Dans la plupart des auto-biographies réalité & fantasme se mêlent …
Dans celle de Arenas, le « délire érotique » est assez étonnant .
Cependant les propres analyses de l’auteur sont irréfutables :
1 « Je crois que si la répression sexuelle a développé quelque chose à Cuba, c’est précisément la libération sexuelle »
2 « Toute dictature est chaste et hostile à la vie ; toute manifestation vitale est en soi hostile à n’importe quel régime dogmatique »
3 « La différence entre le système communiste et le système capitaliste ? Tous les deux nous donnent des coups de pied au cul, mais ds le système communiste tu dois applaudir, tandis que ds le capitaliste tu peux gueuler … »
Je vois dans la composition de ce livre deux parties, la première finit par devenir un poil agaçante par cet étalage de sexualité, en revanche la deuxième partie est plus captivante.
Cependant je tiens à citer à nouveau le mot "liberté" qui est le thème majeur et/ou la privation de liberté.
Voilà un livre qui va « crescendo » jusqu’à la terrible page finale : « Cuba sera libre. Moi, je le suis déjà. »