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5.0 étoiles sur 5
Demain sera toujours un autre jour, 1 décembre 2011
Tandis que meurt le vieux Sud et son mode de vie reposant sur l'esclavage, les amours contrariées de Scarlett O'Hara et Rhett Butler.
Film des films, AEELV symbolise Hollywood à son âge d'or : 1939, l'année de sa sortie peut prétendre au titre de meilleure année de l'histoire au cinéma en ayant accumulé les chefs d'oeuvre (faites une recherche sur Wikipédia pour vous en convaincre). Pour l'Amérique, le film annonçait déjà la guerre et ses horreurs à venir, pour l'Europe, sa sortie décalée (sauf en Angleterre où les spectateurs faisaient la queue sous les bombes) signifierait au contraire que la guerre était enfin finie (le film ne sortira en effet qu'après 1945).
AEELV est un film de producteur bien plus que de réalisateur (d'ailleurs, il en a épuisé trois !) et il reste le chef d'oeuvre absolu de David O'Selznick qui s'est entouré des meilleurs talents de son époque (les artistes techniciens venant de la MGM, le co-producteur). Du livre foisonnant de Margaret Mitchell, Sidney Howard a su tirer un scénario qui est à la fois très américain et universel : la guerre de Sécession n'a évidemment pas la même résonance que chez nos amis d'Outre-Atlantique pour qui elle d'ailleurs LA "guerre civile" par excellence, quelque chose qui serait l'équivalent de nos guerres de religion sous Catherine de Médicis ! Mais c'est aussi à la fois un film de guerre ET un film de femmes : d'ailleurs, les scènes de foule et d'après bataille - ou encore le fameux incendie d'Atlanta - qui ont fait la gloire du film sont au final moins importantes que les scènes d'amour, voire que les scènes uniquement féminines (et que l'on doit à George Cukor plutôt qu'à Victor Fleming affublé du titre de réalisateur principal). Malgré une durée supérieure à 3 heures 30, on ne perd jamais le fil ni ne s'ennuie.
Si la reconstitution est impeccable (presque trop même, les plantations autour d'Atlanta s'apparentaient en réalité plus à des grandes fermes qu'à des châteaux comme représentées ici même si cette réinterprétation est en soi un manifeste artistique du film), si pas un bouton de guêtre ne manque aux costumes, c'est pourtant aux interprètes que l'on pense d'abord en évoquant AEELV. Leslie Howard dans le rôle du pusillanime Ashley est peut-être un peu décevant (comment Scarlett peut-elle s'en éprendre ?) , Olivia de Haviland est en revanche une Mélanie parfaite, en incarnation archétypale des valeurs du Sud. Hattie McDaniel (Mamma) a gagné à juste titre le premier Oscar remis à une actrice noire. Mais bien sûr, les applaudissements les plus forts sont réservés au couple le plus mythique de toute l'histoire du cinéma. Clark Gable, incarnation si absolue de Rhett Butler (beauté, virilité) que Selznick fut forcé pour cette seule raison de s'allier avec la MGM (qui avait l'acteur sous contrat) pour pouvoir faire le film. Et si toutes les stars de Hollywood avaient passé des essais pour le rôle de Scarlett, il échut au final à une Anglaise alors inconnue, Vivien Leigh. La légende veut qu'elle ait été présentée à Selznick une nuit pendant le tournage de l'incendie d'Atlanta. La voyant simplement éclairée par les flammes, il aurait eu la révélation de tenir enfin "sa" Scarlett. Leigh est parfaite dans un rôle qu'une autre actrice aurait adouci (erreur) ou rendu antipathique (autre erreur). Elle est en permanence sur le fil du rasoir et tient là le rôle de sa vie.
J'ai vu ce film au cinéma lors de ce que je crois être sa dernière ressortie en salles (en 1983 si j'ai bonne mémoire) avant qu'il ne soit exploité en télé et en vidéo. Ce fut un éblouissement pour moi qui suis de la génération Star Wars et m'a ouvert aux autres films de l'âge d'or de Hollywood. 72 ans après sa sortie, Autant en Emporte le Vent incarne plus que n'importe quelle autre oeuvre ce qui a fait la magie du cinéma au 20e siècle.
Pour sa sortie du 70e anniversaire (mais Warner Video se moque de nous, l'anniversaire c'était il y a 2 ans), le film a bénéficié d'une admirable restauration. L'image est parfaite (le plus souvent) permettant de voir des détails qui nous échappaient dans les sorties vidéo et DVD précédentes. Le son également. Attention, le blu-ray distribué en France est à déconseiller absolument : contrairement à ce qu'on peut lire dans la presse, il ne comprend aucun bonus (si ce n'est un commentaire audio) et la jaquette ne contient qu'un disque (noté 1). Il faut commander sur Amazon l'édition anglaise qui est sur la même zone (2) : si vous ne parlez pas anglais, le doublage en français est disponible. Cette édition comprend un second disque avec pléthore de bonus : making-of, contemporanité du film (il faut bien en effet traiter de la question de l'esclavage et admettre de ce côté là que cet aspect nous est aujourd'hui insupportable), documentaires sur les acteurs, téléfilm sur Selznick etc. C'est en tous points l'édition ultime.
Un dernier commentaire sur la version française : si je préfère aujourd'hui voir les films américains en VO, je garde néanmoins beaucoup de tendresse pour certains doublages qui évoquent pour moi les films de mon enfance (notamment les Walt Disney). Ici, les voix de Robert Dalban (Clark Gable) et de Claire Guibert (Vivien Leigh) qui doublait aussi Marilyn Monroe, ont leur place légitime dans la légende d'Autant en emporte le vent... dont le titre est d'ailleurs plus beau en français qu'en anglais.
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2.0 étoiles sur 5
BR plus que moyen, 9 mai 2012
Rien de vraiment NEUF à Tara !
Mais je ne juge ici que la Qualité perçue de ce Bluray.
Le Film, tout le monde le connait déjà depuis des lustres, non ?
D'abord le Format... Bâtard pour le Bluray avec son 1,37:1 ? ce qui veut dire: de belles barres noires sur les côtés de votre magnifique Ecran plat . . .
Une Image un Chouïa meilleure par moments, lors des Extérieurs aux puissants éclairages, mais comme la majorité du Film est tourné en Studio... avec décors peints et les satanées surimpressions presque omniprésentes, cela ne pardonnent rien à ce Film de 1939... Bref une Note de 3 sur 5 pour être vraiment sympa !
La Bande Son... Une bonne réplique du MONO Original, soit disant en True HD Anglais & Dolby Digital 5.1 Français - Allemand -Espagnol & Italien mais Non ! Vous n'avez le droit qu'à l'enceinte Centrale qui sonne avec 2 HP avant pour emballer un Son tout Rikiki et Basta ! Une belle entourloupe soit un 1,5 sur 5 bien payé. :-(
Sachez juste que l'Edition Collector "7oth Anniversary" Française - Anglaise & Américaine sont identiques avec ces 2 Bluray, mis à part le Livret pour les 2 Livrets inédits et le jeu de photos.
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