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Avec tes mains Poche – 18 août 2012


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Descriptions du produit

Extrait

1932

Parler de toi, mon père, c'est remonter un fleuve en pirogue. À l'heure de ces premières lignes lancées sur le papier, je cherche le lieu où tu pouvais être en 1932. Ce sera le début. Il en faut un, puisque ces pages à venir, maintes fois repoussées, timidement viennent enfin à moi.
Je sais que cette année-là, un jour, on vous a rassemblés sur la place du village. Un homme est assis à une table, apostrophe un à un les enfants qui jouent autour d'un terrain vague. Sur-le-champ, après avoir noté votre nom, il vous attribue une date de naissance, quand ce n'est pas un prénom qu'il maquille à sa façon. Tu t'appelles Abd el-Kader, comme l'émir défait par l'armée de Bugeaud, le 16 mai 1843. La prise de la smalah, c'est le début d'une guerre cruelle, soulignée par la devise romaine «Ense et araro». Par le glaive et la charrue. C'est le point d'orgue de la conquête menée par la France en Algérie. Autant dire que ce nom d'Abd el-Kader, l'employé de l'état civil le connaît lorsqu'il plaisante en parlant de la smalah. C'est par l'évocation de ce mot, par ce fait d'armes, qu'a commencé la colonisation pour les habitants de Saint-Aimé, de Mostaganem ou d'Arzew, pour les gens de ce territoire rabaissés au rang de «races inférieures» par Jules Ferry et ses amis. C'est par ce mot que je découvre ce pays qui fut le tien, si peu le nôtre.
Une fois l'émir Abd el-Kader et sa famille débarqués à Sète pour y subir la réclusion et l'exil, des bateaux quittant les ports de France se sont emplis d'hommes et de femmes afin de gagner ce nouveau monde. Un éden supposé de l'autre côté de la mer. Autour des criques se sont installés des pêcheurs génois ou espagnols, petit peuple de gens sans histoires, portant la moustache et ne parlant que leur langue. Puis sont arrivés d'autres, au parcours de droit commun, bagnards de sang, refoulés, déportés pour raisons politiques, qui de leurs mains monteront des murets, de l'eau dans les collines. Ils s'appelaient Scotti, Serpaffi, ou bien Morand et Marquiset. Ces noms seront transformés par votre dialecte, votre façon de dire, et jamais malgré la pauvreté semblable, vous ne ferez vraiment langue commune. Sauf pour la guerre de 1914, lorsque vos parents partiront avec eux dans l'allégresse en saluant le drapeau de l'armée d'Afrique, se faire faucher sous leurs chéchias rouges. Sur le plateau du chemin des Dames, beaucoup suspendirent leur vol, pendant que les survivants se battaient autour de la ferme d'Hurtebise. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Revue de presse

A travers la vie de son père, ce sont les grands axes d'une certaine histoire du XXe siècle qui se dégagent du beau récit autobiographique d'Ahmed Kalouaz : dans une langue empreinte de dignité, de pudeur et de rage contenue, l'auteur évoque la pauvreté, la guerre, l'immigration, mais aussi l'assimilation de la deuxième génération d'immigrés, incompréhensible pour la première, et surtout l'incapacité de communiquer...
Avec une sensibilité, une finesse et une honnêteté admirables, Ahmed Kalouaz, auteur d'une vingtaine d'ouvrages, dresse le portrait d'un homme fruste et rude, à qui malgré tout il doit son existence d'écrivain et d'homme libre. (Philippe Aronson - Le Monde du 6 mars 2009) --Ce texte fait référence à l'édition Broché .


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Détails sur le produit

  • Poche: 128 pages
  • Editeur : Actes Sud (18 août 2012)
  • Collection : Babel
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2330010613
  • ISBN-13: 978-2330010614
  • Dimensions du produit: 17,6 x 0,8 x 11 cm
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile  Par M. Ou Mme Caminade sur 12 avril 2009
Format: Broché Achat vérifié
Dans ce beau roman autobiographique, Ahmed Kelouaz instaure enfin ce dialogue qui jamais ne put avoir lieu du vivant de son père. Entremêlant le je et le tu, l'interpelant sans complaisance et parlant en son nom, il instruit un procès à charge et à décharge, cherchant à lui rendre justice, en toute impartialité, mais aussi à combler «cette carence affective mutuelle».
Et, à travers ce portrait d'Abd el-Kader, c'est tout un pan douloureux de l'Histoire coloniale et postcoloniale de l'Algérie et de la France qui est évoqué, ce livre ayant le mérite de redonner un visage, une identité, à toute cette génération anonyme d'«indigènes» miséreux, de soldats sacrifiés et de travailleurs de force exploités .
( Critique complète sur mon blog "L'or des livres" )
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile  Par quilliou sur 31 mai 2011
Format: Broché
"Parler de toi, mon père, c'est remonter un fleuve en pirogue. A l'heure de ces premières lignes lancées sur le papier, je cherche le lieu où tu pourrais être en 1932. Ce sera le début. Il en faut un, puisque ces pages à venir, maintes fois repoussées, timidement viennent enfin à moi.'"

Ce livre débute par ces lignes. Et à leur lecture, j'ai eu cette conviction intime que j'allais accéder à un bonheur rare et intense. Comment parler de ce livre qui continue de m'habiter ? Comment trouver les mots justes comme Ahmed Kalouaz est parvenu à le faire ?
A partir de photos et de souvenirs, Ahmed Kalouaz nous raconte la vie de son père. Né en 1917 en Algérie, son enfance a été marquée par la dureté de la vie : un père mort à la guerre, une mère qui l'a abandonné. Une enfance exploitée et passée à travailler pour pouvoir manger. La seconde Guerre mondiale lui fera porter la tenue des tirailleurs pour notre mère patrie. En 1952, il quitte l'Algérie pour venir s'installer en France. Le pays a besoin d'hommes et de bras. Il fait venir sa famille mais les événements le rattrapent et les Algériens sont montrés du doigt. Puis les années 1970 où le travail se fait rare alors qu'il y a la famille nombreuse à élever.
"Au début de l'exode, le mot France voulait dire de l'argent et de la nourriture. Ce sont au fil des ans des enfants, beaucoup d'enfants. Avec ces naissances, le mal du pays se transforme. Parce nous prenons place naturellement ici, votre pays de cocagne se dérobe sous vos pieds, s'effiloche.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile  Par un lecteur drômois sur 1 octobre 2012
Format: Poche
Un petit livre qui se lit en quelques heures, c'est très bien écrit ; en quelques mots c'est une vie qui défile permettant de mieux connaître, de mieux comprendre l'émigration ; ce n'est pas militant, ce n'est pas pathétique, c'est un très beau livre sur le père de l'auteur .. à lire absolument, un bon moment de lecture, de vie et de plaisir, tout simplement.
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile  Par Mathieu sur 10 décembre 2012
Format: Broché Achat vérifié
J'ai beaucoup aimé ce livre où l'auteur parle de son père avec beaucoup de simplicité, mais de force en même temps. Cela me donne envie de lire d'autres livres du meme auteur (notamment "une étoile aux cheveux noirs")
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