Il y a peu, à l'occasion d'une chronique de l'acclamé 1er album des
Lords of Altamonts, un des plus brillant commentateur que compte ce site émettait l'idée qu'il pourrait bien s'agir des Guns n'Roses du XXIième siécle, idée loin d'être farfelue mais qui pourrait bien se trouver démentie à l'écoute du 3ième album des norvégiens de Gluecifer. Puck, hard, une touche de garage (mais moins que sur les albums précédents), en terme d'influences les similitudes sont certaines. Pour les compos, il en va de même, impeccable succession de couplets, refrain à reprendre en choeur et débauche de soli reposants sur un piano littéralement en fusion, c'est ultra efficace, comme pouvait l'être
Appetite For Destruction.
Autant les américains des Lords of Altamons évoluent dans un univers clairement psyché-rock, autant avec Gluecifer on a affaire à du rock n'roll pur jus comme en atteste la formation: 2 guitares, basse, batterie, piano et un chant de pillier de bar pinté à la bière. Comme on dit entre amateur de foot, les fondamentaux sont réunis ! Evidemment avec les scandinaves çà semble une évidence, l'attitude et les poses sont à la hauteur de la musique: noires, cuirées et provocatrices en diable, comme chez... qui vous savez ;)
Réduire cependant Gluecifer à un ersatz de Guns serait pourtant une sombre erreur, nos diables collants en ont le coté "pop" (notez bien les guillemets) mais on est amusé, dès le premier titre, par la similitude du riff avec celui de l'Enter Sandman de Metallica, on pense souvent aussi au
Monster Magnet des débuts avec les petites touches "spaciales" qui viennent se glisser dans certains morceaux, la voix de forain carbonisé du chanteur et les soli en décollage vertical. Bref on est en terrain connu, mais on ne peut que s'extasier, comme souvent avec les groupes scandinaves, de la qualité de la réalisation, du son, des compos en elle même et du pied intégral que l'on prend sans honte à l'écoute de cette cure de vitamine pour les oreilles...