En réalité ce livre est assez inclassable (j'ai lu sur un autre blog la description suivante : "la Peste de Camus, revu par Enki Bilal").
La science-fiction, parfois très présente, peut aussi s'effacer derrière le 'polar', l'introspection sentimentale, la description critique d'une certaine mondanité artistique...
L'histoire est 'prenante', mais on y trouve aussi par petites touches, des réflexions sur la vie, le déclin des civilisations et, le final me semble même constituer un touchant hommage à la paternité, qui dans les derniers instants, constitue pour l'homme aveugle, perdu, mourant le lien à la vie, par excellence.
Une grande réussite !