce que nous regardons le soir pour nous détendre : de flics , de criminels , de tueurs en séries et ... de meurtres ...

C'est donc avec la plus grande bienveillance que j'ai entrepris la lecture d'Auschwitz . Le travail de préparation de Pascal Croci augurait du meilleur : 5 ans de préparation pour livrer un travail pédagogique et réaliste qui prendrait le contrepied de L'Intégrale, Maus : un survivant raconte.
Ici , point de Souris et de Chats . Le trait de Croci est fin , élégant et il faut saluer son travail de dessinateur . Il a pris soin de créer des visages de gens ordinaires , de fournir un un effort particulier autour des regards criants de vérité . Les yeux de ses déportés expriment la peur ,la résignation , la fatigue et parfois un certain courage . Les baraquements , la chambre à gaz , les latrines , tout a été très bien reconstitué par l'auteur . L'atmosphère irrespirable de cendres est très bien restitué .

Je suis pourtant ressorti frustré de cette lecture . J'attendais d'une aussi longue préparation un album inoubliable . J'y ai trouvé quelques approximations historiques : les fameux calots des déportés sont inexacts ( mais Croci s'en explique à la fin ) . Les déportés semblent quand même bien portants ( enfin plus que dans la réalité ...) , encore capables de réfléchir voire de faire de l'esprit . Ils portent aux pieds non pas ces fameux sabots qui les faisaient horriblement souffrir mais des chaussures en cuir ...

Si l'album est graphiquement réussi malgré ces quelques approximations , le scénario est très décevant . Croci pratique des ellipses gênantes qui ne donne de la "vie" du camps qu'une vision parcellaire ; Si c'est tout à son honneur de s’intéresser au sort méconnu des déportés Tchèques , il occulte des scènes essentielles : la tonte , le tatouage , la course nu dans la neige , les sélections , les bagarres , les dénonciations , et l'épuisement .

Si les deux héros suscitent de par leur position de victime une empathie automatique , Croci peine à les faire exister en temps que personnages : ceux ci n'ont pas d'histoires , ni de personnalité . L'artifice que Croci utilise pour les faire raconter leur histoire reste très artificiel et peu crédible .

Enfin , notre auteur semble oublier que des séquences fortes , des anecdotes poignantes ne suffisent pas à bâtir un scénario . Spiegelmann mais également Joe Kubert dans Yossel : 19 avril 1943 ; Une Histoire du soulèvement du ghetto de Varsovie arrivaient à créer une histoire dans l'Histoire , où les personnages n'évoluaient pas seulement dans un empilement de séquences . Récemment , un comic mainstream a produit une histoire étonnamment forte sur le sujet : X-Men : Magnéto : le testament.

En dépit d'intention louables , de son graphisme réussi , Auschwitz peine à convaincre tant sur le fond que sur la forme . Il échoue à être un ouvrage de référence sur le sujet . Rien dans sa lecture ne remplace l’expérience faîte après une lecture de Primo Levi : Oeuvres ou le visionnage de Shoah dont il s'inspire beaucoup .Dommage car les idées et l’énergie étaient là pour un projet qui aurait pu s'avérer passionnant .
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