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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Variation autour du verbe délirer,
Par Yogi (france) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Autorisation de délirer (CD)
Le deuxième album de Thiéfaine est un régal d'acrobaties verbales. Plus rock-blues que le précédent, avec un son toujours incertain, il voit apparaître pour la première fois le guitariste Claude Mairet. Il suffit d'écouter le délirant "Vierge au dodge 51", l'émouvant "Autorisation de délirer" et le sublime "Alligator 427", un hymne, pour mesurer la beauté des compositions et la richesse des mots. Inclassable donc génial.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Troublant,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Autorisation de délirer (CD)
Deuxième album pour Thiéfaine.Un peu plus de moyens mais le tout reste très artisanal et a un peu mal vieilli côté musical. Il n'en demeure pas moins que les textes font mouche et que l'ambiance est poisseuse et humoristique à souhait, ce qui n'est pas incompatible, la preuve ! De la pomme d'amour saupoudrée à l'acide chloridrique! Thiéfaine a laissé de côté son costume de baba-cool et ciré ses bottes en cuir et nettoyé ses cuillères à café. L'album sent la sueur et l'alcool, et c'est bon! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
veuillez parler à mon juke-box,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Autorisation de délirer (CD)
Le second album de Hubert-Félix Thiéfaine transforme en beauté l'essai de "Tout corps vivant branché sur le secteur". Il s'y montre encore plus audacieux dans dans tous les domaines. Et surtout, il nous avoue ses deux influences majeures: celle des héros du rock anglo-saxon (Stones, Beatles, Who, Lou Reed, Bob Dylan, Hendrix) passés en revue avec un humour décapant dans "Rock autopsie", l'un des sommets du disque. Et celle, moins évidente, de Léo Ferré, qu'il revendiquera à maintes reprises et sans détours par la suite. Elle est présente dans le petit texte d'"Autorisation de délirer", dont les images fulgurantes rappellent les brûlots comme "Le Chien" ou "La solitude", scandés autrefois par le vieux poète anarchiste. Ce court monologue sert d'introduction à la chanson majeure de l'album: "Alligators 427" qui deviendra vite (et à juste titre) un classique incontournable de Thiéfaine. Ce texte criblé d'images apocalyptiques, qui crache les mots "mutants", "centrale nucléaire", "cancer" à la face de l'auditeur médusé, reste plus de trente ans après d'une effrayante pertinence. On ne s'attardera pas sur "La vierge au dodge 51", autre classique s'il en est, où Hubert-Félix nous rappelle son goût pour l'écriture automatique chère aux poètes surréalistes, Breton en tête. En revanche, quelle claque reçue à l'écoute des deux morceaux les plus longs et ambitieux de l'album: d'abord "La queue", magistral inventaire de toutes les contraintes sociales, qui aboutit à un refrain irrésistible de drôlerie et de pessimisme. On pense à la chanson "Au suivant" de Jacques Brel, en plus moderne et en plus délirant. Et puis, quelques plages avant, un texte toujours d'actualité, qui écorne avec élégance et originalité la classe politique: "L'homme politique, le roll mops et la cuve à mazout" (rien que le titre, tout un programme, pas politique bien sûr...). D'autres morceaux plus légers comme "La môme kaléidoscope" (qui annonce le futur chef-d'oeuvre Lorelei Sébasto cha) ou "Enfermé dans les cabinets" (une satire proche de l'univers de Renaud, hélas gâchée par son orchestration disco) rendent cet album parfaitement digeste et incroyablement varié. Un sommet de provocation et de densité poétique à redécouvrir de toute urgence en ces temps difficiles...
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